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​Le collectif de travail, pour coconstruire la santé au travail.

Rédigé le Jeudi 21 Septembre 2017 à 10:54 | Lu 128 commentaire(s)


​Le collectif de travail, pour coconstruire la santé au travail.
​Le collectif de travail, pour coconstruire la santé au travail.
L’évolution des conditions de travail à laquelle nous assistons depuis une vingtaine d’année, se traduisant par un phénomène complexe d’intensification du travail. L’une des conséquences de l’intensification se traduit par un délitement des collectifs et une individualisation de la relation au travail.
 
Le travail s'est densifié, les espaces de liberté et de respiration se sont resserrés, les possibilités d'adopter des stratégies individuelles et collectives pour être efficace sans sacrifier sa santé se sont amoindries. Conséquence directe de l'accélération des cadences et de la perte d'autonomie, l'explosion des troubles musculo-squelettiques (TMS) est l'un des indicateurs phares de cette intensification. Ce n'est pas le seul. La recrudescence de cas de souffrance psychique, ces dernières années, est à relier directement à cette pression sur le travail et sur les salariés.
 
Trop souvent, ces atteintes de la santé mentale sont renvoyées à des problèmes personnels, à la fragilité psychologique de tel ou telle salarié(e), ou encore au harcèlement moral d'un chef pervers. Et c'est ainsi que des syndicalistes aguerris, des élus de CHSCT chevronnés peuvent passer à côté du travail et de son organisation.
 
Le collectif de travail et sans conteste un support de régulation des difficultés du travail, du système, des déficiences des salariés en lien avec un manque de connaissance, de compétences, ou des problèmes de santé. C’est également un facteur de performance de l’entreprise, de fiabilité des systèmes de travail.  C’est un vecteur de transmission de connaissances entre salariés, d’apprentissage pour les novices indispensable à leur intégration dans l’entreprise. Il se construit, évolue du fait de l’appropriation du genre en styles plus individualisés par les personnes qui le composent. Et l’intégration d’un individu dans un collectif supposera des processus de transmission, d’intériorisation et des conditions de travail qui l’autorisent. C’est un lieu possible de prise en compte de la diversité et de la variabilité des membres qui le composent.
 
L'entreprise devrait donner plus de place et de liberté aux collectifs de travail, parce qu'ils représentent un excellent lieu de parole et d'expression, libèrent les tensions et aident à lutter contre la souffrance au travail sous toutes ses formes.
Il est urgent d’agir :
 
  • En renforçant la dimension collective du travail et son développement,
  • En prenant soin d'identifier à temps les situations de travail fragilisées par l'absence d'un collectif,
  • En vérifiant attentivement la cohérence des consignes de travail avec l'activité des salariés,
  • Et pour finir en développant l'information et en élargissant le débat autour de la santé au travail, afin de rompre l'isolement du salarié.





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