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Édito décembre 2016

Rédigé le Lundi 5 Décembre 2016 à 19:06 | Lu 153 fois modifié le Lundi 5 Décembre 2016 - 19:09



Depuis le 1er décembre, une entreprise dispose de bien plus d’outils juridiques pour licencier sans craindre d’être poursuivie devant les prud’hommes. La preuve avec trois exemples.
 
L’article 67 de la loi Travail ajoute de nouveaux motifs jugés légitimes pour procéder à un licenciement économique :
 
  • Des mutation technologiques.
  • Une réorganisation de l’entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité.
  • La cessation d’activité de l’entreprise.
  • Des difficultés économiques.
 
Ces dernières sont "caractérisées soit par l’évolution significative d’au moins un indicateur économique telle qu’une baisse des commandes ou du chiffre d’affaires, des pertes d’exploitation ou une dégradation de la trésorerie ou de l’excédent brut d’exploitation, soit par tout autre élément de nature à justifier de ces difficultés". La baisse de cet indicateur doit durer un certain temps, qui dépend de la taille de la société : un trimestre pour une entreprise de moins de onze salariés, deux trimestres consécutifs pour une entreprise d’au moins onze salariés et de moins de cinquante salariés, trois trimestres consécutifs pour une entreprise d’au moins cinquante salariés et de moins de trois cents salariés, quatre trimestres consécutifs pour une entreprise de trois cents salariés et plus. Pour les entreprises qui font partie d’un grand groupe, le calcul de la baisse du chiffre d’affaires, du carnet de commande, etc., doit se faire au niveau du groupe.
 
Il devient plus qu’essentiel que vous puissiez vous former pour mieux appréhender les nouvelles règles liées à votre mandat.
 
L’URSSAF renforce également les contrôles auprès des comités d’entreprise dans le cadre de l’attribution des cadeaux ou bons de fin d’année, désormais vous devez en plus de respecter les 5% de PMSS, vérifié les critères liés à la discrimination des salariés. En cas de constat de discrimination, l’URSSAF redressera l’entreprise et le montant total de la facture sera soumis à charge sociale.
 
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année. L’année 2017 sera à mon sens riche en changement juridique qui va vous impliquer au quotidien.


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Projet d'ordre du jour CSE – Novembre 2026

Novembre 2026 : les élus du CSE doivent anticiper les décisions économiques et sociales de 2027, examiner les conditions de travail et obtenir des engagements concrets de leur employeur.

À quelques semaines de la fin de l'année, la réunion du CSE de novembre 2026 représente une étape importante du dialogue social. Budget prévisionnel, perspectives d'emploi, politique salariale, formation professionnelle, prévention des risques et activités sociales et culturelles : les décisions préparées aujourd'hui auront des conséquences directes sur les salariés en 2027.
Pour les élus, l'enjeu est de ne pas attendre que les arbitrages soient définitifs pour demander des explications et formuler des propositions. Instant-CSE propose un projet d'ordre du jour commenté, accompagné des références juridiques, des questions à poser à l'employeur et des objectifs stratégiques à poursuivre.
Ce modèle s'adresse principalement aux CSE des entreprises d'au moins 50 salariés. Il doit être adapté aux accords collectifs applicables, aux consultations déjà réalisées et à la situation de l'entreprise.

Pierre DESMONT
22/10/2026



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