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Un arrêt de travail suite à un avis d’inaptitude : quelles sont les obligations de l’employeur ?

Rédigé le Mardi 19 Juillet 2011 à 10:40 | Lu 1408 fois modifié le Mardi 19 Juillet 2011 - 10:42



Un arrêt de travail suite à un avis d’inaptitude : quelles sont les obligations de l’employeur ?
Inaptitude du salarié : rôle du médecin du travail

L’inaptitude d’un salarié à occuper son poste de travail ne peut être constatée que par le médecin du travail, après deux examens médicaux espacés de 2 semaines.

Si le maintien à son poste de travail entraîne un danger immédiat pour sa santé ou sa sécurité ou celles des tiers, l’inaptitude du salarié peut être déclarée après un seul examen médical (Code du travail, art. R. 4624-31).


En tant qu’employeur, vous avez des obligations, notamment proposer un autre emploi approprié aux capacités du salarié.

Si, à l’issue d’un délai d’un mois à compter de la visite médicale de reprise, vous n’avez pas reclassé ou licencié le salarié, vous devez reprendre le versement de son salaire (Code du travail, art. L. 1226-3).

Si le salarié est en arrêt maladie après la déclaration d’inaptitude…

Dans une telle situation, ne pensez pas que vous pouvez suspendre la procédure de reclassement, voire licencier le salarié pour absence prolongée désorganisant l’entreprise et nécessitant son remplacement définitif.

La délivrance d’un arrêt de travail ne peut pas tenir en échec le régime juridique applicable à l’inaptitude consécutive à une maladie ou un accident non professionnel. Par conséquence, vous poursuivez vos recherches. Vous informez le salarié de vos propositions de reclassement…

Si le salarié refuse vos propositions de reclassement ou si vous n’avez aucune proposition à lui présenter, vous pouvez envisager le licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement.

Et n’oubliez pas qu’à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical, le salarié déclaré inapte qui n'est ni reclassé ni licencié perçoit le salaire correspondant à l'emploi qu’il occupait avant la suspension de son contrat de travail (Code du travail, art. L. 1226-4).


Cour de cassation, chambre sociale, 22 juin 2011, n° 10-14499 (un nouvel arrêt de travail suite à une déclaration d’inaptitude ne met pas un terme aux obligations de l’employeur)






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Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



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