Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le Licenciement Verbal : Une Pratique à Risque pour l'Employeur et un Signal d'Alerte pour les Élus du CSE

Rédigé le Dimanche 21 Avril 2024 à 09:58 | Lu 654 fois modifié le Mardi 18 Juin 2024 - 17:39


Dans un monde professionnel où le respect des procédures légales est impératif, la récente décision de la Cour de cassation du 3 avril 2024 met en lumière une pratique à haut risque : le licenciement verbal. Cet arrêt, qui sanctionne l'annonce d'un licenciement par téléphone comme étant sans cause réelle et sérieuse, rappelle l'importance du respect scrupuleux des formes légales par les employeurs. Il souligne également le rôle crucial des élus du Comité Social et Économique (CSE) dans la veille au respect des droits des salariés et dans l'accompagnement de ces derniers dans des moments aussi critiques. Ce dossier examine les implications de cette décision pour les entreprises et leurs salariés, tout en insistant sur l'importance pour les élus du CSE d'être vigilants et proactifs dans leur mission de protection et de conseil.

Cass. soc. 3 avril 2024, n° 23-10931 FD


Le Licenciement Verbal : Une Pratique à Risque pour l'Employeur et un Signal d'Alerte pour les Élus du CSE
Le Licenciement Verbal : Une Pratique à Risque pour l'Employeur et un Signal d'Alerte pour les Élus du CSE
Dans un arrêt du 3 avril 2024, la Cour de cassation a tranché un cas qui souligne une nouvelle fois les risques associés au licenciement verbal, une pratique non seulement irrégulière mais qui peut s'avérer coûteuse pour les employeurs. Cet événement constitue un rappel crucial pour les élus du Comité Social et Économique (CSE) de l'importance de leur rôle dans la surveillance des procédures de licenciement et dans l'accompagnement des salariés concernés.

La Fragilité du Licenciement Verbal

Selon la loi, le licenciement, quel que soit son motif, doit être formalisé par une lettre de licenciement envoyée en recommandé avec avis de réception. Cette procédure vise à garantir les droits du salarié en lui fournissant une explication claire et documentée des raisons de son licenciement. Or, dans l'affaire jugée, un employeur a notifié un licenciement par téléphone le même jour que l'envoi de la lettre recommandée, rendant ainsi le licenciement verbal et par conséquent, sans cause réelle et sérieuse aux yeux de la justice.

Une Décision Coûteuse pour l'Employeur

L'acte jugé a mis en lumière une pratique malheureusement encore trop courante dans le monde du travail : celle de communiquer des décisions aussi cruciales que le licenciement de manière informelle. Dans ce cas précis, l'employeur a choisi d'informer le salarié par un appel téléphonique avant même l'envoi formel de la notification de licenciement, pensant peut-être humaniser le processus ou éviter une situation inconfortable. Cependant, cette approche a été jugée non seulement irrégulière mais aussi invalidante pour le licenciement lui-même.

Un Rappel pour les Élus du CSE

Cet événement doit servir de rappel aux élus du CSE sur l'importance de leur rôle de vigilance et de conseil. Les représentants du personnel doivent s'assurer que les employeurs respectent scrupuleusement les procédures légales, non seulement pour la protection des salariés mais aussi pour prévenir d'éventuels litiges coûteux pour l'entreprise. Ils doivent également accompagner et informer les salariés sur leurs droits et les procédures à suivre en cas de litige, leur assurant ainsi une défense efficace et informée.

Vers une Meilleure Sensibilisation

L'affaire jugée par la Cour de cassation rappelle l'importance cruciale du respect des procédures légales dans le processus de licenciement. Elle souligne également le rôle essentiel que jouent les élus du CSE dans la prévention des pratiques irrégulières et dans la protection des droits des salariés. C'est un appel à une vigilance renforcée et à une meilleure sensibilisation de tous les acteurs du monde du travail sur ces enjeux fondamentaux.


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude




Projet d'ordre du jour CSE – Octobre 2026

Octobre 2026 : analyser, décider et préparer 2027

Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn