Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Santé au Travail : Qui peut saisir le juge en cas de danger grave et imminent ?

Rédigé le Jeudi 20 Février 2025 à 08:24 | Lu 644 fois modifié le Jeudi 20 Février 2025 - 08:45


Un enjeu majeur pour la protection des salariés

Que faire lorsqu’un employeur et les élus du comité social et économique (CSE) ne s’accordent pas sur l’existence d’un danger grave et imminent ? Cette question est cruciale pour tous les représentants du personnel qui veillent à la sécurité et à la santé des salariés.

Dans un arrêt récent, la Cour de cassation a clarifié un point essentiel : seul l’inspecteur du travail peut saisir le juge en cas de désaccord sur une situation de danger grave et imminent. Une décision qui rappelle aux élus du CSE l’importance de bien connaître leurs droits et leviers d’action pour assurer leur mission de protection.


Le droit d’alerte et de retrait : Un outil essentiel, mais encadré

 

 

Le droit d’alerte et de retrait, inscrit dans le Code du travail, permet aux salariés et aux représentants du personnel de signaler une situation présentant un danger grave et imminent pour la santé ou la sécurité. Lorsqu’un représentant du CSE constate un tel risque, il doit alerter l’employeur et demander une enquête immédiate.

Toutefois, il arrive que l’employeur et les représentants du CSE ne parviennent pas à se mettre d’accord sur les mesures à prendre. Dans ce cas, la loi prévoit des procédures spécifiques.

Qui peut saisir le juge en cas de désaccord ?

La décision de la Cour de cassation du 12 février 2025 rappelle que seul l’inspecteur du travail peut saisir le juge judiciaire pour trancher un différend lié à un danger grave et imminent (article L. 4132-4 du Code du travail).

Conséquence immédiate pour les élus du CSE : ils ne peuvent pas directement saisir le juge, même s’ils estiment que l’employeur met en danger la santé des salariés.

Que faire alors ?

  1. Saisir l’inspection du travail : En cas de désaccord avec l’employeur, il est impératif de solliciter l’intervention de l’inspecteur du travail. Celui-ci pourra enquêter, imposer des mesures correctives ou saisir la justice.
  2. Utiliser d’autres leviers juridiques : Les élus peuvent néanmoins agir en invoquant l’obligation de sécurité de l’employeur (articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du Code du travail) et saisir le juge des référés sous certaines conditions.

L’enquête peut être confiée à un expert libre : un levier d’indépendance pour le CSE

Lorsque le CSE est confronté à une situation de danger grave et imminent, il peut choisir librement un expert afin de garantir l’indépendance et l’impartialité de l’enquête. Cette expertise permet d’évaluer objectivement la situation et d’apporter des éléments concrets pour justifier les alertes du CSE.

Pourquoi un expert libre ?

  • Il est choisi directement par le CSE, sans intervention de l’employeur, garantissant ainsi une totale indépendance.
  • Il apporte une analyse technique et factuelle de la situation.
  • Ses conclusions permettent d’appuyer les actions du CSE et d’informer les autorités compétentes.

Que se passe-t-il si l’employeur conteste les résultats ?
Si l’employeur n’est pas d’accord avec les conclusions de l’expertise mandatée par le CSE, il lui appartient alors de réaliser une contre-enquête avec son propre expert. Les résultats des deux analyses pourront être comparés et confrontés pour établir une vision objective du danger signalé.

Cette démarche permet :

  • D’éviter les conflits stériles et d’apporter un débat éclairé sur la réalité du danger.
  • D’encadrer la discussion en s’appuyant sur des faits et des observations techniques.
  • D’accélérer la mise en place de mesures de prévention si le danger est confirmé.

Quels impacts pour les élus du CSE ?

➡️ Une responsabilité renforcée : Les représentants du personnel doivent agir rapidement et de manière coordonnéeface à une situation de danger.
➡️ Un rôle de vigie essentiel : Même si la saisine du juge leur est fermée, ils restent les premiers acteurs de la prévention des risques professionnels.
➡️ Une meilleure anticipation nécessaire : Pour éviter de se retrouver bloqués face à un employeur réticent, il est essentiel de connaître les recours possibles et de documenter toute situation de danger.

Conclusion : Des leviers d’action à maîtriser

Cette décision rappelle aux élus du Comité Social et Économique l’importance de leur rôle dans la prévention des risques professionnels et la protection des salariés. Si la saisine du juge en cas de désaccord sur un danger grave et imminent leur échappe, ils disposent d’outils efficaces pour agir :

✅ Mobiliser un expert libre pour garantir l’indépendance de l’enquête.
✅ Exiger une contre-enquête en cas de contestation de l’employeur.
✅ Faire appel à l’inspection du travail pour enclencher une procédure officielle.

Anticipez, documentez et mobilisez les bons interlocuteurs pour défendre efficacement la santé et la sécurité des salariés !



Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude




Projet d'ordre du jour CSE – Octobre 2026

Octobre 2026 : analyser, décider et préparer 2027

Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn