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Continental : le plan social repoussé, la direction en accusation

Rédigé le Jeudi 14 Mai 2009 à 09:01 | Lu 2161 fois modifié le Jeudi 14 Mai 2009 - 09:03



Continental : le plan social repoussé, la direction en accusation
l devait débuter le 19 mai, le plan social de l'usine Continental de Clairoix est finalement repoussé d'un mois. A la suite d'une réunion entre syndicats et direction, mardi 12 mai, la direction a annoncé que la mise en œuvre du plan social ne débuterait que le 16 juin. "On a décidé, pour aller au-delà de la procédure stricte de consultation, de donner une fenêtre supplémentaire de quatre semaines pour négocier le plan d'accompagnement social qu'on souhaite exemplaire", a indiqué le président de Continental France, François Gérard.

"Chacun a fait des concessions pour pouvoir avancer dans l'intérêt de tous les salariés", a estimé pour sa part Antonio Da Costa, délégué syndical CFTC (majoritaire). Les syndicats ont obtenu, selon lui, la présence d'un membre du "comité de direction" de Continental AG, de trois membres de la direction France, de deux représentants de tous les syndicats et de leurs trois avocats, et d'un représentant de l'Etat lors de toutes les prochaines réunions. En contrepartie, les représentants syndicaux se sont engagés à mettre un terme aux violences et à redémarrer le travail le 2 juin, date de fin des travaux de remise en état du site.

La production de l'usine de Clairoix est à l'arrêt depuis le 22 avril, pour "raisons de sécurité" à cause de la destruction par des salariés du pavillon d'accueil – abritant notamment l'alarme incendie – après une décision de justice qui déboutait les salariés d'une demande d'annulation du plan social. Les syndicats se sont également engagés à suspendre toute procédure judiciaire jusqu'au 15 juin, a indiqué Antonio Da Costa.

UN RAPPORT ACCUSE LA DIRECTION

Mais les négociations pourraient être compliquées par un rapport dévoilé mardi par Le Courrier picard. Mandaté par le Comité central d'entreprise de Continental, le rapport du cabinet Secafi pointe la volonté de "délocalisation rampante" de la part de la direction de Continental. "La crise à bon dos", dénonçaient depuis mars les syndicats de l'usine de Clairoix, alors que la direction présentait "la fermeture nécessaire" du site en raison des baisses des ventes en Europe.

Le rapport d'expert met à mal la version de la direction en pointant la situation économique "particulièrement florissante" de la branche pneumatiques de Continental. Selon le rapport, le groupe utiliserait une "fenêtre de tir" pour se restructurer à moindre coût. Selon le cabinet Secafi, "la fermeture du site de Clairoix permettrait à celui de Timisoara (Roumanie), d'Otrokovice (République tchèque) et de Püchov (Slovaquie) de reprendre une croissance mise entre parenthèses ces six derniers mois", alors que ces sites n'ont pas encore atteint leur capacité maximale de production et continuent d'embaucher pour augmenter leur rendements.


Une autre conclusion du rapport vient confirmer les dires des employés de Continental Clairoix : la direction aurait organisé sciemment les surcoûts. De nombreux employés racontent en effet comment ils ont dû eux-mêmes former les employés de l'usine "sœur" de Timisoara en Roumanie avant de voir la production leur échapper.

La direction a aussi concentré sur l'usine des productions de petites séries de pneumatiques, ayant un taux de rebut élevé et plombant la productivité du site. Le coût trop élevé de la production est justement une des raisons principales qu'avait évoquées la direction le 11 mars lors de l'annonce de la fermeture du site et le licenciement de ses onze cent vingt salariés.


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Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



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