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Alcatel-Lucent maintient son plan de restructuration

Rédigé le Dimanche 25 Février 2007 à 11:42 | Lu 2408 fois modifié le Lundi 26 Février 2007 - 17:15



Alcatel-Lucent maintient son plan de restructuration
La restructuration du groupe Alcatel-Lucent se poursuit dans l'ambiguïté. A l'issue du comité de groupe européen, vendredi 23 février, la direction de l'équipementier de réseaux en télécommunications franco-américain a maintenu le plan social prévoyant 1 468 suppressions d'emplois.

La veille, l'intersyndicale (CFE-CGC, CGT, FO, CFTC et CFDT) avait affirmé que Gérard Larcher, le ministre délégué à l'emploi, avait proposé aux syndicats puis à la direction générale de constituer un groupe de travail sur la place et la stratégie des télécommunications, notamment la recherche et le développement, en France et de suspendre le plan social durant cette période.

"La direction nous a affirmé que le ministère ne lui avait pas fait cette demande et que nous avions mal interprété sa demande. La position du gouvernement doit être éclaircie", a souligné Alain Hurstel, secrétaire CFDT du comité de groupe européen. Interrogé, Alcatel-Lucent n'a pas souhaité dire si oui ou non le ministre délégué avait bien fait cette demande. Au ministère de l'emploi, M. Larcher n'a pas voulu non plus confirmer cette éventuelle proposition.

"Lors de cette réunion, Jean-Christophe Giroux, président d'Alcatel-Lucent France, a réexpliqué à M. Larcher que le groupe était engagé dans un plan mondial de restructuration lié à la fusion avec Lucent et au rachat d'une partie des activités de Nortel, indique-t-on chez Alcatel-Lucent. Il lui a dit aussi que les procédures se dérouleront à leur rythme partout en Europe et que le groupe prendrait le temps de la discussion."

MOBILISATION DES SYNDICATS

Vendredi, la direction d'Alcatel-Lucent a proposé de "renforcer le rôle d'échange et de dialogue du comité de groupe européen en complément de procédures locales". Des réunions avec les dirigeants des principales activités et sans doute avec Pat Russo, la directrice générale du groupe, devraient se tenir. "Il faut qu'elle vienne défendre elle-même des décisions aussi importantes", souligne M. Hurstel. Mme Russo n'a encore jamais rencontré les syndicats.

La direction s'est dite aussi "prête" à participer au groupe de travail proposé par le gouvernement aux côtés de tous les autres acteurs économiques du secteur (équipementiers et opérateurs).

Un peu plus tôt dans la journée, la réunion censée préparer le prochain comité central d'entreprise (CCE) d'Alcatel-Lucent France des 6 et 7 mars, la principale filiale du groupe, avait été reportée.

En attendant, les syndicats appellent les salariés à continuer la mobilisation. Le 1er mars, ils doivent rencontrer la Fédération européenne de la métallurgie, ce qui pourrait déboucher sur une grande manifestation européenne à Paris.

Sur les 12 500 suppressions d'emplois prévues, 48 % concernent les Etats-Unis, et 36 % l'Europe (16 % l'Asie et le reste du monde). Si l'on ne connaît pas précisément les chiffres pays par pays en Europe, la France, avec 1 468 suppressions d'emplois, est le pays le plus touché, devant l'Allemagne (870 postes), l'Espagne (environ 310), la Grande-Bretagne (environ 290) et l'Italie (entre 240 et 280).


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