Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

«La seule réponse à la crise, c'est plus de protection»

Rédigé le Lundi 4 Mai 2009 à 10:14 | Lu 657 fois modifié le Lundi 4 Mai 2009 - 10:24


Le ministre du Travail revient sur les défilés du 1er Mai et assure que le gouvernement est «aux côtés» des Français inquiets.


«La seule réponse à la crise, c'est plus de protection»
LE FIGARO. - Quel bilan tirez-vous de ce 1er Mai ?
Brice HORTEFEUX - Ce fut une journée de tradition dans un contexte d'exception : la plus grave crise économique mondiale depuis 1929. Il est donc normal que nos concitoyens expriment leurs préoccupations. Mais analyser cette journée comme une opposition classique à un gouvernement, quel qu'il soit, me semble réducteur. Ce fut avant tout un témoignage collectif d'inquiétude après ceux de janvier et mars. J'observe néanmoins que le nombre de manifestants a été très nettement inférieur aux journées du 29 janvier et 19 mars, comme les responsables syndicaux l'ont eux-mêmes indiqué.

Depuis janvier, justement, vous semblez chercher à banaliser ces manifestations. Pourquoi ?
Les enjeux sont trop importants pour imaginer que nous aurions une posture tactique. Le gouvernement n'est pas face à ceux qui sont victimes de la crise mais à leurs côtés. Nous n'avons qu'une obsession : aider ceux qui sont touchés à surmonter les conséquences de cette crise, qui n'est ni nationale ni européenne, mais mondiale.

François Chérèque vous demande d'être «acteur», et pas seulement «observateur des problèmes». Vos réponses sont-elles suffisantes ?
Que les syndicats demandent plus et se retournent vers le gouvernement, c'est normal. La seule réponse à la crise, c'est davantage de protection, du concret et de la justice. Le président de la République a déjà décidé de très nombreuses mesures pour donner à ceux qui sont le plus touchés un emploi, une formation ou un revenu. C'est notamment le plan pour les jeunes. Les mesures prises depuis trois mois sont concrètes et concernent au total 10 millions de Français. La justice, c'est la fin des retraites chapeaux, des parachutes dorés, des stock-options et des bonus pour une poignée de dirigeants dont l'attitude écœure les 2,7 millions d'entrepreneurs qui travaillent dur. Cela dit, le dialogue social fonctionne bien. La création du fonds d'investissement social, proposé par la CFDT, est la conséquence des réunions entre les syndicats et le gouvernement avant le sommet social autour du président de la République le 18 février. Nous dialoguons, puis nous agissons.

Réfléchissez-vous à d'autres gestes ?
Il faut laisser du temps pour que les nombreuses mesures déjà prises se déploient et que leurs bénéficiaires en perçoivent les effets. Mais le sarkozysme, c'est la réactivité. Si la crise perdure ou s'intensifie, nous nous adapterons. Nous ferons à l'été avec les partenaires sociaux l'évaluation des mesures prises, et nous en tirerons ensemble les conséquences.

Les socialistes étaient présents dans les cortèges vendredi. Est-ce leur place ?
Les socialistes se raccrochent à des wagons que les syndicats placent en queue de train et dont certains s'arrêtent à Niort, puisque Ségolène Royal a renoncé à défiler avec Martine Aubry. Plus sérieusement, dans cette guerre contre la crise, les Français sont en droit d'attendre plus d'unité et de cohésion des différentes familles politiques.

Vous avez annoncé une nouvelle proposition de loi sur le travail le dimanche en juin. Est-ce une bonne réponse à la crise ?
Nous devons mettre tous les atouts de notre côté pour créer de l'emploi. C'est notre obsession. Il n'est pas question de remettre en cause le principe du repos dominical qui permet la vie de famille ou la pratique du culte. Je préfère parler de «la liberté du dimanche». Et j'engage une concertation avec les partenaires sociaux et les autorités religieuses concernées sur les modifications limitées aux zones géographiques que nous proposons. J'ai, par ailleurs, ouvert d'autres chantiers comme celui de la pénibilité et de l'amélioration des conditions de travail. Promouvoir la valeur travail, c'est aussi mieux prévenir les maladies professionnelles et les accidents du travail. Je suis, enfin, très déterminé à lutter contre les fraudes à la protection sociale car les sommes détournées - au moins 8 milliards d'euros - le sont au détriment de ceux qui en ont vraiment besoin.

Les Petits Chanteurs à la croix de bois n'ont plus le droit de travailler ! Comptez-vous intervenir ?
Il existe une législation protectrice qui réglemente les conditions exceptionnelles dans lesquelles les enfants peuvent travailler. Il n'est pas sûr que cette réglementation soit vraiment adaptée à toutes les chorales d'enfants. Avec Éric Woerth et Christine Albanel, nous allons, dès la semaine prochaine, prendre une initiative pour trouver une solution juridique et pratique, adaptée à la tradition des Petits Chanteurs à la croix de bois.

Vous venez de fêter vos cent jours au ministère de Travail. Regrettez-vous l'Immigration ?
Un homme politique ne doit jamais vivre avec un rétroviseur. En 2007, le président m'avait demandé de créer un nouveau ministère régalien. Ce que j'ai fait. Au Travail, ma mission est différente : je poursuis l'action d'un ministère créé en 1906. Je suis entièrement mobilisé dans ce ministère aux compétences très larges. Ma conception de l'engagement public, c'est de tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés.

En affichant leurs ambitions, plusieurs ministres ont pu laisser penser qu'ils s'ennuyaient. Le gouvernement est-il usé ?
Le gouvernement est totalement mobilisé. Il n'y a pas de place pour les desiderata des ego. Chacun a conscience qu'il ne faut plus faire étalage de ses aspirations personnelles. C'est ce que le président, en présence de François Fillon, a demandé aux ministres.

La polémique lancée par Ségolène Royal à propos de Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero n'a, semble-t-il, pas eu de conséquence sur le voyage du chef de l'État en Espagne.
Ce déplacement a été l'occasion de témoigner de l'amitié et de la considération qui lie Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero, en dépit de leurs engagements politiques différents. De plus, je suis certain que l'immense majorité de nos compatriotes a été fière d'observer Carla Bruni-Sarkozy, non seulement pour son élégance, mais aussi dans son engagement dans l'action humanitaire et l'insertion des jeunes en difficulté. Le succès de ce voyage est dû à une alchimie qui fait honneur à notre pays.



Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude | CSE et droit du travail en outre-mer




Projet d'ordre du jour CSE – Novembre 2026

Novembre 2026 : les élus du CSE doivent anticiper les décisions économiques et sociales de 2027, examiner les conditions de travail et obtenir des engagements concrets de leur employeur.

À quelques semaines de la fin de l'année, la réunion du CSE de novembre 2026 représente une étape importante du dialogue social. Budget prévisionnel, perspectives d'emploi, politique salariale, formation professionnelle, prévention des risques et activités sociales et culturelles : les décisions préparées aujourd'hui auront des conséquences directes sur les salariés en 2027.
Pour les élus, l'enjeu est de ne pas attendre que les arbitrages soient définitifs pour demander des explications et formuler des propositions. Instant-CSE propose un projet d'ordre du jour commenté, accompagné des références juridiques, des questions à poser à l'employeur et des objectifs stratégiques à poursuivre.
Ce modèle s'adresse principalement aux CSE des entreprises d'au moins 50 salariés. Il doit être adapté aux accords collectifs applicables, aux consultations déjà réalisées et à la situation de l'entreprise.

Pierre DESMONT
22/10/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn