Menu
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Surveillance des salariés : cas d'ouverture licite d'un vestiaire

Rédigé le Lundi 5 Mai 2008 à 16:08 | Lu 1049 fois modifié le Vendredi 9 Mai 2008 - 09:51


Licenciement pour « dissimulation et détention illicite, dans son vestiaire personnel, d'objets appartenant à l'entreprise ». - Un salarié a été licencié pour « dissimulation et détention illicite, dans son vestiaire personnel, d'objets appartenant à l'entreprise ».


Il a saisi le conseil de prud'hommes d'une demande de paiement d'une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Il n'a pas obtenu gain de cause.

La Cour de cassation confirme cette décision à la fois sur la licéité de l'ouverture du vestiaire et sur la cause réelle et sérieuse du licenciement.

Condition d'ouverture d'un vestiaire non identifié. - Le salarié avait été personnellement avisé trois semaines à l'avance par affichage sur son propre casier de la date d'ouverture de tout vestiaire non identifié et revendiqué.

De plus, l'ouverture, limitée aux seuls casiers non identifiés dans le délai prévu à cette fin, avait eu lieu en présence d'un représentant du personnel et d'un agent de sécurité dans les conditions prévues par la procédure d'identification et d'attribution des vestiaires mise en place avec l'accord des partenaires sociaux. Celle-ci était donc licite.

Rappelons que l'employeur ne peut procéder à l'ouverture de l'armoire individuelle d'un salarié :
- que dans les cas et aux conditions prévus par le règlement intérieur, la fouille devant être justifiée par un risque ou événement particulier,
- et en présence de l'intéressé ou celui-ci prévenu (cass. soc. 11 décembre 2001, n° 99-43030, BC V n° 377 ; voir Dictionnaire Social 2008, « Surveillance des salariés »).
Soulignons qu'il s'agissait ici de vestiaires non identifiés.

Cause réelle et sérieuse du licenciement. - Par ailleurs, la détention d'objets non autorisés par le règlement intérieur constituait bien une cause réelle et sérieuse de licenciement.

Source : RF SOCIAL


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | 📘 Livre blanc | Code CSE | Mission économique | Mission SSCT | Contact | Outre-mer | Santé au travail | IA et transformation du travail | FPH | QVCT & obligations légales | Dialogue & Négociation | Les grands dossiers d’Instant-CSE | Management RH, santé au travail et DUERP | Manager le travail réel | Prévenir et résoudre les tensions au travail


Ordre du jour – Réunion CSE Juin 2026

Anticiper les risques, sécuriser les pratiques et préparer les enjeux sociaux du second semestre : les priorités du CSE en juin 2026

Le mois de juin constitue un moment stratégique pour les élus du Comité social et économique. Entre l’organisation de la période estivale, l’analyse des indicateurs sociaux du premier semestre et les nouvelles obligations réglementaires touchant les employeurs, les SPSTI et les CSE, les élus doivent renforcer leur capacité d’analyse et d’anticipation.
Cette réunion doit permettre d’identifier les risques organisationnels, de sécuriser juridiquement les pratiques du CSE et de mieux comprendre les évolutions réglementaires susceptibles d’avoir un impact sur les salariés, notamment en matière de santé au travail et de prévention de la désinsertion professionnelle.

👉 Plus que jamais, les élus doivent être en capacité de relier les données économiques, sociales et réglementaires afin d’exercer pleinement leur rôle dans le dialogue social.

Pierre DESMONT
22/05/2026



Derniers tweets

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
Mobile

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19