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Natixis: 850 suppressions d'emplois en interne, 800 chez les prestataires

Rédigé le Mardi 3 Juin 2008 à 11:02 | Lu 1639 fois modifié le Mardi 3 Juin 2008 - 11:04



Natixis: 850 suppressions d'emplois en interne, 800 chez les prestataires
La banque d'affaires française Natixis, touchée par la crise des crédits immobiliers à risque, va supprimer 850 emplois, sur un effectif total de 22.000, auxquels s'ajouteront selon un syndicat 800 autres suppressions d'emplois chez les prestataires extérieurs.

La direction a annoncé jeudi dans un communiqué qu'elle allait supprimer 850 emplois en interne. Le calendrier n'a pas été précisé.

En ajoutant 800 suppressions chez les prestataires extérieurs, le nombre de suppressions d'emplois se monte à 1.650, selon la CGT de Natixis qui cite un document de la direction du groupe.

La direction n'a pas souhaité commenter ce chiffre, rappelant qu'elle est "tenue à une obligation de confidentialité jusqu'à la réunion du Comité central d'entreprise (CCE) le 6 juin prochain".

Dans un communiqué diffusé jeudi, la CGT critique des suppressions d'emplois "massives et ciblées".

Dans la maison mère, 482 suppressions d'emploi interviendront dans la Banque de financement d'investissement (BFI) et 356 dans les fonctions de support (informatique, comptabilité, ressources humaines), selon la CGT.

Le syndicat précise que les "back-office" de province, qui gèrent les comptes des gros clients à Marseille, Lyon, Toulouse et Strasbourg, vont disparaître. Le plan prévoit aussi une "réduction de la voilure" dans les salles de marché.

"La direction est dans une logique de mutualisation des pertes et de privatisation des profits", a dénoncé Jean-Marc Plantier, porte-parole de la CGT, interrogé par l'AFP. "On fait payer la crise à la grande masse des salariés alors qu'il n'y a pas de pause du côté des bonus des dirigeants".

Les syndicats ont été convoqués au CCE du 6 juin "concernant la mise en oeuvre d'un plan social sur le périmètre de la maison mère".

Plus exposée aux turbulences financières en raison du poids en son sein des activités de marché, Natixis avait annoncé à la mi-mai un plan combinant "une réduction importante du recours aux prestataires externes et une baisse des effectifs internes", sans les chiffrer, afin d'économiser 400 millions d'euros d'ici 2009.

Le bénéfice net de la filiale des groupes Banque Populaire et Caisse d'Epargne a presque fondu de moitié au premier trimestre à 69 millions d'euros.

La crise des prêts immobiliers à risque ("subprime") a coûté près de 2 milliards d'euros au total à Natixis sur les deux derniers trimestres. La dernière née des banques françaises veut économiser 10% de ses coûts fixes "à l'horizon 2009".

Le Crédit Agricole, dont le bénéfice a été divisé par trois au premier trimestre, a annoncé le lancement d'une augmentation de capital ainsi qu'un plan de cession d'actifs et de maîtrise des charges. La banque verte a assuré qu'il n'y aurait pas de plan social.


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