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  <title>Instant-CSE</title>
  <description><![CDATA[www.instant-ce.com : Votre source d'information et de formation pour les élus du CSE, partout en France. Expertise et ressources essentielles.]]></description>
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   <title>Grande distribution : ventes d’hypers, changements d’enseigne et concentration…</title>
   <pubDate>Mon, 23 Feb 2026 08:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Pierre DESMONT</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité ]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Plus de 300 supermarchés changent d’enseigne, des hypers sont cédés, les réseaux se concentrent. Derrière ces mouvements stratégiques de la grande distribution, ce sont des milliers de salariés qui vivent des transitions organisationnelles parfois brutales : incertitude, intensification du travail, nouvelles méthodes managériales. Dans ce contexte, la santé mentale devient un enjeu central de prévention et de dialogue social. Pour les élus du CSE, la vigilance n’est pas une posture militante, mais une exigence juridique et stratégique. Cet article décrypte les risques et les leviers d’action pour anticiper les impacts humains de la recomposition du secteur.     <div><b>Pourquoi les élus CSE doivent être hyper vigilants sur la santé mentale</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.instant-ce.com/photo/art/default/94830014-66414061.jpg?v=1771844124" alt="Grande distribution : ventes d’hypers, changements d’enseigne et concentration…" title="Grande distribution : ventes d’hypers, changements d’enseigne et concentration…" />
     </div>
     <div>
      <p data-end="753" data-start="159">Depuis <strong data-end="188" data-start="166">le 18 février 2026</strong>, une vague de recomposition s’accélère dans la grande distribution : <strong data-end="286" data-start="258">plus de 300 supermarchés</strong> sont concernés par des <strong data-end="336" data-start="310">changements d’enseigne</strong> (Intermarché/Netto, Lidl, E.Leclerc, Système U…), avec fermetures temporaires, réouvertures et bascules par vagues jusqu’en 2027. <br />  <br data-end="507" data-start="504" />  Dans le même temps, Auchan a annoncé une nouvelle étape de transformation : <strong data-end="613" data-start="583">cession de 91 supermarchés</strong> au groupement Les Mousquetaires (Intermarché/Netto) et bascule d’une partie du parc sous franchise. <br />    <p data-end="1085" data-start="755">Pour les salariés, ces mouvements ne sont pas qu’une affaire de logo sur la façade. Ils déclenchent presque mécaniquement des facteurs de <strong data-end="924" data-start="893">risques psychosociaux (RPS)</strong> : incertitude, intensification, réorganisations, changements de management, nouvelles procédures, objectifs revus, polyvalence accrue, parfois mobilité imposée. <br />    <p data-end="1271" data-start="1087">Pour les élus du CSE, l’enjeu est simple : <strong data-end="1143" data-start="1130">anticiper</strong> et <strong data-end="1162" data-start="1147">verrouiller</strong> la prévention, avant que la casse humaine n’apparaisse (arrêts, inaptitudes, conflits, accidents, ruptures). <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1) Pourquoi ces opérations créent un “cocktail RPS” dans la grande distribution</b></div>
     <div>
      <h3 data-end="1418" data-start="1362">A. L’incertitude organisationnelle devient chronique</h3>    <p data-end="1545" data-start="1419">Quand un magasin change d’enseigne, de propriétaire, ou passe sous franchise, les équipes vivent souvent une période de flou : <br />    <ul data-end="1707" data-start="1546">  	<li data-end="1607" data-start="1546">  	<p data-end="1607" data-start="1548">Qui décide demain ? (siège, franchisé, direction régionale)   	</li>  	<li data-end="1656" data-start="1608">  	<p data-end="1656" data-start="1610">Quel projet commercial ? quelle politique RH ?   	</li>  	<li data-end="1707" data-start="1657">  	<p data-end="1707" data-start="1659">Quels horaires, quelles équipes, quelle charge ?   	</li>  </ul>    <p data-end="1870" data-start="1709">Cette incertitude est un facteur classique de dégradation de la santé mentale, parce qu’elle empêche de se projeter et alimente rumeurs, défiance, perte de sens. <br />    <h3 data-end="1919" data-start="1872">B. L’intensification du travail “invisible”</h3>    <p data-end="2014" data-start="1920">Les bascules d’enseigne ne se limitent pas à repeindre : elles s’accompagnent fréquemment de : <br />    <ul data-end="2281" data-start="2015">  	<li data-end="2085" data-start="2015">  	<p data-end="2085" data-start="2017">changements de SI, de process caisse, de référentiels merchandising,   	</li>  	<li data-end="2151" data-start="2086">  	<p data-end="2151" data-start="2088">nouvelles pratiques de gestion (ruptures, démarque, commandes),   	</li>  	<li data-end="2203" data-start="2152">  	<p data-end="2203" data-start="2154">objectifs revus (CA, marge, casse, productivité),   	</li>  	<li data-end="2281" data-start="2204">  	<p data-end="2281" data-start="2206">réorganisation des métiers (polyvalence, réduction des temps “hors vente”).   	</li>  </ul>    <p data-end="2418" data-start="2283">C’est l’un des points aveugles : <strong data-end="2417" data-start="2316">la charge de travail augmente souvent avant que les effectifs et l’organisation soient stabilisés</strong>. <br />    <h3 data-end="2457" data-start="2420">C. Le choc culturel et managérial</h3>    <p data-end="2641" data-start="2458">Dans la distribution, les “cultures enseignes” sont réelles (rapport à la performance, styles de management, autonomie du magasin, logique réseau…). Une intégration mal pilotée peut : <br />    <ul data-end="2802" data-start="2642">  	<li data-end="2670" data-start="2642">  	<p data-end="2670" data-start="2644">fragiliser les collectifs,   	</li>  	<li data-end="2713" data-start="2671">  	<p data-end="2713" data-start="2673">créer des tensions “anciens / nouveaux”,   	</li>  	<li data-end="2802" data-start="2714">  	<p data-end="2802" data-start="2716">favoriser des dérives managériales (pression, culpabilisation, objectifs irréalistes).   	</li>  </ul>    <h3 data-end="2884" data-start="2804">D. Le risque de “glissement” vers des modifications de conditions de travail</h3>    <p data-end="3124" data-start="2885">Même lorsque les contrats sont transférés, la vie du travail change : horaires, amplitudes, planning, polyvalence, postes, organisation. Or, ces modifications, si elles sont imposées brutalement, deviennent un terrain fertile pour les RPS. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2) Le point juridique : ce que le CSE doit exiger (et obtenir)</b></div>
     <div>
      <h3 data-end="3268" data-start="3198">A. L’obligation de prévention de l’employeur n’est pas optionnelle</h3>    <p data-end="3527" data-start="3269">Le Code du travail impose à l’employeur de protéger la santé <strong data-end="3353" data-start="3330">physique et mentale</strong> des travailleurs (article L.4121-1). Cette obligation implique une <strong data-end="3446" data-start="3421">prévention structurée</strong>, notamment via l’évaluation des risques et la mise en place de mesures adaptées. <br />    <p data-end="3754" data-start="3529">Conséquence : une bascule d’enseigne / cession / concentration est typiquement un événement qui doit conduire à <strong data-end="3669" data-start="3641">réinterroger les risques</strong>, en particulier les RPS, et à ajuster l’organisation (DUERP, plan d’action, moyens). <br />    <h3 data-end="3830" data-start="3756">B. Transfert d’activité : attention aux impacts RH et aux zones grises</h3>    <p data-end="4081" data-start="3831">En cas de vente / transfert, l’article <strong data-end="3882" data-start="3870">L.1224-1</strong> prévoit le transfert automatique des contrats quand les conditions sont réunies (continuité d’activité, entité économique…).