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Tension à la Réunion, vers la fin du conflit à la Martinique

Rédigé le Mercredi 11 Mars 2009 à 10:31 | Lu 1789 fois modifié le Jeudi 2 Avril 2009 - 10:34



Tension à la Réunion, vers la fin du conflit à la Martinique
La Réunion redoutait mercredi de nouvelles tensions après une nuit d'affrontements qui ont fait 20 blessés parmi les forces de l'ordre, tandis qu'à la Martinique a été signé un accord sur les bas salaires, étape importante vers la fin du conflit.
Dans l'île de l'Océan indien, un gendarme mobile, basé à Satory (Yvelines), a été blessé par balle. Il patrouillait dans le quartier populaire du Chaudron à Saint-Denis lorsqu'il a été atteint par un tir de carabine. Blessé au bras droit par une balle de 22 long rifle, il a été hospitalisé quelques heures.
Le calme était revenu mercredi au Chaudron où les commerces étaient ouverts et les habitants vaquaient presque normalement à leurs occupations, a constaté un correspondant de l'AFP.
Si la condamnation des violences de la nuit était unanime, clients comme vendeurs craignaient un regain d'incidents.
Le préfet a annoncé un renforcement des forces de l'ordre au Chaudron afin "d'éviter les pillages et de protéger la population" dans ce quartier qui a été mardi, deuxième journée de grève du collectif contre la vie chère, le théâtre de saccages.
Les négociations ont repris à la préfecture avec deux réunions de travail sur les prix et les salaires entre le collectif Cospar, les partenaires sociaux et la grande distribution.
Le Medef, comme l'Etat, ont confirmé être prêts à participer à une hausse de 200 euros des bas salaires. La CGPME a fait une nouvelle proposition portant sur une forme d'intéressement pouvant aller jusqu'à 70 euros.
Le secrétaire général de la CFDT, Jean-Pierre Rivière, a "pris acte de l'absence des collectivités locales". Les conseils régional et général rechignent à apporter le complément de 50 euros nécessaire pour atteindre les 200 euros, invoquant leur "manque de moyens".
Les négociations devaient reprendre jeudi.
A la Martinique, le Collectif qui mène depuis cinq semaines le mouvement contre la vie chère a précisé qu'il ne levait pas le mot d'ordre de grève. Mais "compte tenu des avancées", les syndicats ont décidé des "assouplissements conséquents des barrages" dès mercredi "pour desserrer l'étau" et faire en sorte que la vie économique puisse reprendre progressivement ainsi que les établissements scolaires.
Conformément aux consignes du président du Collectif, Michel Monrose, les barrages qui bloquaient les zones industrielles ont été levés. A Fort-de-France, pour la première fois depuis 34 jours, les magasins étaient ouverts, tandis que les grandes surfaces demeuraient bloquées.
Ces enseignes constituent aux yeux du collectif l'un des symboles de la vie chère dans l'île, même si un accord sur la baisse des prix a été signé vendredi dernier avec la grande distribution, souvent détenue par des békés, les descendants de colons blancs esclavagistes.
Pour le Collectif, l'heure n'est pas encore "à la signature d'un accord final de crise". Mais M. Monrose a évoqué un délai de "24 ou 48 heures" pour lever le mot d'ordre de grève, qui dans les faits est déjà bien résorbée.
Le patronat et le collectif ont défini le smic qui servira de référence pour bénéficier de la prime de 200 euros nets (pour les bas salaires jusqu'à 1,4 smic) et les revalorisations pour les salaires au-dessus (entre 1,4 et 1,6 smic) et au-delà de 1,6 smic. Sur cette base, 47.000 personnes vont bénéficier des 200 euros, soit plus de 60% des salariés du privé.



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