Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Retraites complémentaires : le départ à 60 ans n'est pas remis en question

Rédigé le Mardi 24 Mars 2009 à 08:47 | Lu 1072 fois modifié le Vendredi 3 Avril 2009 - 08:50


Les règles des régimes Arrco et Agirc resteront en vigueur jusqu'à fin 2010, selon le projet finalisé hier. Le patronat renonce à demander un report de l'âge de départ. Les partenaires sociaux s'en remettent à l'Etat pour une réforme d'ensemble.


Retraites complémentaires : le départ à 60 ans n'est pas remis en question
Le départ à la retraite à 60 ans avec une pension à taux plein n'est pas remis en question. Pour le moment. Le patronat a finalement renoncé à cette revendication hier, lors de la dernière séance de négociation sur les régimes de retraite complémentaire Agirc (pour les cadres) et Arrco (pour tous les salariés du privé). « Ce n'était manifestement pas acceptable par les syndicats », s'est justifié Jean-René Buisson, négociateur pour le Medef. L'organisation patronale demandait auparavant un report de l'âge de départ à 61 ans en 2014.
Le texte auquel les partenaires sociaux ont abouti, et qui doit encore être signé, maintient un parfait statu quo jusqu'au 31 décembre 2010. Et ne règle donc en rien les problèmes des deux régimes, qui seront cette année, pour la première fois, dans le rouge. L'Arrco et l'Agirc devront donc puiser dans leurs réserves pour éponger leurs déficits, à hauteur de 3,5 milliards d'euros en 2009 et 2010.

« Vrais reculs du patronat »

Les partenaires sociaux ont préféré s'en remettre à l'Etat pour réformer « l'ensemble des paramètres » du système de retraite français, pour les régimes complémentaires comme pour le régime de base. Y compris « l'âge de la retraite », lors d'un « rendez-vous que les pouvoirs publics devront fixer en 2010 ».
En attendant, toutes les règles actuelles des retraites complémentaires, qui concernent 11 millions de retraités et 18 millions de salariés du privé, sont reconduites. L'AGFF, mécanisme qui permet de financer la part complémentaire des départs à 60 ans, est prolongée (lire ci-contre). Les cotisations n'augmenteront pas, et tous les avantages familiaux sont maintenus. Inconvénient : le rendement des pensions va donc continuer à se détériorer, comme c'est le cas depuis plusieurs années.
« On a été entendus. On obtient de vrais reculs du patronat, se félicite Jean-Louis Malys, négociateur pour la CFDT. Le Medef a fait preuve, pour une fois, de sagesse, en renonçant sur l'âge de la retraite, c'est un acquis important. » Se disant « plutôt satisfait » du texte, il laisse entendre que la CFDT serait prête à le signer. Les syndicats devront se prononcer d'ici au 31 mars, date à laquelle l'accord actuel sur l'Arrco et l'Agirc expire.

« Cet accord n'est pas glorieux »

La CGT, elle, ne devrait pas signer. « Le patronat plie mais ne rompt pas, analyse Eric Aubin. La mobilisation du 19 mars a pesé, la question de l'âge n'apparaît plus. Mais les rendements vont continuer à baisser, et le Medef s'oppose à toute hausse des cotisations, même salariales. C'est une solution qui ne nous convient pas. »
Les autres syndicats sont circonspects et ne se sont pas prononcés précisément, hier, sur le texte. « Cet accord n'est pas glorieux, admet Bernard Devy (FO). On avait plus d'ambition pour l'avenir des régimes de retraite complémentaire. » « Le texte ne pérennise rien du tout, car on continue à baisser les rendements », regrette Danièle Karniewicz (CGC). « Nous avons limité les dégâts », estime pour sa part Pascale Coton (CFTC).



Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude




Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn