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La médiation du travail

Mercredi 20 Juillet 2016

La médiation au travail

De manière générale, la souffrance relationnelle au travail désigne des situations dans lesquelles un ou plusieurs salariés expriment des conséquences négatives pour leur santé, dues aux relations qu’ils vivent en lien avec le travail. Suite à une alerte auprès de la DRH et/ou du CHSCT, sur une situation potentielle de harcèlement/conflit, les responsables doivent mettre en place une intervention afin de préserver la personne et l’entreprise. La médiation au travail est une pratique s’appuyant sur l’intervention d’un tiers, afin de faciliter la résolution d’une difficulté relationnelle. Elle peut être associée à de l’arbitrage ou de la conciliation, c’est à dire l’imposition ou la suggestion d’une solution.

Les médiateurs d’entreprise interviennent dans les contextes de différends collectifs ou n’impliquant que deux personnes, hors contexte juridique, en prévention d’une procédure ou au cours d’une procédure judiciaire, en l’occurrence aux prud’hommes.

Le travail a beaucoup évolué au cours des trente dernières années, il est devenu abstrait et complexe. Les anciens mode de régulation sont devenus obsolètes, les opérateurs ont besoin de communiquer de manière horizontale avec leurs collègues. L’entreprise devient de plus en plus relationnelle : ces relations sont importantes puisqu’elles ont des répercussion sur le bien être au travail, mais également sur la productivité de l’entreprise. Lorsque les conflits se multiplient au sein d’une entreprise, la médiation peut aider à restaurer des relations plus saines.

Notre posture dans le conflit vise donc à prendre chacun par la main, celui qui est au sud pour lui montrer l’autre façade et réciproquement ; non pas pour les faire changer d’avis mais pour que chacun comprenne la posture de l’autre.

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Edition juin 2017

Code du travail : comment Macron va légiférer par ordonnances

Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud dévoilent mardi leur feuille de route pour réformer le Code du travail. Pour ce faire, ils passeront par le système des ordonnances. Un processus qu'Emmanuel Macron a défini juste avant son élection sur France Inter : "L'ordonnance permet de raccourcir le processus parlementaire et d'éviter les navettes parlementaires." Le principe de l'ordonnance ne veut pas dire outrepasser les pouvoirs du Parlement, comme dans le cadre de l'article 49-3 utilisé par Manuel Valls par exemple pour imposer la loi Macron ou la loi Travail. En effet, l'exécutif doit avoir le feu vert du législatif et ce, via un cadre très strict.
 
Des ordonnances estivales pour une ratification à l'automne
 
Le Parlement va autoriser, par le biais d'un projet de loi d'habilitation - annoncée pour le 28 juin en Conseil des ministres -, le gouvernement à légiférer sur un sujet donné et dans un délai fixé. Puis l'Assemblée nationale et le Sénat valideront ou non l'ensemble des ordonnances via un projet de loi de ratification. Dans le temps imparti, Edouard Philippe et Muriel Pénicaud, sa ministre du Travail, devront rédiger leurs ordonnances, les faire valider par le Conseil d'Etat puis les adopter en Conseil des ministres.
 
La semaine dernière sur France 2, le Premier ministre Edouard Philippe a rapidement détaillé son calendrier : "Les ordonnances seront prises avant la fin de l'été. La fin de l'été, c'est le 21 septembre. Donc avant cette date et la reprise de la session parlementaire normale." Après la publication des ordonnances au Journal officiel, la loi de ratification est la véritable étape sensible du processus : l'ordonnance n'acquiert en effet sa valeur législative qu'après l'adoption définitive - et globale - du Parlement.
 
Ce sont donc sur toutes les ordonnances publiées que députés et sénateurs devront se prononcer à l'automne. Il faut donc à Emmanuel Macron et Edouard Philippe une majorité confortable à l'Assemblée nationale et au Sénat - il y a des élections sénatoriales en septembre - pour éviter les mauvaises surprises.
 


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