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Le trésorier de CE

Mercredi 23 Janvier 2013

Le trésorier de CE
 La désignation d’un trésorier est facultative.

Lorsque le CE décide de procéder à sa désignation, celle-ci nécessite un vote du CE, sauf dispositions particulières du règlement intérieur du CE sortant. Le trésorier n’est pas obligatoirement choisi parmi les membres élus titulaires du CE.

Lorsqu’il existe, le trésorier est, en principe, chargé de préparer, à la fin de chaque année, un compte rendu détaillé de la gestion financière (c. trav. art. R. 2323-37) et, en fin de mandat, d’élaborer un compte rendu de la gestion du CE afin d’en rendre compte au nouveau comité (c. trav. art. R. 2323-38).

Compte rendu annuel

À la fin de chaque année, le comité d’entreprise doit établir un compte rendu détaillé de sa gestion financière (c. trav. art. R. 2323‑37).
Contenu du document - Le compte rendu de gestion doit indiquer notamment (c. trav. art. R. 2323-37) :

- le montant des ressources dont le comité a disposé au cours de l’année ;
- le montant des dépenses assumées par lui pour son fonctionnement, celui des activités sociales et culturelles* dépendant de lui ou des comités interentreprises auxquels il participe.

Chacune des différentes institutions, c’est-à-dire chaque activité distincte, doit faire l’objet d’un budget particulier.
Si des subventions sont accordées à telle ou telle œuvre personnalisée, elles seront distinctement mentionnées dans leur budget.
Un compte rendu détaillé doit être porté à la connaissance du personnel de l’entreprise, par voie d’affichage, sur les tableaux réservés aux communications syndicales (c. trav. art. R. 2323-37).

Compte rendu en fin de mandat

Après les élections, les membres du CE sortant doivent élaborer un compte rendu de leur gestion et remettre au nouveau comité tous les documents concernant l’administration et l’activité du CE (c. trav. art. R. 2323-38). En conséquence, chaque CE doit conserver, pendant 4 ans au minimum, tous les documents relatifs au fonctionnement du CE (ressources, dépenses par activité et de fonctionnement) jusqu’aux chéquiers, en passant par les archives, etc.

En l’absence de remise du compte rendu de gestion par l’ancien trésorier, une action en justice devant le TGI peut être engagée. Cette action ne peut être exercée qu’au nom et pour le compte du CE. Aussi, pour que le président du CE ou tout autre membre du nouveau CE puisse engager une telle action, il doit être mandaté à cette fin par le comité (cass. soc. 1er juin 2010, n° 09-12758, BC V n° 122).

Le refus de remettre ces documents est également passible de délit d’entrave.

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compte_du_ce_2013.pdf compte du CE 2013.pdf  (583.9 Ko)

Antonio FERNANDES
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Edition juin 2017

Code du travail : comment Macron va légiférer par ordonnances

Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud dévoilent mardi leur feuille de route pour réformer le Code du travail. Pour ce faire, ils passeront par le système des ordonnances. Un processus qu'Emmanuel Macron a défini juste avant son élection sur France Inter : "L'ordonnance permet de raccourcir le processus parlementaire et d'éviter les navettes parlementaires." Le principe de l'ordonnance ne veut pas dire outrepasser les pouvoirs du Parlement, comme dans le cadre de l'article 49-3 utilisé par Manuel Valls par exemple pour imposer la loi Macron ou la loi Travail. En effet, l'exécutif doit avoir le feu vert du législatif et ce, via un cadre très strict.
 
Des ordonnances estivales pour une ratification à l'automne
 
Le Parlement va autoriser, par le biais d'un projet de loi d'habilitation - annoncée pour le 28 juin en Conseil des ministres -, le gouvernement à légiférer sur un sujet donné et dans un délai fixé. Puis l'Assemblée nationale et le Sénat valideront ou non l'ensemble des ordonnances via un projet de loi de ratification. Dans le temps imparti, Edouard Philippe et Muriel Pénicaud, sa ministre du Travail, devront rédiger leurs ordonnances, les faire valider par le Conseil d'Etat puis les adopter en Conseil des ministres.
 
La semaine dernière sur France 2, le Premier ministre Edouard Philippe a rapidement détaillé son calendrier : "Les ordonnances seront prises avant la fin de l'été. La fin de l'été, c'est le 21 septembre. Donc avant cette date et la reprise de la session parlementaire normale." Après la publication des ordonnances au Journal officiel, la loi de ratification est la véritable étape sensible du processus : l'ordonnance n'acquiert en effet sa valeur législative qu'après l'adoption définitive - et globale - du Parlement.
 
Ce sont donc sur toutes les ordonnances publiées que députés et sénateurs devront se prononcer à l'automne. Il faut donc à Emmanuel Macron et Edouard Philippe une majorité confortable à l'Assemblée nationale et au Sénat - il y a des élections sénatoriales en septembre - pour éviter les mauvaises surprises.
 


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