Menu
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Consensus apparent sur la réforme du dialogue social

Rédigé le Mercredi 8 Novembre 2006 à 08:19 | Lu 3177 fois modifié le Jeudi 23 Novembre 2006 - 17:49


Le gouvernement a officiellement présenté la réforme du dialogue social aux partenaires sociaux.


«C'est une étape décisive dans ce contrat de confiance sociale que nous voulons passer», s'est réjoui Jean-Louis Borloo.
«C'est une étape décisive dans ce contrat de confiance sociale que nous voulons passer», s'est réjoui Jean-Louis Borloo.
CONSENSUS général... ou presque. Réunis au ministère de la Cohésion sociale pour la Commission nationale de la négociation collective, les syndicats et le patronat ont unanimement salué le projet de loi de « modernisation du dialogue social » que Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher leur ont officiellement présenté hier. Désormais, un gouvernement ne pourra plus engager une réforme touchant au marché du travail ou à l'emploi sans avoir auparavant proposé aux partenaires sociaux d'engager une négociation sur le sujet. Libre à eux de s'en emparer s'ils pensent aboutir à un accord ou de laisser le gouvernement travailler seul s'ils redoutent au contraire de ne pas s'entendre.

Le texte instaure également une rencontre annuelle entre les organisations syndicales et patronales et le gouvernement. Les premières « présentent l'état d'avancement des négociations interprofessionnelles en cours ainsi que le calendrier de celles qu'elles entendent mener ou lancer dans l'année à venir ». Le second présente les orientations de sa politique sociale ainsi que « le calendrier envisagé pour leur mise en oeuvre ».

« C'est une étape décisive dans ce contrat de confiance sociale que nous voulons passer », s'est réjoui Jean-Louis Borloo tandis que Gérard Larcher saluait pour sa part « un acte de confiance vis-à-vis des partenaires sociaux ». À FO, Michèle Biaggi a estimé que le texte « devrait mettre de l'huile dans les rouages en clarifiant les rôles respectifs de l'État et des partenaires sociaux ».

De fait, peu de voix discordantes se sont élevées à la sortie de la réunion, la tonalité générale étant à saluer un « premier pas » dont Maryse Dumas (CGT) a regretté qu'il ne conduise qu'« au milieu du gué ». Il est vrai que le texte du gouvernement n'aborde pas la question de la représentativité et qu'une réforme éventuelle est repoussée après la présidentielle de 2007 (lire ci-contre).

Inquiétudes de certains participants

Si tous les participants ont salué le principe de la réforme du dialogue social, une partie d'entre eux s'est toutefois alarmée de la rédaction du projet de loi qui précise que le texte sera applicable sauf en cas « d'urgence avérée ». Or c'est justement en invoquant l'urgence que Dominique de Villepin avait créé le CNE et le CPE. Et c'est justement pour éviter que des crises type CPE se reproduisent que le dialogue social est réformé. D'où l'inquiétude de certains participants qui redoutaient de voir dans cette mention une porte de sortie pour un gouvernement qui ne serait pas prêt à laisser les partenaires sociaux négocier. Dans l'immédiat, le projet de loi sera transmis dès aujourd'hui au Conseil d'État. Il sera présenté en Conseil des ministres à la fin du mois avant d'être examiné par l'Assemblée nationale début décembre, puis par le Sénat début janvier 2007.

Quant à savoir si les parlementaires accepteront de valider des accords négociés entre les syndicats et le patronat, Gérard Larcher se veut rassurant. « On a vu dans un certain nombre de pays, comme les Pays-Bas ou l'Espagne, que la pratique du dialogue social est telle que le Parlement lui-même prend l'habitude de dialoguer avec les partenaires sociaux de façon moins formelle et de prendre mieux en compte le fruit des négociations », a noté le ministre délégué à l'Emploi.


Dans la même rubrique :
< >

Ordre du jour | Cassation | Actualité | 📘 Livre blanc | Code CSE | Mission économique | Mission SSCT | Contact | Outre-mer | Santé au travail | IA et transformation du travail | FPH | QVCT & obligations légales | Dialogue & Négociation | Les grands dossiers d’Instant-CSE | Management RH, santé au travail et DUERP | Manager le travail réel | Prévenir et résoudre les tensions au travail | Vos questions, nos réponses d'experts


Projet d'ordre du jour Réunion CSE – Juillet 2026

Anticiper les risques estivaux, sécuriser les obligations de l'employeur et préparer les consultations de la rentrée

Le mois de juillet constitue une période charnière dans la vie des entreprises et des instances représentatives du personnel. Entre les départs en congés, les fortes chaleurs, les ajustements d'organisation et la préparation des consultations obligatoires de la rentrée, les élus du Comité social et économique (CSE) doivent rester pleinement mobilisés.

Cette réunion est l'occasion de vérifier que l'employeur respecte ses obligations légales en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, mais également d'anticiper les enjeux sociaux des prochains mois. Les récentes évolutions réglementaires, notamment en matière de prévention des risques liés à la chaleur, de maintien dans l'emploi, de gestion des activités sociales et culturelles (ASC) et de dialogue social, renforcent le rôle du CSE comme acteur de la prévention et de la gouvernance sociale.

Afin d'aider les élus à préparer efficacement leurs réunions, Instant-CSE propose un projet d'ordre du jour structuré, fondé sur les dispositions du Code du travail et les dernières actualités juridiques. Pour chaque sujet, vous trouverez les références légales applicables, les raisons d'inscrire le point à l'ordre du jour, des exemples de questions à poser à la direction et les objectifs stratégiques poursuivis. Une méthode concrète pour transformer les obligations légales en un dialogue social constructif et permettre aux élus d'exercer pleinement leur mandat.

Pierre DESMONT
26/06/2026



Derniers tweets

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
Mobile

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19