Menu
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La loi travail adoptée à l’Assemblée nationale, pas de motion de censure de gauche

Rédigé le Mercredi 6 Juillet 2016 à 20:42 | Lu 823 fois modifié le Jeudi 7 Juillet 2016 - 15:14


#LoiTravail #dialoguesocial


La loi travail adoptée à l’Assemblée nationale, pas de motion de censure de gauche
La loi travail adoptée à l’Assemblée nationale, pas de motion de censure de gauche
Alors que Manuel Valls, Premier ministre, a de nouveau utilisé l'arme constitutionnelle du 49-3 pour forcer l'adoption du projet de loi relatif «au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels». Le texte a donc été adopté, ce mercredi 6 juillet, à l'Assemblée nationale. Que contient-il?
 
La primauté des accords d'entreprise :
 
L'article 2 est celui qui a le plus cristallisé l'opposition. Il consacre la primauté des accords d'entreprise pour l'aménagement du temps de travail, la fixation du taux de majoration des heures supplémentaires, la rémunération des temps de restauration et de pause. Le gouvernement a tout de même lâché du lest la semaine dernière via des amendements pour réaffirmer le rôle des branches. En effet, les accords d'entreprises ne pourront pas être moins favorables que les accords de branche sur les sujets d'égalité professionnelle et de pénibilité. Pour les PME de moins de 50 salariés, l'employeur pourra moduler la durée de travail hebdomadaire sans avoir à passer par un quelconque accord mais pour une durée de moins de neuf semaines.
 
Le licenciement économique :
 
Le licenciement économique pourra être autorisé à partir d'un trimestre de baisse du chiffre d'affaires pour les entreprises de moins de 11 salariés, deux trimestres consécutifs pour celles de 11 à 50 salariés, trois trimestres consécutifs pour celles de 50 à 300 salariés et enfin quatre trimestres consécutifs pour celles de plus de 300 salariés.
 
Accord majoritaire :
 
Actuellement, il y a deux possibilités pour les accords: soit un accord majoritaire, soit la signature de syndicats représentant 30% des salariés sans que ceux représentant 50% ne s'y opposent.
 
Le texte propose une nouvelle possibilité. Si un accord n'est pas soutenu par la majorité des syndicats, ceux représentant au moins 30% des salariés pourront demander aux salariés de se prononcer directement. En cas de vote majoritaire des salariés, l'accord sera validé.
En outre les délégués syndicaux pourront consacrer plus de temps à leur activité syndicale, soit 20% de temps en plus.
 
Congés et protection :
 
En cas de décès d'un enfant, le congé du salarié est porté de deux à cinq jours. Celui pour la mort des parents et beaux-parents, d'un frère ou d'une sœur, passe d'un à deux jours.
La période d'interdiction du licenciement pour les mères revenant de congé maternité passe de 4 à 10 semaines.
 
Forfait-jour (décompte du temps de travail en jours et non pas en heures) :
 
Le texte sécurise les accords de forfaits jour passés dans le cadre des négociations sur les 35 heures.
 
 
 
 
Accord de préservation dans l'emploi :
 
En cas d'obtention d'un nouveau marché, l'employeur pourra demander à ses salariés de travailler davantage. Cet accord primera sur le contrat. En revanche, l'employeur ne peut pas faire baisser la rémunération mensuelle. Les salariés refusant ces accords s'exposent à un licenciement pour «motif spécifique».
 
Garantie jeunes :
 
Le nouveau texte prévoit une généralisation de la garantie jeunes, qui deviendra un droit personnel et universel pour tous les jeunes sans emploi ni formation. Ce dispositif expérimental offre, pour une durée d'un an, un accompagnement renforcé, des périodes en entreprise et une allocation mensuelle de 450 euros.
 
CPA :
 
Dès 2017, le CPA regroupera le compte personnel de formation (CPF), le compte pénibilité (C3P) et un nouveau «compte d'engagement citoyen». Il sera ouvert aux retraités.


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | 📘 Livre blanc | Code CSE | Mission économique | Mission SSCT | Contact | Outre-mer | Santé au travail | IA et transformation du travail | FPH | QVCT & obligations légales | Dialogue & Négociation | Les grands dossiers d’Instant-CSE | Management RH, santé au travail et DUERP | Manager le travail réel | Prévenir et résoudre les tensions au travail | Vos questions, nos réponses d'experts


Projet d'ordre du jour Réunion CSE – Juillet 2026

Anticiper les risques estivaux, sécuriser les obligations de l'employeur et préparer les consultations de la rentrée

Le mois de juillet constitue une période charnière dans la vie des entreprises et des instances représentatives du personnel. Entre les départs en congés, les fortes chaleurs, les ajustements d'organisation et la préparation des consultations obligatoires de la rentrée, les élus du Comité social et économique (CSE) doivent rester pleinement mobilisés.

Cette réunion est l'occasion de vérifier que l'employeur respecte ses obligations légales en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, mais également d'anticiper les enjeux sociaux des prochains mois. Les récentes évolutions réglementaires, notamment en matière de prévention des risques liés à la chaleur, de maintien dans l'emploi, de gestion des activités sociales et culturelles (ASC) et de dialogue social, renforcent le rôle du CSE comme acteur de la prévention et de la gouvernance sociale.

Afin d'aider les élus à préparer efficacement leurs réunions, Instant-CSE propose un projet d'ordre du jour structuré, fondé sur les dispositions du Code du travail et les dernières actualités juridiques. Pour chaque sujet, vous trouverez les références légales applicables, les raisons d'inscrire le point à l'ordre du jour, des exemples de questions à poser à la direction et les objectifs stratégiques poursuivis. Une méthode concrète pour transformer les obligations légales en un dialogue social constructif et permettre aux élus d'exercer pleinement leur mandat.

Pierre DESMONT
26/06/2026



Derniers tweets

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
Mobile

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19