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La Cour de cassation interdit les convocations aux entretiens préalables au licenciement durant la protection absolue de maternité

Rédigé le Lundi 4 Décembre 2023 à 17:57 | Lu 350 fois modifié le Lundi 4 Décembre 2023 - 18:06


La Cour de cassation renforce la protection juridique des salariées en maternité, interdisant formellement aux employeurs d'initier toute procédure de licenciement, y compris l'envoi de convocations à des entretiens préalables, pendant la période de protection absolue. Ce récent arrêt du 29 novembre 2023 souligne l'importance accordée à la sécurité de l'emploi des femmes enceintes et jeune mères dans le cadre législatif français.


La Cour de cassation interdit les convocations aux entretiens préalables au licenciement durant la protection absolue de maternité
La Cour de cassation interdit les convocations aux entretiens préalables au licenciement durant la protection absolue de maternité
La Cour de cassation a récemment souligné, dans un jugement du 29 novembre 2023, que les employeurs ne sont pas autorisés à initier des procédures de licenciement durant la période de protection liée à la maternité, ce qui inclut l'envoi de convocations à des entretiens préalables au licenciement. Cette action est considérée comme une étape préparatoire interdite, peu importe si l'entretien se déroule après la période de protection.

La législation en vigueur dans le code du travail protège le contrat de travail des salariées enceintes, durant leur congé de maternité et pour dix semaines suivant leur retour, ainsi que pendant les congés payés pris après le congé de maternité. Un licenciement pendant cette période est possible uniquement si l'employeur peut démontrer une faute grave indépendante de la grossesse, ou une impossibilité de maintenir l'emploi pour des raisons non liées à la grossesse ou à l'accouchement.

Dans un cas récent, un employeur a envoyé une convocation à une entretien préalable à une salariée en congé maternité, ce qui a été contesté devant la Cour de cassation. La cour d'appel avait précédemment statué que l'employeur n'avait pas pris la décision de licenciement pendant la période de protection, mais la Cour de cassation a infirmé cette décision, statuant que l'envoi de la convocation pendant la période de protection constitue une mesure préparatoire interdite, annulant ainsi le licenciement.

La Cour de cassation a également rappelé que d'autres actes préparatoires au licenciement sont interdits durant cette période de protection absolue, conformément à la jurisprudence établie tant par la Cour de Justice de l'Union Européenne que par la Cour de cassation française. Toutefois, pendant la période de protection relative, un employeur peut licencier une salariée en cas de faute grave ou d'impossibilité de maintenir l'emploi pour des motifs non liés à la grossesse.

cass. soc. 29 novembre 2023, n° 22-15794 FSB


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Octobre 2026 : analyser, décider et préparer 2027

Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



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