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L'emploi des cadres mieux orienté au premier trimestre

Mercredi 21 Avril 2010

Les Echos - 21/04/2010
par CLAUDE FOUQUET


L'emploi des cadres mieux orienté au premier trimestre

Une entreprise sur deux a recruté au moins un cadre au premier trimestre, indique une étude de l'Apec publiée ce matin. Les fonctions commerciales et marketing sont recherchées, tout comme les cadres confirmés.

Depuis le début de l'année, l'emploi des cadres semble sortir du marasme où la crise l'avait plongé. Au premier trimestre, une entreprise de plus de cent salariés sur deux interrogée par l'Apec (Agence pour l'emploi des cadres) a recruté au moins un cadre, selon une étude publiée aujourd'hui. Elles n'étaient que 44 % au premier trimestre 2009. Depuis le début de l'année aussi, la part d'entreprises qui annoncent prévoir d'embaucher un cadre au deuxième trimestre est revenue à des niveaux comparables à ceux de la fin 2008, quand les effets de la crise n'étaient pas encore perceptibles dans les réponses.

Tous les secteurs ne sont toutefois pas logés à la même enseigne et certains, tels que la construction et le médico-social, continuent de souffrir. De même, en matière d'offres d'emplois, il y a des profils plus recherchés que d'autres. C'est le cas des fonctions commerciales et marketing par exemple. Elles représentent près de 3 offres sur 10 et s'envolent de 63 % par rapport au premier trimestre de 2008.
Une cible privilégiée

Les offres de postes liés à l'informatique progressent quant à elles de 25 %. En revanche, le secteur des études et de la recherche et développement reste toujours mal orienté, avec un repli affiché de 8 %.

Le début de 2010 semble également confirmer le regain d'intérêt pour les cadres confirmés, au détriment des jeunes diplômés. Cette tendance semble même s'accentuer. « Même si les cadres de 1 à 10 ans d'expérience constituent toujours la cible privilégiée » , les cadres plus expérimentés sont aussi recherchés. Mais, tempère l'Agence pour l'emploi des cadres, le nouveau contexte réglementaire sur l'emploi des seniors conduit sans doute les entreprises à déclarer plus d'intentions d'embauches.

Reste à savoir si ces chiffres se traduiront sur l'emploi. « Ces résultats encourageants sont toutefois à tempérer dans la mesure où les chiffres de 2009 constituent un plancher » , analyse d'ailleurs l'Apec, qui note que « les résultats de ce trimestre se situent toujours très en deçà en comparaison des mêmes trimestres de 2006 à 2008 » .
Volume de recrutement

Surtout, les chiffres de l'Apec recensent les entreprises qui recrutent au moins un cadre mais ne prennent pas en compte le volume de recrutement. « Ainsi les entreprises recruteuses peuvent être plus nombreuses, mais in fine embaucher moins de cadres » , indique l'étude.
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Edition juin 2017

Code du travail : comment Macron va légiférer par ordonnances

Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud dévoilent mardi leur feuille de route pour réformer le Code du travail. Pour ce faire, ils passeront par le système des ordonnances. Un processus qu'Emmanuel Macron a défini juste avant son élection sur France Inter : "L'ordonnance permet de raccourcir le processus parlementaire et d'éviter les navettes parlementaires." Le principe de l'ordonnance ne veut pas dire outrepasser les pouvoirs du Parlement, comme dans le cadre de l'article 49-3 utilisé par Manuel Valls par exemple pour imposer la loi Macron ou la loi Travail. En effet, l'exécutif doit avoir le feu vert du législatif et ce, via un cadre très strict.
 
Des ordonnances estivales pour une ratification à l'automne
 
Le Parlement va autoriser, par le biais d'un projet de loi d'habilitation - annoncée pour le 28 juin en Conseil des ministres -, le gouvernement à légiférer sur un sujet donné et dans un délai fixé. Puis l'Assemblée nationale et le Sénat valideront ou non l'ensemble des ordonnances via un projet de loi de ratification. Dans le temps imparti, Edouard Philippe et Muriel Pénicaud, sa ministre du Travail, devront rédiger leurs ordonnances, les faire valider par le Conseil d'Etat puis les adopter en Conseil des ministres.
 
La semaine dernière sur France 2, le Premier ministre Edouard Philippe a rapidement détaillé son calendrier : "Les ordonnances seront prises avant la fin de l'été. La fin de l'été, c'est le 21 septembre. Donc avant cette date et la reprise de la session parlementaire normale." Après la publication des ordonnances au Journal officiel, la loi de ratification est la véritable étape sensible du processus : l'ordonnance n'acquiert en effet sa valeur législative qu'après l'adoption définitive - et globale - du Parlement.
 
Ce sont donc sur toutes les ordonnances publiées que députés et sénateurs devront se prononcer à l'automne. Il faut donc à Emmanuel Macron et Edouard Philippe une majorité confortable à l'Assemblée nationale et au Sénat - il y a des élections sénatoriales en septembre - pour éviter les mauvaises surprises.
 


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