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Doux confirme la fermeture d'usine et la suppression de 637 emplois

Rédigé le Mercredi 23 Juillet 2008 à 11:56 | Lu 1716 fois modifié le Mercredi 23 Juillet 2008 - 12:00


250 salariés de chez Doux ont manifesté devant le siège social de l'entreprise à Châteaulin durant le comité central d'entreprise. Ils portaient tous les couleurs du Brésil pour dénoncer la délocalisation de la production.


Doux confirme la fermeture d'usine et la suppression de 637 emplois
A l'issue d'un comité central d'entreprise marathon à Châteaulin, dans le Finistère, Doux a confirmé la fermeture de trois sites, dont deux dans le Morbihan, et la suppression de 647 emplois. Les salariés obtiennent de maigres compensations de départ. la plupart estiment que l'industriel privilégie son implantation au Brésil.

« Le Brésil vit, le Breizh il se meurt » proclame une banderole posté par les salariés de Doux venus manifester durant le comité central d'entreprise. La sono crache de la samba et les manifestant sont habillé en jeune et vert. Pourtant ce n'est pas la fête. Michel Le Guellaud, délégué central CGT, explique cette touche sud-américaine. « Le groupe poursuit la destruction de la branche volaille fraîche en France tout en confortant ses usines brésiliennes. »

647 emplois en moins

La manifestation n'y changera rien. Sans surprise, la direction confirme la fermeture de l’unité d’abattage et de découpe de Locminé (451 salariés), de celle d’abattage de canards à Pleucadeuc (62 emplois) et de l’usine du Châtelet dans le Cher (134 emplois). Soit le quart des effectifs de la branche frais du groupe. La direction n'a pas donnée de date butoir, mais le couperet devrait tomber avant le 31 décembre 2008.

Le groupe finistérien explique cette violente restructuration industrielle par le lourd endettement (plus de 400 millions d'euros) qui le plombe. "Nous voulons optimiser notre capacité d'abattage en répartissant la production sur un nombre resteaint de sites", déclare la direction dans un communiqué. Doux, dans un langage très politiquement correcct, parle de plan de sauvegarde de l'emploi plutôt que d'un plan social.

Des primes pour faire passer le morceau

Le résultat est le même pour les personnes licenciées. La direction déclare qu'elle donnera « la priorité au reclassement interne » avec des aides à la mobilité. Elle promet également « des moyens conséquents visant à favoriser le reclassement externe, des formations et des mesures spécifiques pour les plus de 50 ans. »

Des primes pour adoucir la dragée et parce que la direction sait très bien qu'après 50 ans des salariés de l'agroalimentaire ont bien du mal à retrouver un emploi après un licenciement.


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