Connectez-vous S'inscrire
Instant-CSE
Instant-CSE


Instant-CE accompagne les représentants du personnel et les organisations dans la structuration juridiquement sécurisée des politiques de qualité de vie et des conditions de travail.
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Retraites : comment le gouvernement compte équilibrer le système d'ici à 2020


Rédigé le Mercredi 16 Juin 2010 à 14:57 | Lu 751 fois | 0 commentaire(s) modifié le Mercredi 16 Juin 2010 - 14:59


Les Echos - 14/06/2010
par VINCENT COLLEN


Retraites : comment le gouvernement compte équilibrer le système d'ici à 2020
François Fillon l'a encore rappelé samedi : le report de l'âge légal à 62 ou 63 ans est la clef de voûte de la réforme des retraites que le gouvernement doit présenter mercredi. Mais il faut aussi trouver des recettes supplémentaires pour équilibrer les régimes à l'horizon de 2020, car cela ne suffira pas. Les derniers arbitrages sont en train d'être rendus.

Les derniers arbitrages pour la réforme des retraites sont en train d'être rendus. Mardi soir une dernière réunuion de travail doit rassembler Nicolas Sarkozy, François Fillon et Eric Woerth. Ce dernier doit présenter le lendemain mercredi l'avant-projet de loi indiquait-on hier rue de Grenelle. Le lendemain de la journée de mobilisation de Force ouvrière. De nombreux points restent à régler, et pas des moindres, puisque le nouvel âge légal -62 ou 63 ans -n'est pas fixé.

L'objectif financier de la réforme, lui, est arrêté : elle devra permettre d'équilibrer l'ensemble du système de retraites français à l'horizon de 2020. Le besoin de financement à cette date est prévu à 45 milliards d'euros, dans un scénario économique qualifié d'intermédiaire, mais qui est en réalité relativement optimiste puisqu'il prévoit un taux de chômage de 4,5 % dans dix ans. L'essentiel de ce besoin de financement serait porté par le régime général (près de 19 milliards) et la fonction publique d'Etat (21 milliards). « Ce défi exige de travailler plus longtemps, et donc d'augmenter la durée de cotisation et l'âge d'ouverture des droits » , a encore dit samedi le Premier ministre, François Fillon.
Pour le régime général, la feuille de route est relativement claire. Le report de l'âge légal d'un trimestre par an, qui est le plus probable, amènerait à décaler cette borne à 62 ans et demi en 2020. Cela permettrait d'économiser des sommes considérables, et aussi de dégager des excédents dans les régimes complémentaires Agirc et Arcco. Mais pas assez pour éradiquer le déficit (voir graphique). Il faudra donc des recettes nouvelles, à hauteur de 3 à 4 milliards d'euros. D'abord, la taxation des hauts revenus et des revenus du capital. Sur ce point, le gouvernement n'a pas encore décidé comment les ménages seraient mis à contribution.

Un jeu de vases communicants

L'annualisation des allégements de charges pour les bas salaires, qui, lui, est arrêté, ferait économiser environ 2 milliards. D'autres recettes sont à l'étude: contribution sur les stock-options, sur l'intéressement et les participations... En cessant d'alimenter le Fonds de réserve des retraites, on gagnerait 1,5 milliard.

Tout cela ne suffit pas. En réalité, le gouvernement compte beaucoup sur un jeu de vases communicants entre l'assurance-chômage et l'assurance-vieillesse. L'idée, déjà retenue en 2003, est d'augmenter les cotisations retraite et de réduire les cotisations chômage. Cela ne sera possible au plus tôt qu'en 2015-2020, date à laquelle la situation financière de l'Unedic le permettrait. On pourrait alors transférer environ 9 milliards d'euros de cotisations vers l'assurance-vieillesse. En théorie en tous cas, car l'équation repose sur un scénario économique assez optimiste.

Pour la fonction publique, le plan de financement est moins net à ce stade. Le report de l'âge légal rapportera beaucoup moins que dans le privé, car il ne se traduira pas par des cotisations supplémentaires -les effectifs de fonctionnaires sont le résultat d'une décision politique. L'alignement du taux de cotisation du public sur celui du privé rapporterait environ 3 milliards, mais il ne pourrait être mis en oeuvre que progressivement, et il devrait être au moins partiellement compensé par des hausses de salaire pour ne pas pénaliser le pouvoir d'achat des agents. La suppression des départs à la retraite après quinze ans de service pour les fonctionnaires qui ont eu trois enfants permettrait aussi des économies substantielles, même si elle semble difficile à mettre en oeuvre pour les enfants déjà nés.



Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Analyse juridique et stratégique au service du dialogue social

Quand le droit devient un levier de prévention, de crédibilité et d’efficacité pour le CSE.

Comprendre le droit du travail ne suffit plus : encore faut-il savoir l’analyser, l’interpréter et l’utiliser au bon moment pour sécuriser les décisions collectives et renforcer le dialogue social. Face à des situations de travail de plus en plus complexes, les élus du CSE doivent pouvoir s’appuyer sur une lecture juridique claire et structurée, sans basculer dans une logique contentieuse ou défensive.
L’offre Analyse juridique et stratégique au service du dialogue social propose un accompagnement annuel permettant aux élus de décrypter le cadre légal applicable, d’anticiper les risques sociaux et d’exercer pleinement leurs missions dans le respect des prérogatives fixées par le Code du travail, au service de la prévention, de la qualité du dialogue social et du travail réel.

Pierre DESMONT
27/12/2025




Plus de prévisions: Meteo paris 30 jours

Partager ce site

Derniers tweets

Dans la boutique

Formations (3)

Formations pour les élus du CSE

Santé au travail (2)

Une formation en santé au travail est un ensemble structuré d'apprentissages et d'enseignements visant à former les professionnels et les employés sur les aspects liés à la santé et à la sécurité au sein du milieu professionnel.