<br data-end="4048" data-start="4045" />  Mais le transfert n’empêche pas : <br />    <ul data-end="4187" data-start="4082">  	<li data-end="4102" data-start="4082">  	<p data-end="4102" data-start="4084">la réorganisation,   	</li>  	<li data-end="4124" data-start="4103">  	<p data-end="4124" data-start="4105">les harmonisations,   	</li>  	<li data-end="4150" data-start="4125">  	<p data-end="4150" data-start="4127">les nouvelles méthodes,   	</li>  	<li data-end="4187" data-start="4151">  	<p data-end="4187" data-start="4153">les pressions sur la productivité.   	</li>  </ul>    <p data-end="4349" data-start="4189">C’est précisément là que le CSE doit être vigilant : <strong data-end="4289" data-start="4242">les RPS naissent souvent après le transfert</strong>, au moment où l’on “met au standard” et où l’on “optimise”. <br />    <h3 data-end="4427" data-start="4351">C. Consultations, expertises, et droit d’alerte : le triptyque à activer</h3>    <p data-end="4558" data-start="4428">Dans ces phases, le CSE ne doit pas se limiter à “prendre acte”. Il doit <strong data-end="4531" data-start="4501">produire du contradictoire</strong> et obtenir des garanties : <br />    <ul data-end="5076" data-start="4559">  	<li data-end="4671" data-start="4559">  	<p data-end="4671" data-start="4561"><strong data-end="4596" data-start="4561">information complète et sincère</strong> sur le projet, son calendrier, ses impacts emplois/conditions de travail ;   	</li>  	<li data-end="4756" data-start="4672">  	<p data-end="4756" data-start="4674"><strong data-end="4691" data-start="4674">consultations</strong> sur les projets importants modifiant l’organisation du travail ;   	</li>  	<li data-end="4912" data-start="4757">  	<p data-end="4912" data-start="4759"><strong data-end="4773" data-start="4759">expertises</strong> (économique et/ou SSCT) si nécessaire pour objectiver les impacts et exiger des mesures de prévention (réalistes, chiffrées, planifiées) ;   	</li>  	<li data-end="5076" data-start="4913">  	<p data-end="5076" data-start="4915"><strong data-end="4944" data-start="4915">droit d’alerte économique</strong> lorsque des éléments laissent présager des risques sérieux sur l’activité/emploi (outil souvent sous-utilisé dans la distribution).   	</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3) “Hypermarchés vendus” et “concentration” : ce que ça change concrètement pour la santé mentale</b></div>
     <div>
      <p data-end="5273" data-start="5185">La concentration n’est pas un phénomène abstrait : elle modifie le travail au quotidien. <br />    <h3 data-end="5342" data-start="5275">A. Plus de standardisation, moins de marges de manœuvre locales</h3>    <p data-end="5601" data-start="5343">Consolidation = process plus centralisés, reporting renforcé, objectifs homogénéisés.<br data-end="5431" data-start="5428" />  Or, la santé mentale au travail se joue beaucoup sur une variable : <strong data-end="5514" data-start="5499">l’autonomie</strong>. Quand elle se réduit sans compensation (moyens, soutien, effectifs), le stress monte. <br />    <h3 data-end="5673" data-start="5603">B. Plus de mobilité, plus de polyvalence, plus de tension planning</h3>    <p data-end="5744" data-start="5674">Quand des magasins sont regroupés, cédés ou intégrés, il y a souvent : <br />    <ul data-end="5853" data-start="5745">  	<li data-end="5766" data-start="5745">  	<p data-end="5766" data-start="5747">des mutualisations,   	</li>  	<li data-end="5788" data-start="5767">  	<p data-end="5788" data-start="5769">des redéploiements,   	</li>  	<li data-end="5821" data-start="5789">  	<p data-end="5821" data-start="5791">des changements de roulements,   	</li>  	<li data-end="5853" data-start="5822">  	<p data-end="5853" data-start="5824">des “dépannages” inter-sites.   	</li>  </ul>    <p data-end="5950" data-start="5855">Ce sont des sources directes de fatigue, de conflits vie pro / vie perso et de désorganisation. <br />    <h3 data-end="6011" data-start="5952">C. Le “risque client” augmente en période de transition</h3>    <p data-end="6224" data-start="6012">Changement d’enseigne = perturbations = ruptures, travaux, nouvelles offres, attentes clients…<br data-end="6109" data-start="6106" />  Dans un secteur déjà exposé aux incivilités, la transition peut accroître la pression émotionnelle sur les équipes. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4) Check-list opérationnelle : 12 vigilances CSE “spécial grande distribution”</b></div>
     <div>
      <ul>  	<li data-end="6467" data-start="6314">  	<p data-end="6467" data-start="6317"><strong data-end="6338" data-start="6317">Calendrier projet</strong> (dates fermeture/réouverture, bascule SI, phase travaux) et “qui décide” à chaque étape.   	</li>  	<li data-end="6578" data-start="6468">  	<p data-end="6578" data-start="6471"><strong data-end="6507" data-start="6471">Cartographie des impacts métiers</strong> : caisses, frais, drive, réception, sécurité, managers de proximité.   	</li>  	<li data-end="6670" data-start="6579">  	<p data-end="6670" data-start="6582"><strong data-end="6602" data-start="6582">Effectifs cibles</strong> et stratégie de remplacement (absences, turn-over, saisonnalité).   	</li>  	<li data-end="6777" data-start="6671">  	<p data-end="6777" data-start="6674"><strong data-end="6702" data-start="6674">Charge de travail réelle</strong> pendant la transition (double tâches, formation, réassort, inventaires).   	</li>  	<li data-end="6870" data-start="6778">  	<p data-end="6870" data-start="6781"><strong data-end="6793" data-start="6781">Planning</strong> : amplitudes, repos, temps partiel, modifications fréquentes = alerte RPS.   	</li>  	<li data-end="6948" data-start="6871">  	<p data-end="6948" data-start="6874"><strong data-end="6887" data-start="6874">Formation</strong> : nouveaux outils, nouveaux standards, posture encadrants.   	</li>  	<li data-end="7062" data-start="6949">  	<p data-end="7062" data-start="6952"><strong data-end="6966" data-start="6952">Management</strong> : consignes, objectifs, contrôle, prévention des dérives (pression / humiliations / menaces).   	</li>  	<li data-end="7171" data-start="7063">  	<p data-end="7171" data-start="7066"><strong data-end="7093" data-start="7066">Indicateurs sentinelles</strong> : arrêts, accidents, visites médicales, signalements, conflits, démissions.   	</li>  	<li data-end="7273" data-start="7172">  	<p data-end="7273" data-start="7175"><strong data-end="7188" data-start="7175">DUERP RPS</strong> : mise à jour dédiée “transition / restructuration” + plan de prévention primaire.   	</li>  	<li data-end="7365" data-start="7274">  	<p data-end="7365" data-start="7278"><strong data-end="7297" data-start="7278">Moyens d’écoute</strong> : espaces de discussion sur le travail (pas juste “cellule psy”).   	</li>  	<li data-end="7480" data-start="7366">  	<p data-end="7480" data-start="7370"><strong data-end="7392" data-start="7370">Engagements écrits</strong> : pas seulement des promesses (“pas d’impact”), mais des mesures datées et financées.   	</li>  	<li data-end="7549" data-start="7481">  	<p data-end="7549" data-start="7485"><strong data-end="7507" data-start="7485">Suivi post-bascule</strong> à 3 mois / 6 mois / 12 mois en CSSCT/CSE.   	</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5) Le message clé aux élus : ne pas “subir” la recomposition, la piloter par la prévention</b></div>
     <div>
      <p data-end="7997" data-start="7651">Dans la grande distribution, la recomposition actuelle est documentée : cessions, bascules d’enseigne, coalitions et concentration se poursuivent. <br />  <br data-end="7838" data-start="7835" />  Et chaque mouvement de ce type a un point commun : <strong data-end="7943" data-start="7889">le risque humain arrive après le risque économique</strong>, souvent quand tout le monde estime que “c’est fait”. <br />    <p data-end="8030" data-start="7999">Le bon réflexe CSE consiste à : <br />    <ul data-end="8357" data-start="8031">  	<li data-end="8099" data-start="8031">  	<p data-end="8099" data-start="8033">exiger l’anticipation des impacts (emplois/conditions de travail),   	</li>  	<li data-end="8170" data-start="8100">  	<p data-end="8170" data-start="8102"><strong data-end="8123" data-start="8102">déplacer le débat</strong> du “projet commercial” vers le “travail réel”,   	</li>  	<li data-end="8263" data-start="8171">  	<p data-end="8263" data-start="8173">obtenir des garanties de prévention primaire (organisation, charge, effectifs, autonomie),   	</li>  	<li data-end="8357" data-start="8264">  	<p data-end="8357" data-start="8266">sécuriser juridiquement le processus (information, consultation, expertises si nécessaire).   	</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion : dans la distribution, la santé mentale est un indicateur de transformation réussie</b></div>
     <div>
      <p data-end="8674" data-start="8464">La recomposition des enseignes peut être économiquement rationnelle. <br />  <br data-end="8535" data-start="8532" />  Mais elle devient socialement toxique si elle se fait “à marche forcée”, sans gouvernance RH, sans prévention et sans dialogue social réel. <br />    <p data-end="8817" data-start="8676">Pour les élus CSE, la vigilance santé mentale n’est pas un “plus” : c’est une <strong data-end="8789" data-start="8754">condition de maîtrise du risque</strong> au sens du Code du travail. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Face aux ventes d’hypermarchés, aux changements d’enseigne et aux mouvements de concentration, l’inaction n’est pas une option pour <a class="link" href="https://devis.pro/agora-3" rel="nofollow" target="_blank">les élus du CSE</a>. Votre mandat vous confère une responsabilité juridique claire : contribuer à la protection de la santé physique et mentale des salariés et analyser les impacts des projets sur les conditions de travail. Attendre que les premiers arrêts maladie, les conflits ou les démissions apparaissent, c’est déjà subir. <br />   <br />  Agir, c’est exiger une information complète, demander une mise à jour du DUERP intégrant les risques psychosociaux liés à la transition, inscrire le sujet à l’ordre du jour de la CSSCT, objectiver la charge de travail réelle et, si nécessaire, recourir à une expertise. C’est aussi créer des espaces de discussion sur le travail pour faire remonter le terrain avant que la situation ne se dégrade. En période de restructuration, la vigilance des élus n’est pas un frein au projet : elle est la condition d’une transformation économiquement viable et socialement soutenable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Le groupe Objectif CE présent depuis 10 ans auprès des Instances représentatives du personnel</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.instant-ce.com/Grande-distribution-ventes-d-hypers-changements-d-enseigne-et-concentration_a2168.html</link>
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   <title>Plan social : quand le maintien d’un salarié protégé met en cause la validité de l’accord</title>
   <pubDate>Thu, 11 Sep 2025 06:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Pierre DESMONT</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité ]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lorsqu’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) prévoit la suppression d’un poste occupé par un salarié protégé, la situation se complique si l’inspection du travail refuse d’autoriser son licenciement. Maintenir le salarié dans le poste officiellement supprimé fragilise la cohérence du plan social et soulève des questions juridiques majeures. Cet article analyse le cadre réglementaire applicable et propose des pistes concrètes pour contester, voire invalider, un PSE devenu incohérent.     <div><b>1. Contexte du problème</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.instant-ce.com/photo/art/default/91039862-64079481.jpg?v=1757567085" alt="Plan social : quand le maintien d’un salarié protégé met en cause la validité de l’accord" title="Plan social : quand le maintien d’un salarié protégé met en cause la validité de l’accord" />
     </div>
     <div>
      <p data-end="602" data-start="321">Un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), validé par l’administration centrale de l’Inspection du travail, prévoit la suppression d’un poste. Or, au niveau régional, l’inspecteur du travail refuse d’autoriser le licenciement d’un <strong data-end="569" data-start="550">salarié protégé</strong> occupant précisément ce poste. <br />    <p data-end="871" data-start="604">Face à ce refus, la direction choisit de faire marche arrière et de maintenir ce salarié dans le poste initialement supprimé. Cette décision crée un paradoxe : le poste n’est plus supprimé, alors qu’il constituait une des mesures essentielles du plan social validé. <br />    <p data-end="999" data-start="873">Dès lors, la question se pose : <strong data-end="997" data-start="905">le PSE reste-t-il valide si l’un des postes censés disparaître est finalement maintenu ?</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Le cadre réglementaire applicable</b></div>
     <div>
      <h3 data-end="1099" data-start="1049">2.1. Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE)</h3>    <p data-end="1411" data-start="1100">Le PSE est encadré par les <a class="decorated-link cursor-pointer" data-end="1252" data-start="1127" rel="noopener" target="_new">articles L.1233-61 et suivants du Code du travail<span aria-hidden="true" class="ms-0.5 inline-block align-middle leading-none"><svg class="block h-[0.75em] w-[0.75em] stroke-current stroke-[0.75]" data-rtl-flip="" fill="currentColor" height="20" viewbox="0 0 20 20" width="20" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg"><path d="M14.3349 13.3301V6.60645L5.47065 15.4707C5.21095 15.7304 4.78895 15.7304 4.52925 15.4707C4.26955 15.211 4.26955 14.789 4.52925 14.5293L13.3935 5.66504H6.66011C6.29284 5.66504 5.99507 5.36727 5.99507 5C5.99507 4.63273 6.29284 4.33496 6.66011 4.33496H14.9999L15.1337 4.34863C15.4369 4.41057 15.665 4.67857 15.665 5V13.3301C15.6649 13.6973 15.3672 13.9951 14.9999 13.9951C14.6327 13.9951 14.335 13.6973 14.3349 13.3301Z"></path></svg></span></a>.<br data-end="1256" data-start="1253" />  Il doit contenir des mesures destinées à éviter ou limiter les licenciements, notamment : reclassements, accompagnements, formations, mesures d’âge, etc. <br />    <p data-end="1500" data-start="1413">Il est soumis à validation ou homologation par l’autorité administrative (la DREETS). <br />    <h3 data-end="1541" data-start="1502">2.2. Le cas des salariés protégés</h3>    <p data-end="1831" data-start="1542">Le licenciement d’un salarié protégé (délégué syndical, élu ou ancien élu du CSE, conseiller prud’homal, etc.) nécessite <strong data-end="1717" data-start="1663">l’autorisation expresse de l’inspecteur du travail</strong> (<a class="decorated-link cursor-pointer" data-end="1827" data-start="1719" rel="noopener" target="_new">article L.2411-1 du Code du travail<span aria-hidden="true" class="ms-0.5 inline-block align-middle leading-none"><svg class="block h-[0.75em] w-[0.75em] stroke-current stroke-[0.75]" data-rtl-flip="" fill="currentColor" height="20" viewbox="0 0 20 20" width="20" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg"><path d="M14.3349 13.3301V6.60645L5.47065 15.4707C5.21095 15.7304 4.78895 15.7304 4.52925 15.4707C4.26955 15.211 4.26955 14.789 4.52925 14.5293L13.3935 5.66504H6.66011C6.29284 5.66504 5.99507 5.36727 5.99507 5C5.99507 4.63273 6.29284 4.33496 6.66011 4.33496H14.9999L15.1337 4.34863C15.4369 4.41057 15.665 4.67857 15.665 5V13.3301C15.6649 13.6973 15.3672 13.9951 14.9999 13.9951C14.6327 13.9951 14.335 13.6973 14.3349 13.3301Z"></path></svg></span></a>). <br />    <p data-end="1970" data-start="1833">Si cette autorisation est refusée, <strong data-end="1929" data-start="1868">le salarié doit être maintenu dans son emploi ou reclassé</strong>. L’employeur ne peut pas passer outre. <br />    <h3 data-end="2006" data-start="1972">2.3. Jurisprudence constante</h3>    <ul data-end="2378" data-start="2007">  	<li data-end="2154" data-start="2007">  	<p data-end="2154" data-start="2009">La <strong data-end="2033" data-start="2012">Cour de cassation</strong> rappelle que l’absence d’autorisation administrative rend le licenciement nul (Cass. soc., 16 fév. 2011, n°10-11.862).   	</li>  	<li data-end="2378" data-start="2155">  	<p data-end="2378" data-start="2157">Lorsque le salarié protégé occupe un poste supprimé par un PSE, le refus de l’administration entraîne une contradiction entre la réalité des suppressions de postes et le plan social validé (CE, 6 juill. 2016, n°386346).   	</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Conséquences juridiques</b></div>
     <div>
      <p data-end="2478" data-start="2418">En intégrant à nouveau le salarié protégé dans son poste : <br />    <ul data-end="2838" data-start="2479">  	<li data-end="2572" data-start="2479">  	<p data-end="2572" data-start="2481">L’employeur modifie la mise en œuvre du PSE, puisque la suppression du poste est annulée.   	</li>  	<li data-end="2711" data-start="2573">  	<p data-end="2711" data-start="2575">Cela peut conduire à <strong data-end="2635" data-start="2596">une rupture d’égalité de traitement</strong> entre salariés (d’autres licenciés n’ont pas bénéficié du même maintien).   	</li>  	<li data-end="2838" data-start="2712">  	<p data-end="2838" data-start="2714">Le PSE peut alors être contesté, car il n’atteint plus ses objectifs initiaux et sa cohérence interne est remise en cause.   	</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Pistes pour invalider le plan social</b></div>
     <div>
      <p data-end="2964" data-start="2891">Les élus et représentants du personnel disposent de plusieurs leviers : <br />    <ol data-end="4152" data-start="2966">  	<li data-end="3323" data-start="2966">  	<p data-end="3026" data-start="2969"><strong data-end="2989" data-start="2969">Saisir la DREETS</strong> pour demander la révision du PSE : <br />    	<ul data-end="3323" data-start="3030">  		<li data-end="3124" data-start="3030">  		<p data-end="3124" data-start="3032">Argument : le plan ne correspond plus à la réalité des suppressions validées initialement.   		</li>  		<li data-end="3323" data-start="3128">  		<p data-end="3323" data-start="3130">Référence : <a class="decorated-link cursor-pointer" data-end="3252" data-start="3142" rel="noopener" target="_new">article L.1235-7-1 du Code du travail<span aria-hidden="true" class="ms-0.5 inline-block align-middle leading-none"><svg class="block h-[0.75em] w-[0.75em] stroke-current stroke-[0.75]" data-rtl-flip="" fill="currentColor" height="20" viewbox="0 0 20 20" width="20" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg"><path d="M14.3349 13.3301V6.60645L5.47065 15.4707C5.21095 15.7304 4.78895 15.7304 4.52925 15.4707C4.26955 15.211 4.26955 14.789 4.52925 14.5293L13.3935 5.66504H6.66011C6.29284 5.66504 5.99507 5.36727 5.99507 5C5.99507 4.63273 6.29284 4.33496 6.66011 4.33496H14.9999L15.1337 4.34863C15.4369 4.41057 15.665 4.67857 15.665 5V13.3301C15.6649 13.6973 15.3672 13.9951 14.9999 13.9951C14.6327 13.9951 14.335 13.6973 14.3349 13.3301Z"></path></svg></span></a>, qui prévoit le contrôle de la validité du PSE par l’administration.   		</li>  	</ul>  	</li>  	<li data-end="3627" data-start="3325">  	<p data-end="3399" data-start="3328"><strong data-end="3395" data-start="3328">Engager un recours contentieux devant le tribunal administratif</strong> : <br />    	<ul data-end="3627" data-start="3403">  		<li data-end="3455" data-start="3403">  		<p data-end="3455" data-start="3405">Pour contester la décision de validation du PSE.   		</li>  		<li data-end="3524" data-start="3459">  		<p data-end="3524" data-start="3461">Délais : 2 mois après la décision de validation/homologation.   		</li>  		<li data-end="3627" data-start="3528">  		<p data-end="3627" data-start="3530">Argument : le maintien d’un poste supprimé entraîne une <strong data-end="3616" data-start="3586">irrégularité substantielle</strong> du plan.   		</li>  	</ul>  	</li>  	<li data-end="3845" data-start="3629">  	<p data-end="3702" data-start="3632"><strong data-end="3683" data-start="3632">Invoquer une atteinte à l’égalité de traitement</strong> entre salariés : <br />    	<ul data-end="3845" data-start="3706">  		<li data-end="3845" data-start="3706">  		<p data-end="3845" data-start="3708">Les licenciés pourraient soutenir que leur départ est injustifié, puisque tous les postes supprimés n’ont pas été réellement supprimés.   		</li>  	</ul>  	</li>  	<li data-end="4152" data-start="3847">  	<p data-end="4015" data-start="3850"><strong data-end="3899" data-start="3850">Mobiliser le droit d’alerte économique du CSE</strong> (<a class="decorated-link cursor-pointer" data-end="4010" data-start="3901" rel="noopener" target="_new">article L.2312-63 du Code du travail<span aria-hidden="true" class="ms-0.5 inline-block align-middle leading-none"><svg class="block h-[0.75em] w-[0.75em] stroke-current stroke-[0.75]" data-rtl-flip="" fill="currentColor" height="20" viewbox="0 0 20 20" width="20" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg"><path d="M14.3349 13.3301V6.60645L5.47065 15.4707C5.21095 15.7304 4.78895 15.7304 4.52925 15.4707C4.26955 15.211 4.26955 14.789 4.52925 14.5293L13.3935 5.66504H6.66011C6.29284 5.66504 5.99507 5.36727 5.99507 5C5.99507 4.63273 6.29284 4.33496 6.66011 4.33496H14.9999L15.1337 4.34863C15.4369 4.41057 15.665 4.67857 15.665 5V13.3301C15.6649 13.6973 15.3672 13.9951 14.9999 13.9951C14.6327 13.9951 14.335 13.6973 14.3349 13.3301Z"></path></svg></span></a>) : <br />    	<ul data-end="4152" data-start="4019">  		<li data-end="4152" data-start="4019">  		<p data-end="4152" data-start="4021">En cas d’inquiétude sur la cohérence ou la sincérité des suppressions d’emplois, le CSE peut déclencher une expertise économique.   		</li>  	</ul>  	</li>  </ol>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. Conclusion</b></div>
     <div>
      <p data-end="4291" data-start="4179">Le maintien d’un salarié protégé dans un poste supprimé par un PSE fragilise juridiquement tout le dispositif. <br />    <ul data-end="4482" data-start="4292">  	<li data-end="4386" data-start="4292">  	<p data-end="4386" data-start="4294">D’une part, il remet en cause la cohérence des suppressions validées par l’administration.   	</li>  	<li data-end="4482" data-start="4387">  	<p data-end="4482" data-start="4389">D’autre part, il crée un risque d’inégalité entre salariés licenciés et salariés maintenus. <br />  	 <br />  	&nbsp;   	</li>  </ul>    <p data-end="4794" data-start="4484">👉 Les élus ont donc intérêt à <strong data-end="4588" data-start="4515">saisir l’administration et, le cas échéant, la justice administrative</strong> pour contester la validité du plan social.<br data-end="4634" data-start="4631" />  👉 L’enjeu n’est pas seulement de protéger le salarié protégé, mais de vérifier la solidité juridique du PSE et de défendre l’ensemble des salariés concernés. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Le groupe Objectif CE présent depuis 10 ans auprès des Instances représentatives du personnel</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.instant-ce.com/Plan-social-quand-le-maintien-d-un-salarie-protege-met-en-cause-la-validite-de-l-accord_a2083.html</link>
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