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Conditions de travail – dialogue social : ADAPEI Gironde manifeste.

Mardi 18 Avril 2017

@adapei33 #adapei #dialoguesocial


Les salariés de d’ADAPEI ont manifesté devant le siège social de l’ADAPEI de Gironde à Bordeaux. Ils sont préoccupés par la dégradation de leurs conditions de travail, la mise en mal du dialogue social. Les syndicats réclament le départ du directeur général de l’UDAPEI Gironde, qu’ils désignent comme responsable de la situation.  Le décor est planté et la dynamique de surenchère du conflit collectif au travail peut donc commencer.

Pourquoi cette manifestation

Un projet de restructuration globale de l’institution est amorcé. Si nous devions définir le terme de restructuration, nous pourrions y apporter la définition suivante : une restructuration est une opération par laquelle un ensemble organisé voit sa structure organisationnelle remaniée en vue d’atteindre une nouvelle configuration.

Les salariés se sentent exclus du projet. Les salariés expriment leur mécontentement sur la manière dont la direction pilote ce projet de restructuration. Les salariés expriment le fait qu’ils sont mis devant le fait accompli sans les consulter. Le projet ne contiendrait pas de moyen supplémentaire, de formation pour accompagner les salariés dans la mise en place du projet de restructuration.


La problématique

Si nous analysons ce conflit, nous pourrions ainsi poser la problématique suivante : en quoi une entreprise devrait consulter les salariés dans le cadre d’un projet de restructuration avec ou sans compression des effectifs ?

L’objectif de notre article étant de contribuer à l’amélioration du dialogue social, et de permettre à l’entreprise de sortir de l’impasse du conflit. Nous ne voulons en aucun cas donner des conseils, nous souhaitons ici développer notre point de vue et ainsi ouvrir à la discussion les solutions permettant une issue du conflit et également la possibilité de réaliser dans des bonnes conditions cette restructuration.

Pour lire la suite de l'article sur l'officiel des relations sociales.

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École professionnelle des CE, exclusivement dédiée au développement du dialogue social

Edition juin 2017

Code du travail : comment Macron va légiférer par ordonnances

Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud dévoilent mardi leur feuille de route pour réformer le Code du travail. Pour ce faire, ils passeront par le système des ordonnances. Un processus qu'Emmanuel Macron a défini juste avant son élection sur France Inter : "L'ordonnance permet de raccourcir le processus parlementaire et d'éviter les navettes parlementaires." Le principe de l'ordonnance ne veut pas dire outrepasser les pouvoirs du Parlement, comme dans le cadre de l'article 49-3 utilisé par Manuel Valls par exemple pour imposer la loi Macron ou la loi Travail. En effet, l'exécutif doit avoir le feu vert du législatif et ce, via un cadre très strict.
 
Des ordonnances estivales pour une ratification à l'automne
 
Le Parlement va autoriser, par le biais d'un projet de loi d'habilitation - annoncée pour le 28 juin en Conseil des ministres -, le gouvernement à légiférer sur un sujet donné et dans un délai fixé. Puis l'Assemblée nationale et le Sénat valideront ou non l'ensemble des ordonnances via un projet de loi de ratification. Dans le temps imparti, Edouard Philippe et Muriel Pénicaud, sa ministre du Travail, devront rédiger leurs ordonnances, les faire valider par le Conseil d'Etat puis les adopter en Conseil des ministres.
 
La semaine dernière sur France 2, le Premier ministre Edouard Philippe a rapidement détaillé son calendrier : "Les ordonnances seront prises avant la fin de l'été. La fin de l'été, c'est le 21 septembre. Donc avant cette date et la reprise de la session parlementaire normale." Après la publication des ordonnances au Journal officiel, la loi de ratification est la véritable étape sensible du processus : l'ordonnance n'acquiert en effet sa valeur législative qu'après l'adoption définitive - et globale - du Parlement.
 
Ce sont donc sur toutes les ordonnances publiées que députés et sénateurs devront se prononcer à l'automne. Il faut donc à Emmanuel Macron et Edouard Philippe une majorité confortable à l'Assemblée nationale et au Sénat - il y a des élections sénatoriales en septembre - pour éviter les mauvaises surprises.
 


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