Menu
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Les pistes du gouvernement sur les retraites : "travailler plus"

Rédigé le Lundi 12 Avril 2010 à 09:41 | Lu 1103 fois modifié le Lundi 12 Avril 2010 - 09:42



Les pistes du gouvernement sur les retraites : "travailler plus"


S'il a répété qu'il mettrait "tout sur la table", l'exécutif, et Nicolas Sarkozy au premier chef, a surtout préparé le terrain, depuis des mois, à l'idée que les Français devront travailler plus longtemps pour préserver leurs retraites.

"Nous mettrons tout sur la table, notamment la durée de cotisation, l'âge de départ à la retraite, la pénibilité", déclarait le président de la République le 12 mars.

Ce "notamment" met en relief les principales pistes de réforme envisagées par le gouvernement: l'allongement de la durée d'activité, le report de l'âge fétiche de départ à la retraite (60 ans depuis 1982) et, revendication insistante mais toujours insatisfaite des syndicats, la prise en compte de la pénibilité des métiers dans la fixation de l'âge de la retraite.

Selon M.Sarkozy, ce dernier dossier sera examiné "en parallèle des retraites".Ce qui, en bon français, signifie qu'il ne sera pas au coeur du dossier.

A rebours de tous les sondages qui montrent une hostilité à un nouvel allongement de la durée de cotisation - déjà passé de 37,5 ans jusqu'en 1993 à 40,5 ans aujourd'hui -, le chef de l'Etat a assuré que l'opinion publique "sait très bien que, si on vit plus vieux, il faudra travailler plus longtemps".

Les membres du gouvernement se sont relayés pour appliquer aux retraites le slogan de campagne du candidat Sarkozy en 2007 ("travailler plus pour gagner plus).

Ministre du Travail jusqu'à la mi-mars, Xavier Darcos avait affirmé au Sénat en janvier: "Dans un pays où l'espérance de vie s'accroît d'un trimestre chaque année, nous n'avons d'autre solution que de travailler plus longtemps".

Le Premier ministre François Fillon a laissé percer une préférence pour un report de l'âge légal de départ en retraite."Le Conseil d'orientation des retraites nous montrera (...) que l'allongement de la durée de cotisation (...) n'a pas un effet suffisant sur les comportements: l'âge moyen de départ à la retraite augmente, mais très peu".

Une seule piste a été catégoriquement écartée, la diminution des pensions.Mais les futurs retraités ayant connu des périodes de chômage verraient de fait leur pension baisser en cas de durée de cotisation allongée, soulignent les syndicats.

Jusqu'ici, le gouvernement a quasiment passé sous silence la solution de l'augmentation des recettes, qui a les faveurs de plusieurs syndicats - mais pas du Medef.M.Fillon l'a évoquée une fois, envisageant "une hausse des cotisations retraite compensée par la baisse des cotisations chômage".Une baisse impossible à décider actuellement, vu le niveau du chômage.

Privilégié par les syndicats, l'élargissement de l'assiette des cotisations vieillesse à tous les types de revenus, notamment les revenus financiers, n'a jamais été cité par l'exécutif.

Jeudi toutefois, l'Elysée a semblé faire une ouverture en direction des syndicats en laissant filtrer que, dans un souci de justice, était envisagé "un prélèvement spécifique sur une catégorie de population".

François Fillon a enfin avancé une fois une dernière piste, indirectement liée aux retraites et qui ne déplairait pas aux syndicats: "un bonus-malus sur les cotisations sociales" des entreprises qui abuseraient du licenciement des seniors.

AFP


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Ordre du jour | Cassation | Actualité | 📘 Livre blanc | Code CSE | Mission économique | Mission SSCT | Contact | Outre-mer | Santé au travail | IA et transformation du travail | FPH | QVCT & obligations légales | Dialogue & Négociation | Les grands dossiers d’Instant-CSE | Management RH, santé au travail et DUERP | Manager le travail réel | Prévenir et résoudre les tensions au travail | Vos questions, nos réponses d'experts


Projet d'ordre du jour Réunion CSE – Juillet 2026

Anticiper les risques estivaux, sécuriser les obligations de l'employeur et préparer les consultations de la rentrée

Le mois de juillet constitue une période charnière dans la vie des entreprises et des instances représentatives du personnel. Entre les départs en congés, les fortes chaleurs, les ajustements d'organisation et la préparation des consultations obligatoires de la rentrée, les élus du Comité social et économique (CSE) doivent rester pleinement mobilisés.

Cette réunion est l'occasion de vérifier que l'employeur respecte ses obligations légales en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, mais également d'anticiper les enjeux sociaux des prochains mois. Les récentes évolutions réglementaires, notamment en matière de prévention des risques liés à la chaleur, de maintien dans l'emploi, de gestion des activités sociales et culturelles (ASC) et de dialogue social, renforcent le rôle du CSE comme acteur de la prévention et de la gouvernance sociale.

Afin d'aider les élus à préparer efficacement leurs réunions, Instant-CSE propose un projet d'ordre du jour structuré, fondé sur les dispositions du Code du travail et les dernières actualités juridiques. Pour chaque sujet, vous trouverez les références légales applicables, les raisons d'inscrire le point à l'ordre du jour, des exemples de questions à poser à la direction et les objectifs stratégiques poursuivis. Une méthode concrète pour transformer les obligations légales en un dialogue social constructif et permettre aux élus d'exercer pleinement leur mandat.

Pierre DESMONT
26/06/2026



Derniers tweets

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
Mobile

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19