Menu
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Droit du travail : Au fil de la jurisprudence

Rédigé le Lundi 3 Janvier 2011 à 14:23 | Lu 1128 fois modifié le Lundi 3 Janvier 2011 - 14:24



Droit du travail : Au fil de la jurisprudence


Accident du travail : reclassement

L’avis des délégués du personnel et le refus par un salarié déclaré inapte à son poste d’une proposition de reclasse-ment n’impliquent pas, à eux seuls, le respect par l’employeur de son obligation de reclassement (Cass soc. 26 octobre 2010, pourvoi n° 09-40972). Un salarié avait été victime d’un accident du travail, le 21 juin 2005. Après avoir été déclaré inapte à son poste à l’issue de deux visites de reprise, il avait été licencié un an plus tard. L’employeur avait été condamné à lui verser des dommages et intérêts. La Cour de cassation confirme cette décision : l’avis donné par les délégués du personnel et le refus par un salarié déclaré inapte à son poste d’une proposition de reclassement n’impliquent pas, à eux seuls, le respect par l’employeur de son obligation de reclassement. En l’espèce, la proposition refusée par le salarié comportait une diminution à 65 heures de son horaire de travail, et l’entreprise, qui n’avait fourni aucune indication sur sa taille et sa structure et restait discrète sur l’étendue du groupe auquel elle appartenait,

ne précisait pas les recher-ches effectivement effectuées. Dans ces conditions, les juges du fond ont pu en déduire que l’employeur n’avait pas satisfait à son obligation de reclassement.

Cotisations : mise en demeure

Le cours de la prescription visée à l’article L. 244-3 du Code de la sécurité sociale est interrompu par l’envoi, à l’adresse du cotisant, d’une lettre recommandée avec demande d’avis de réception valant mise en demeure, quels qu’en soient les modes de délivrance (Cass civ.2. 21 octobre 2010, pourvoi n° 08-19657) En l’espèce, une caisse avait saisi le tribunal des Affaires de sécurité sociale de La Réunion pour obtenir la condamnation d’un cotisant au paiement des cotisations d’allocations familiales de l’année 1999, de la CSG et CRDS, ainsi que de la contribution à la formation professionnelle de la même année. Pour déclarer irrecevable cette demande, le tribunal avait énoncé que l’intéressé n’avait pas signé l’accusé de réception du courrier contenant la mise en demeure du 11 mai 2000 par laquelle le paiement de cette somme lui était réclamé, et que le retour de ce courrier avec la mention « non réclamé-retour à l’envoyeur» entraînait la prescription de la créance.

Cdd : sanctions

L’Article L. 1243-3 du Code du travail n’ouvre droit pour l’employeur à des dommages-intérêts correspondant au préjudice subi que dans le cas où la rupture anticipée du contrat à durée déterminée intervient à l’initiative du salarié (Cass soc. 20 octobre 2010, pourvoi n° 09-40703). Un exploitant d’un centre de formation à la conduite automobile, avait engagé un salarié en qualité de moniteur d’auto-école dans le cadre de deux contrats à durée déterminée successifs, le premier conclu à compter du 13 décembre 2005 et sans terme précis, pour le remplacement d’un salarié absent ; le second, dans le cadre du régime du contrat d’insertion revenu minimum d’activité, à compter du 1er février 2006 avec un terme fixé au 31 juillet 2006. Par lettre du 13 juillet 2006, l’employeur avait notifié à l’intéressé la rupture de son contrat de travail pour faute grave. Saisie, la cour d’appel avait condamné le salarié à payer à son employeur la somme de 800 euros à titre de dommages-intérêts sur le fondement de l’article L. 1243-3 du Code du travail. La Cour de cassation rejette cette décision.


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | 📘 Livre blanc | Code CSE | Mission économique | Mission SSCT | Contact | Outre-mer | Santé au travail | IA et transformation du travail | FPH | QVCT & obligations légales | Dialogue & Négociation | Les grands dossiers d’Instant-CSE | Management RH, santé au travail et DUERP | Manager le travail réel | Prévenir et résoudre les tensions au travail | Vos questions, nos réponses d'experts


Projet d'ordre du jour Réunion CSE – Juillet 2026

Anticiper les risques estivaux, sécuriser les obligations de l'employeur et préparer les consultations de la rentrée

Le mois de juillet constitue une période charnière dans la vie des entreprises et des instances représentatives du personnel. Entre les départs en congés, les fortes chaleurs, les ajustements d'organisation et la préparation des consultations obligatoires de la rentrée, les élus du Comité social et économique (CSE) doivent rester pleinement mobilisés.

Cette réunion est l'occasion de vérifier que l'employeur respecte ses obligations légales en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, mais également d'anticiper les enjeux sociaux des prochains mois. Les récentes évolutions réglementaires, notamment en matière de prévention des risques liés à la chaleur, de maintien dans l'emploi, de gestion des activités sociales et culturelles (ASC) et de dialogue social, renforcent le rôle du CSE comme acteur de la prévention et de la gouvernance sociale.

Afin d'aider les élus à préparer efficacement leurs réunions, Instant-CSE propose un projet d'ordre du jour structuré, fondé sur les dispositions du Code du travail et les dernières actualités juridiques. Pour chaque sujet, vous trouverez les références légales applicables, les raisons d'inscrire le point à l'ordre du jour, des exemples de questions à poser à la direction et les objectifs stratégiques poursuivis. Une méthode concrète pour transformer les obligations légales en un dialogue social constructif et permettre aux élus d'exercer pleinement leur mandat.

Pierre DESMONT
26/06/2026



Derniers tweets

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
Mobile

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19