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La prévention du CHSCT

Rédigé le Mardi 10 Octobre 2006 à 09:03 | Lu 1434 fois modifié le Lundi 27 Novembre 2006 - 10:01


Où en est-on sur la question de la sécurité dans le secteur de l’automobile à La Réunion ? Le point sur les avancées acquises et celles qu’il reste à conquérir avec Jacques Bhugon, Secrétaire général de la CGTR Auto-Moto.


La prévention du CHSCT
À La Réunion, "le taux de fréquence des accidents du travail dans le secteur de la réparation automobile est supérieur à la moyenne nationale", écrit la Sécurité sociale. Plus loin, la CGSS-Réunion note que "les responsables dans cette profession, constituée de très nombreuses entreprises de petite taille, doivent assurer le plus souvent seuls, les diverses fonctions de l’entreprise, et notamment l’organisation de la prévention".

Quel est l’impact de l’activité syndicale sur le plan de la sécurité du travail à La Réunion ?

"Grâce à une formation syndicale permanente, les délégués peuvent intervenir rapidement. Cela passe notamment par le respect du droit de retrait, nous devons être toujours dans la bataille derrière les patrons. À la CGTR Auto-Moto, chaque militant est capable de faire face à toutes les situations dans un garage. Par ailleurs, le travail de communication a payé. Les employeurs sont conscients de l’importance de la question de la sécurité, d’autant plus que leurs cotisations sont fonction du nombre d’accidents recensés. Par ailleurs, il est à noter que les constructeurs imposent des normes strictes aux concessionnaires, des normes ISO, que ces derniers doivent respecter s’ils veulent garder leur carte. C’est aussi un bon point pour la sécurité."

Par exemple ?
"À Dindar Autos, depuis la mise en place d’un syndicat, d’un Comité d’entreprise et d’un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), des contrôles de l’Inspection du Travail ont eu lieu. Cela a débouché sur l’obligation de la remise aux normes, ce qui a été fait."

Et dans les petites entreprises ?

"Il est plus difficile de faire respecter les normes. Les salariés sont exposés à des risques, et les contrôles sont insuffisants. Le salarié a besoin de travailler, quitte à prendre des risques, il va exercer dans un atelier qui ne réunit pas toutes les conditions de sécurité.
C’est le cas par exemple des peintres qui travaillent dans une cabine sans masque de protection. C’est celui des pompistes qui respirent à longueur de journée des effluves de benzènes, les mécaniciens qui manipulent des batteries chargées de plomb ou des garnitures de freins remplies de fibres cancérigènes. La nécessité est de toujours tout contrôler. N’oublions pas le travail clandestin présent dans le secteur. Et il arrive souvent que lorsqu’un salarié a un accident du travail, il découvre qu’il n’est pas déclaré par son employeur."

Comment faire avancer la question de la sécurité ?

"À la CGTR, sécurité et condition du travail sont une revendication prioritaire, au même titre que le salaire et l’emploi. Nous estimons que la Direction du Travail doit avoir davantage de moyens pour procéder à des contrôles dans les petites entreprises, là où il n’y a pas de CHSCT ou de représentation syndicale. Il n’est pas normal qu’il n’y ait que 3 inspecteurs pour 400.000 salariés à La Réunion. Par ailleurs, la mise en place dans toutes les entreprises, y compris celles de moins de 50 salariés, d’un CHSCT ne pourra que faire avancer la sécurité des conditions de travail."

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Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



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