Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Impossibilité de reporter les effets d'un licenciement pour motif économique à la date de fin de congé maternité

Rédigé le Mardi 1 Avril 2008 à 11:03 | Lu 823 fois modifié le Mardi 3 Juin 2008 - 11:45



L'affaire. - Une salariée a été en congé maternité de mars à juillet 2003. La société qui l'employait ayant été déclarée en liquidation judiciaire, le liquidateur a notifié en juin 2003 à la salariée son licenciement pour motif économique avec effets reportés au terme du congé maternité. La salariée a demandé en justice que soit constaté la nullité de son licenciement.

Rappel. - L'employeur ne peut rompre le contrat de travail d'une salariée lorsqu'elle est enceinte et pendant son congé maternité, sauf faute grave ou impossibilité, pour un motif étranger à la grossesse, de maintenir ledit contrat (c. trav. art. L. 122-25-2). Cette résiliation ne peut par ailleurs prendre effet ou être signifiée pendant la période de suspension du contrat (c. trav. art. L. 122-27).

Report des effets d'un licenciement possible ? - Dans cette affaire, la cour d'appel avait estimé que la liquidation judiciaire de la société justifiait bien l'impossibilité de maintenir le contrat de travail de la salariée. De plus, le licenciement n'était pas nul selon les juges puisque le liquidateur avait certes notifié la rupture en juin 2003, mais avec un report de ses effets à la fin du congé maternité, soit en juillet 2003.

Ce raisonnement n'a pas été suivi par la Cour de cassation.

Notification d'un licenciement pendant le congé maternité totalement exclu. - La Cour de cassation rappelle que le licenciement pour motif économique ne doit pas être signifié pendant le congé maternité quand bien même l'employeur se trouve dans l'impossibilité de maintenir le contrat de travail pour un motif étranger à la grossesse.

De plus, même si les effets du licenciement sont reportés après la fin de la période de protection de la salariée, la notification du licenciement ne peut intervenir pendant la période de protection. Le licenciement était donc nul.

Les juges rappellent par ailleurs que la salariée victime d'un licenciement nul a droit à une indemnité qui ne peut être inférieure à ses 12 derniers mois de salaire (c. trav. art. L. 122-14-4).


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude




Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn