Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La notion d’avantage individuel acquis

Rédigé le Lundi 8 Septembre 2008 à 12:10 | Lu 2748 fois modifié le Lundi 8 Septembre 2008 - 12:14


En cas de dénonciation d’un accord collectif et à défaut d'accord de substitution conclu dans le délai d'un an, l’article L. 2261-13 du code du travail permet aux salariés de conserver les avantages individuels qu’ils ont acquis (par exemple, l’octroi d’un jour de congé supplémentaire lorsque le jour de repos coïncide avec un jour férié) en application de l’accord dénoncé.


La notion d’avantage individuel acquis

En matière de rémunération, les tribunaux ont admis depuis longtemps que les salariés ont droit au maintien de leur niveau de rémunération au jour de la dénonciation. Mais, qu’en est-il de sa structure ? Dans deux arrêts du 1er juillet 2008, la Cour de cassation juge que la structure de la rémunération résultant d’un accord collectif dénoncé constitue, au même titre que le niveau de rémunération, un avantage individuel acquis et incorporé au contrat de travail à la date de la dénonciation.

Dans l’affaire soumise à la Cour de cassation, un salarié bénéficiait, en vertu d'accords collectifs conclus en 1985, d'une prime d'ancienneté et d'une prime dite de « durée d'expérience ». Après la dénonciation de ces accords en 2002, l'employeur a informé les salariés que ces primes seraient intégrées dans leur rémunération de base et n’apparaîtraient plus de manière distincte sur leur bulletin de salaire. Le salarié saisit alors la justice pour demander la rectification de ses bulletins de salaire : il souhaite que ceux-ci continuent de faire apparaître distinctement les primes litigieuses, la structure de sa rémunération constituant, selon lui, un avantage individuel acquis.

L'employeur estime, au contraire, que si le salarié a droit au maintien du niveau de la rémunération globale atteint au jour où l’accord collectif a été dénoncé - salaire de base et primes - au titre des avantages individuels acquis, il ne peut plus prétendre pour l’avenir au maintien de la structure de cette rémunération, celle-ci ne constituant pas un avantage individuel acquis au sens du Code du travail.

La Cour de cassation se prononce en faveur du salarié et juge que la structure de la rémunération résultant d'un accord collectif dénoncé constitue, à l'expiration du délai de survie de l’accord dénoncé, un avantage individuel acquis incorporé au contrat de travail des salariés à la date de la dénonciation. Dès lors, l'employeur ne peut modifier la structure de la rémunération sans l'accord des salariés, quand bien même il estimerait les nouvelles modalités de rémunération plus favorables aux intéressés.

Cass. soc., 1er juillet 2008, pourvoi n° 07-40.799


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 22 Octobre 2026 - 07:44 Projet d'ordre du jour CSE – Novembre 2026

Jeudi 24 Septembre 2026 - 11:14 Projet d'ordre du jour CSE – Octobre 2026

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude | CSE et droit du travail en outre-mer




Projet d'ordre du jour CSE – Novembre 2026

Novembre 2026 : les élus du CSE doivent anticiper les décisions économiques et sociales de 2027, examiner les conditions de travail et obtenir des engagements concrets de leur employeur.

À quelques semaines de la fin de l'année, la réunion du CSE de novembre 2026 représente une étape importante du dialogue social. Budget prévisionnel, perspectives d'emploi, politique salariale, formation professionnelle, prévention des risques et activités sociales et culturelles : les décisions préparées aujourd'hui auront des conséquences directes sur les salariés en 2027.
Pour les élus, l'enjeu est de ne pas attendre que les arbitrages soient définitifs pour demander des explications et formuler des propositions. Instant-CSE propose un projet d'ordre du jour commenté, accompagné des références juridiques, des questions à poser à l'employeur et des objectifs stratégiques à poursuivre.
Ce modèle s'adresse principalement aux CSE des entreprises d'au moins 50 salariés. Il doit être adapté aux accords collectifs applicables, aux consultations déjà réalisées et à la situation de l'entreprise.

Pierre DESMONT
22/10/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn