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La CGT prévoit une mobilisation très suivie le 19/03

Rédigé le Mercredi 18 Mars 2009 à 14:42 | Lu 1304 fois modifié le Jeudi 2 Avril 2009 - 14:50


Les manifestants seront "très très nombreux", avertit la secrétaire confédérale du syndicat. La CFDT et FO s'attendent à une mobilisation au moins aussi importante que la précédente.


La CGT prévoit une mobilisation très suivie le 19/03
La secrétaire confédérale de la CGT Maryse Dumas a averti lundi 16 mars que les manifestants seront "très très nombreux" jeudi lors de la mobilisation intersyndicale, car le plan du gouvernement contre la crise "est insuffisant", et mène "droit dans le mur".
"Il y a un ras-le-bol général et un sentiment profond d'injustice", a estimé Maryse Dumas sur France-Info, prédisant que "nous allons être très très nombreux: beaucoup de salariés de petites entreprises, des précaires, des intérimaires couverts par aucun des dispositifs".
"La politique actuelle du gouvernement et du patronat nous mène droit dans le mur", a déploré la représentante syndicaliste. Le plan adopté le 18 février "est insuffisant et ne touche pas au coeur des mécanismes de la crise".
Face à la fermeté du gouvernement, Maryse Dumas a jugé qu'"un gouvernement droit dans ses bottes à la veille d'une journée d'action c'est assez classique".


"la responsabilité de l'Etat est engagée"

Interrogée sur le cas de Continental dont les salariés manifestent à Reims contre la fermeture de l'unité de Clairoix, la secrétaire confédérale de la CGT s'est déclarée "absolument révoltée". "Les salariés ont accepté de travailler plus longtemps, c'est le mot d'ordre du président de la République. L'Etat, vous et moi, le contribuable, a contribué à financer les exonérations sur les heures supplémentaires".
"Aujourd'hui, les salariés s'aperçoivent que ça a permis à l'entreprise d'accumuler des fonds qui ont permis d'aller investir ailleurs, contre ces mêmes salariés. Je pense que la responsabilité de l'Etat est engagée", a-t-elle conclu.
Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a pour sa part estimé dimanche que la journée de mobilisation sociale serait "au moins aussi importante" que la précédente du 29 janvier."Les échos que l'on a sont assez forts", a déclaré François Chérèque lors du "Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro".


Développer "une vision d'avenir"

"Je pense que le mouvement sera important, et que le gouvernement sera obligé de donner d'autres réponses ou au moins de compléter celles qu'il a apportées", a-t-il ajouté, alors que le gouvernement a d'ores et déjà prévenu les syndicats qu'il ne débloquerait aucune enveloppe supplémentaire au-delà des mesures annoncées au "sommet social" du 18 février.
Le secrétaire général de la CFDT a rappelé les "trois objectifs" de la journée d'action de jeudi: le "problème d'accompagnement de la crise", "le pouvoir d'achat" et "le débat sur l'avenir et la réforme de l'Etat". Car, selon François Chérèque, les syndicats essaient à la fois "de donner une réponse sociale à la crise, mais aussi une réponse structurelle", pour développer "une vision d'avenir" de l'emploi dans le pays.


"Redébattre" de la loi Tepa

"En France, le problème que l'on a, c'est un problème d'anticipation et de décisions en commun", a-t-il expliqué, plaidant pour plus de "dialogue", notamment dans les entreprises au premier plan de l'actualité sociale ces derniers jours telles que Sony et Continental.
Le secrétaire général de la CFDT a également indiqué que les syndicats souhaitaient "redébattre" de la loi TEPA, notamment les dispositions concernant le bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires, qualifiées de mesures respectivement "scandaleuse" et "inefficace".


Défense des 35 heures

Sur les heures supplémentaires, il a dénoncé "un blocage idéologique" du gouvernement, qui refuse de rouvrir ce débat, alors que, selon lui, plusieurs entreprises reviennent actuellement aux 35 heures de travail hebdomadaires. "Il est de bon sens de revoir ce problème-là", a-t-il jugé.
Enfin, si le gouvernement refuse d'infléchir plus avant sa politique face aux effets de la crise, "il faudra trouver des solutions", a déclaré François Chérèque, affirmant que "le 1er-Mai, ce n'est pas si loin que ça" et que les syndicats pourraient profiter de cette journée pour poursuivre leur mouvement. "On a d'autres mouvements qui sont en perspective, peut-être d'une façon différente", a-t-il expliqué.
A propos de la journée de mobilisation, le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly a pour sa part déclaré : "il faut bien comprendre que les gens en ont marre" et "n'en peuvent plus".
Quant à l'ampleur de ce mouvement, "ce sera au moins, je pense, du même niveau que le 29 janvier. Cela veut dire puissant, avec une détermination plus grande encore des salariés, qu'ils soient du privé ou du public".


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