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Licenciement

Rédigé le Samedi 5 Mai 2007 à 11:48 | Lu 597 fois modifié le Mardi 3 Juin 2008 - 11:29


Envoi de l'attestation Assédic avant la lettre de rupture : quelles conséquences ?


L'employeur qui rompt le contrat de travail d'un salarié doit impérativement l'informer de sa décision par un courrier écrit contenant les motifs de son licenciement (c. trav. art. L. 122-14-1 et L. 122-14-2). Tout autre mode d'information du salarié rend son licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Que se passe-t-il lorsque le salarié apprend la rupture de son contrat par un autre biais qu'une lettre de licenciement, puis reçoit ensuite ladite lettre ? Ce licenciement est-il ou non sans cause réelle et sérieuse ?

Difficile de répondre clairement à cette question lorsque l'employeur informe le salarié de son licenciement en lui adressant l'attestation Assédic qu'il doit lui remettre en fin de contrat avant de lui envoyer sa lettre de licenciement.

Le 11 février 2004, 2 salariés reçoivent leur attestation Assédic. Cette attestation mentionnant la date et le motif du licenciement, les voilà donc informés. Ils sont ensuite « régulièrement » licenciés le 26 avril 2004. Compte tenu de l'ordre d'envoi choisi par l'employeur, ils contestent la régularité de leur licenciement. La cour d'appel juge leur licenciement valable au motif que l'envoi de l'attestation Assédic avant la lettre de licenciement n'était qu'une erreur matérielle.

La Cour de cassation a confirmé la décision de la cour d'appel, ce qui ne manque pas de nous surprendre. Dans une autre décision récente (cass. soc. 23 janvier 2007, n° 05-43428 FD), elle avait jugé l'inverse dans une affaire similaire, en estimant qu'il ne s'agissait pas d'une simple erreur matérielle mais qu'il y avait bien licenciement sans cause réelle et sérieuse en l'absence de notification du licenciement.

Même s'il est difficile de savoir à quel saint se vouer en présence de décisions contradictoires, il nous paraît plus que souhaitable d'éviter les « erreurs » et d'adresser la lettre de licenciement avant l'attestation Assedic.

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Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



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