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Forte mobilisation pour le 1er mai unitaire.

Rédigé le Lundi 4 Mai 2009 à 10:31 | Lu 1197 fois modifié le Lundi 4 Mai 2009 - 10:33



Une forte mobilisation pour un 1er Mai, mais sans commune mesure avec les impressionnantes manifestations des 29 janvier et 19 mars. Des centaines de milliers de personnes, 465.000 selon la police, plus de 1,2 million selon la CGT, ont défilé vendredi dans toute la France à l'appel de tous les syndicats pour exiger un changement de politique économique et sociale face à la crise.

A Paris, le cortège a rassemblé 160.000 personnes selon les syndicats, 65.000 selon la police, dont 4.000 militants du PS parmi lesquels plusieurs ténors et notamment la Première secrétaire Martine Aubry. Les manifestants ont défilé vendredi après-midi entre la place Denfert-Rochereau et celle de la Bastille.

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, avait de son côté rejoint les rangs des manifestants à Niort (Deux Sèvres).

Les huit organisations (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, FSU, UNSA, Solidaires) à l'origine de ce 1er Mai véritablement unitaire pour la première fois dans l'histoire syndicale en France, se retrouveront lundi prochain à partir de 17h au siège de la CFTC à Paris pour décider des suites.

Vendredi en fin d'après-midi, l'UMP a affirmé que l'ampleur de la mobilisation avait été "inférieure aux attentes des organisateurs", tout en reconnaissant que les manifestations "ont traduit une inquiétude légitime des salariés du privé face à la dégradation de la situation de l'emploi".

L'UMP assure que "le gouvernement, depuis la mise en place des différents plans de relance et d'actions en faveur des salariés et des entreprises, ainsi qu'à travers les différentes mesures issues du sommet social du 18 février, a d'ores et déjà apporté des réponses appropriées". Elle renvoie la balle aux partenaires sociaux pour qu'ils renouent "les fils d'un dialogue constructif seul susceptible de répondre efficacement aux attentes des salariés".

Vendredi, la CGT a recensé 283 manifestations à travers toute la France. Pour les syndicats, qui rejettent toute comparaison avec les journées de mobilisation du 29 janvier (1 à 2,5 millions de personnes dans les rues selon les sources) et du 19 mars (1,2 à 3 millions de personnes), cette journée est "un succès".

"Il y a cinq à six fois plus de manifestants que lors d'un 1er Mai traditionnel", a assuré le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, présent en tête du cortège parisien aux côtés des secrétaires généraux et présidents des sept autres organisations syndicales. Entre 100.000 et 200.000 personnes avaient défilé dans toute la France lors du 1er Mai 2008.

"Il y aura d'autres manifestations. Il y a une tension. Le gouvernement doit prendre la mesure de ce qui se passe et le sentiment d'injustice que ressentent beaucoup de salariés", a déclaré de son côté le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, appelant également le patronat à "accepter de discuter des salaires, du partage de la valeur ajoutée".

La plupart des défilés se sont déroulés vendredi en fin de matinée. Dans l'Est de la France, selon les chiffres de la police, les manifestants étaient 11.000 à Nancy, 4.000 à Strasbourg, 3.000 à Metz ou encore 2.400 à Besançon.

A Bordeaux, la police a comptabilisé 13.500 personnes, et la CGT 33.000 vendredi matin, des chiffres en baisse par rapport au 19 mars, mais plus élevés que lors du 1er Mai 2008.

La situation était similaire à Montpellier où entre 5.000 (préfecture) et 15.000 personnes (syndicats) ont défilé vendredi matin, soit une mobilisation très inférieure aux manifestations de janvier et mars derniers, mais beaucoup plus importante que le 1er mai 2008.

A Marseille, la police a compté 8.500 manifestants, les organisateurs 35.000. Ils étaient également entre 10.000 et 15.000 à Lyon selon les sources, 15.000 à 30.000 à Toulouse, entre 6.000 et 20.000 à Saint-Etienne, ou encore 3.000 à Niort selon les organisateurs et la police.


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