Connectez-vous S'inscrire
Menu





Dialogue social - Instant CE

1er webzine à destination des I.R.P (CE, CHSCT, DP)



Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Vie professionnelle et vie amoureuse

Mercredi 1 Septembre 2010

Votre vie amoureuse vous appartient, même au travail. Vous avez des droits, mais il y a aussi des limites à ne pas dépasser.


Vie professionnelle et vie amoureuse


L'employeur doit respecter la vie privée de ses salariés. Concernant votre vie sentimentale, il ne peut pas vous reprocher vos agissements ou votre comportement. Libre à vous d'être marié et d'avoir une maîtresse ou un amant, d'être célibataire endurci, d'avoir des enfants de pères ou de mères différents ou d'être homosexuel. Il existe cependant un bémol à ce principe. Votre comportement ou votre attitude ne doit pas constituer une violation des obligations résultant de votre contrat de travail.


Inventaire pour que vos histoires d'amour au travail finissent… bien!

Que je me pacse ou me marie, je suis obligé d'avertir mon employeur

FAUX: Rien n'oblige un salarié à faire part de son mariage, Pacs ou divorce à son employeur. Au risque de perdre certains avantages. Le Code du travail et/ou les conventions collectives octroient des congés pour le mariage par exemple.

LA LOI: Les salariés mariés ou pacsés au sein de la même entreprise peuvent parfois prendre leurs congés au même moment ou bénéficier d'avantages sur la mutuelle.

Mon patron peut s'opposer à une union avec un salarié de la concurrence
FAUX: Pour cela, il lui faudrait démontrer que l'un de vous deux a failli à son obligation de loyauté en révélant des informations confidentielles, ce qui peut
constituer une faute, cause réelle et sérieuse de licenciement. Donc si vous maniez des informations top secret, soyez discret dans votre couple, surtout
s'il s'agit d'entreprises concurrentes.

LA LOI: Ce n'est pas la situation idéale. Vous risquez d'être «surveillé» et
à la moindre preuve qu'une information confidentielle a filtré, d'être licencié.

Je peux obtenir ma mutation pour suivre mon conjoint
FAUX: A la différence des fonctionnaires qui peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d'une mutation pour rapprochement conjugal, rares sont les entreprises privées qui prévoient cette possibilité. Vous devrez démissionner
pour rejoindre votre conjoint.

LA LOI: La démission peut être alors considérée comme légitime par le Pôle Emploi, ce qui vous permettrait de percevoir des allocations chômage.

A la pause, je peux avoir des gestes de tendresse avec mon amoureux
VRAI: Mais il y a tendresse et tendresse! Ok pour un petit bisou sur la joue à la pause-café mais attention à ne pas aller trop loin. Les marques d'amour sur le lieu de travail peuvent devenir choquantes pour vos collègues ou votre hiérarchie et troubler la vie de l'entreprise.

LA LOI: Attitudes équivoques ou scènes de ménage sont à proscrire au bureau!
Sinon, un avertissement peut tomber et, en cas de récidive, un licenciement.

A l'entretien d'embauche, je peux mentir sur ma situation sentimentale
VRAI: Avant même d'être lié par un contrat de travail, votre vie privée est protégée par la loi. Ainsi, l'employeur ne peut pas poser de questions concernant la vie sentimentale ou la situation familiale des candidats à l'embauche. Les questions posées ne peuvent avoir pour objet que d'apprécier les capacités à occuper l'emploi proposé.

LA LOI: S'il vous demande si vous êtes marié ou quel métier exerce votre conjoint, vous pouvez refuser de répondre ou même apporter une réponse fausse!

Ma collègue téléphone sans cesse à son chéri. Elle peut être licenciée.
VRAI: Le comportement ou l'attitude d'un salarié ne doit pas constituer une violation des obligations résultant de son contrat de travail. Passer des heures au téléphone pour des raisons personnelles en fait partie.

LA LOI: L'employeur pourrait la sanctionner d'un avertissement, voire d'un licenciement, si elle persiste et que ses agissements perturbent l'entreprise.

Mon collègue me fait des avances. Je ne peux rien faire.
FAUX: Un collègue qui vous fait de l'oeil, vous dévisage du matin au soir peut nuire à votre travail. S'il devient trop insistant, et par conséquent «déconcentrant», expliquez à l'intéressé que ce comportement est injustifiable et qu'il ne devrait pas avoir lieu dans l'entreprise. S'il persiste, parlez-en à votre hiérarchie.

LA LOI: Garant de vos conditions de travail, votre boss doit calmer le jeu. S'il y a harcèlement, alertez les délégués du personnel, le médecin du travail ou portez plainte.
Lu 1186 fois
Notez

Nouveau commentaire :



École professionnelle des CE, exclusivement dédiée au développement du dialogue social

Edition juin 2017

Code du travail : comment Macron va légiférer par ordonnances

Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud dévoilent mardi leur feuille de route pour réformer le Code du travail. Pour ce faire, ils passeront par le système des ordonnances. Un processus qu'Emmanuel Macron a défini juste avant son élection sur France Inter : "L'ordonnance permet de raccourcir le processus parlementaire et d'éviter les navettes parlementaires." Le principe de l'ordonnance ne veut pas dire outrepasser les pouvoirs du Parlement, comme dans le cadre de l'article 49-3 utilisé par Manuel Valls par exemple pour imposer la loi Macron ou la loi Travail. En effet, l'exécutif doit avoir le feu vert du législatif et ce, via un cadre très strict.
 
Des ordonnances estivales pour une ratification à l'automne
 
Le Parlement va autoriser, par le biais d'un projet de loi d'habilitation - annoncée pour le 28 juin en Conseil des ministres -, le gouvernement à légiférer sur un sujet donné et dans un délai fixé. Puis l'Assemblée nationale et le Sénat valideront ou non l'ensemble des ordonnances via un projet de loi de ratification. Dans le temps imparti, Edouard Philippe et Muriel Pénicaud, sa ministre du Travail, devront rédiger leurs ordonnances, les faire valider par le Conseil d'Etat puis les adopter en Conseil des ministres.
 
La semaine dernière sur France 2, le Premier ministre Edouard Philippe a rapidement détaillé son calendrier : "Les ordonnances seront prises avant la fin de l'été. La fin de l'été, c'est le 21 septembre. Donc avant cette date et la reprise de la session parlementaire normale." Après la publication des ordonnances au Journal officiel, la loi de ratification est la véritable étape sensible du processus : l'ordonnance n'acquiert en effet sa valeur législative qu'après l'adoption définitive - et globale - du Parlement.
 
Ce sont donc sur toutes les ordonnances publiées que députés et sénateurs devront se prononcer à l'automne. Il faut donc à Emmanuel Macron et Edouard Philippe une majorité confortable à l'Assemblée nationale et au Sénat - il y a des élections sénatoriales en septembre - pour éviter les mauvaises surprises.
 


Inscription à la newsletter