Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Critiquer son entreprise sur Facebook : quels risques ?

Rédigé le Jeudi 27 Janvier 2011 à 18:55 | Lu 609 fois modifié le Jeudi 27 Janvier 2011 - 18:57



Critiquer son entreprise sur Facebook : quels risques ?
Fin novembre 2010, le conseil des prud'hommes validait le licenciement de trois salariés d'Alten remerciés deux ans plus tôt pour "dénigrement de l'entreprise" et "incitation à la rébellion" sur Facebook. Cette décision de justice soulève le problème de la maîtrise des propos publiés en ligne et la délimitation entre espaces privé et public.

Ce que prévoit la loi :

Le Code du travail encadre strictement le droit à la liberté d'expression du salarié. Les articles L. 2281-1 à L. 2281-4 stipulent que, quelle que soit sa place dans la hiérarchie, un collaborateur peut exercer son droit d'expression sur son lieu de travail sans encourir de sanction ou de licenciement. Le salarié est libre de dire ce qu'il pense, tant qu'il ne tombe pas dans l'insulte ou la diffamation.

De même le salarié a le droit de se ménager un espace privé. "L'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme assure le respect de la vie privée et du secret des correspondances", rappelle Yves Nicol, avocat spécialisé en droit social.

Facebook, un espace public ou privé ?

Les trois salariés ont contesté leur licenciement au motif que leurs propos avaient un caractère privé, le salarié pris sur le fait ayant seulement 15 "amis" Facebook. Cet argument a été réfuté par la décision du conseil des prud'hommes.


Le débat se résume alors à une question : Facebook relève-t-il du domaine privé ou public ? Si le conseil des prud'hommes de Boulogne-Billancourt a penché pour la première hypothèse, rien ne dit que l'avenir lui donnera raison. "C'est un sujet nouveau et complexe, prévient Yves Nicol. En l'occurrence, il s'agit d'un jugement en première instance, qui sera de nouveau traité en appel dans minimum un an. Pour l'instant, il est trop tôt pour en tirer des conclusions." Tant que les différentes affaires de ce type n'ont pas été jugées en appel, il est impossible d'établir une jurisprudence.


Les comportements préconisés par la Cnil

Pour que vous puissiez vous prémunir contre tout reproche de votre employeur concernant votre utilisation des réseaux sociaux, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a édicté une liste de comportements à adopter. Elle conseille notamment de "créer des listes dans ses contacts avec pour chacune d'entre elle des paramètres de confidentialité spécifique". Un contact professionnel ne pourra dès lors plus avoir accès à des informations que vous réservez à votre entourage proche. Un conseil avisé : toute critique émise publiquement à l'encontre de votre entreprise peut à terme se retourner contre vous. Lorsque viendra, par exemple, le moment pour vous de chercher un nouvel employeur...


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 22 Octobre 2026 - 07:44 Projet d'ordre du jour CSE – Novembre 2026

Jeudi 24 Septembre 2026 - 11:14 Projet d'ordre du jour CSE – Octobre 2026

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude | CSE et droit du travail en outre-mer




Projet d'ordre du jour CSE – Novembre 2026

Novembre 2026 : les élus du CSE doivent anticiper les décisions économiques et sociales de 2027, examiner les conditions de travail et obtenir des engagements concrets de leur employeur.

À quelques semaines de la fin de l'année, la réunion du CSE de novembre 2026 représente une étape importante du dialogue social. Budget prévisionnel, perspectives d'emploi, politique salariale, formation professionnelle, prévention des risques et activités sociales et culturelles : les décisions préparées aujourd'hui auront des conséquences directes sur les salariés en 2027.
Pour les élus, l'enjeu est de ne pas attendre que les arbitrages soient définitifs pour demander des explications et formuler des propositions. Instant-CSE propose un projet d'ordre du jour commenté, accompagné des références juridiques, des questions à poser à l'employeur et des objectifs stratégiques à poursuivre.
Ce modèle s'adresse principalement aux CSE des entreprises d'au moins 50 salariés. Il doit être adapté aux accords collectifs applicables, aux consultations déjà réalisées et à la situation de l'entreprise.

Pierre DESMONT
22/10/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn