Menu
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Retraites complémentaires : le départ à 60 ans n'est pas remis en question

Rédigé le Mardi 24 Mars 2009 à 08:47 | Lu 1051 fois modifié le Vendredi 3 Avril 2009 - 08:50


Les règles des régimes Arrco et Agirc resteront en vigueur jusqu'à fin 2010, selon le projet finalisé hier. Le patronat renonce à demander un report de l'âge de départ. Les partenaires sociaux s'en remettent à l'Etat pour une réforme d'ensemble.


Retraites complémentaires : le départ à 60 ans n'est pas remis en question
Le départ à la retraite à 60 ans avec une pension à taux plein n'est pas remis en question. Pour le moment. Le patronat a finalement renoncé à cette revendication hier, lors de la dernière séance de négociation sur les régimes de retraite complémentaire Agirc (pour les cadres) et Arrco (pour tous les salariés du privé). « Ce n'était manifestement pas acceptable par les syndicats », s'est justifié Jean-René Buisson, négociateur pour le Medef. L'organisation patronale demandait auparavant un report de l'âge de départ à 61 ans en 2014.
Le texte auquel les partenaires sociaux ont abouti, et qui doit encore être signé, maintient un parfait statu quo jusqu'au 31 décembre 2010. Et ne règle donc en rien les problèmes des deux régimes, qui seront cette année, pour la première fois, dans le rouge. L'Arrco et l'Agirc devront donc puiser dans leurs réserves pour éponger leurs déficits, à hauteur de 3,5 milliards d'euros en 2009 et 2010.

« Vrais reculs du patronat »

Les partenaires sociaux ont préféré s'en remettre à l'Etat pour réformer « l'ensemble des paramètres » du système de retraite français, pour les régimes complémentaires comme pour le régime de base. Y compris « l'âge de la retraite », lors d'un « rendez-vous que les pouvoirs publics devront fixer en 2010 ».
En attendant, toutes les règles actuelles des retraites complémentaires, qui concernent 11 millions de retraités et 18 millions de salariés du privé, sont reconduites. L'AGFF, mécanisme qui permet de financer la part complémentaire des départs à 60 ans, est prolongée (lire ci-contre). Les cotisations n'augmenteront pas, et tous les avantages familiaux sont maintenus. Inconvénient : le rendement des pensions va donc continuer à se détériorer, comme c'est le cas depuis plusieurs années.
« On a été entendus. On obtient de vrais reculs du patronat, se félicite Jean-Louis Malys, négociateur pour la CFDT. Le Medef a fait preuve, pour une fois, de sagesse, en renonçant sur l'âge de la retraite, c'est un acquis important. » Se disant « plutôt satisfait » du texte, il laisse entendre que la CFDT serait prête à le signer. Les syndicats devront se prononcer d'ici au 31 mars, date à laquelle l'accord actuel sur l'Arrco et l'Agirc expire.

« Cet accord n'est pas glorieux »

La CGT, elle, ne devrait pas signer. « Le patronat plie mais ne rompt pas, analyse Eric Aubin. La mobilisation du 19 mars a pesé, la question de l'âge n'apparaît plus. Mais les rendements vont continuer à baisser, et le Medef s'oppose à toute hausse des cotisations, même salariales. C'est une solution qui ne nous convient pas. »
Les autres syndicats sont circonspects et ne se sont pas prononcés précisément, hier, sur le texte. « Cet accord n'est pas glorieux, admet Bernard Devy (FO). On avait plus d'ambition pour l'avenir des régimes de retraite complémentaire. » « Le texte ne pérennise rien du tout, car on continue à baisser les rendements », regrette Danièle Karniewicz (CGC). « Nous avons limité les dégâts », estime pour sa part Pascale Coton (CFTC).



Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Ordre du jour | Cassation | Actualité | 📘 Livre blanc | Code CSE | Mission économique | Mission SSCT | Contact | Outre-mer | Santé au travail | IA et transformation du travail | FPH | QVCT & obligations légales | Dialogue & Négociation | Les grands dossiers d’Instant-CSE | Management RH, santé au travail et DUERP | Manager le travail réel | Prévenir et résoudre les tensions au travail | Vos questions, nos réponses d'experts


Projet d'ordre du jour Réunion CSE – Juillet 2026

Anticiper les risques estivaux, sécuriser les obligations de l'employeur et préparer les consultations de la rentrée

Le mois de juillet constitue une période charnière dans la vie des entreprises et des instances représentatives du personnel. Entre les départs en congés, les fortes chaleurs, les ajustements d'organisation et la préparation des consultations obligatoires de la rentrée, les élus du Comité social et économique (CSE) doivent rester pleinement mobilisés.

Cette réunion est l'occasion de vérifier que l'employeur respecte ses obligations légales en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, mais également d'anticiper les enjeux sociaux des prochains mois. Les récentes évolutions réglementaires, notamment en matière de prévention des risques liés à la chaleur, de maintien dans l'emploi, de gestion des activités sociales et culturelles (ASC) et de dialogue social, renforcent le rôle du CSE comme acteur de la prévention et de la gouvernance sociale.

Afin d'aider les élus à préparer efficacement leurs réunions, Instant-CSE propose un projet d'ordre du jour structuré, fondé sur les dispositions du Code du travail et les dernières actualités juridiques. Pour chaque sujet, vous trouverez les références légales applicables, les raisons d'inscrire le point à l'ordre du jour, des exemples de questions à poser à la direction et les objectifs stratégiques poursuivis. Une méthode concrète pour transformer les obligations légales en un dialogue social constructif et permettre aux élus d'exercer pleinement leur mandat.

Pierre DESMONT
26/06/2026



Derniers tweets

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
Mobile

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19