Menu
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

De nouvelles dispositions sur le chômage partiel

Rédigé le Mardi 6 Mars 2012 à 13:22 | Lu 544 fois modifié le Mardi 6 Mars 2012 - 13:24


Les différents dispositifs d'indemnisation du chômage partiel font l'objet de quelques aménagements applicables à compter du 1er mars 2012.


De nouvelles dispositions sur le chômage partiel
Allocation spécifique de chômage partiel. - L'allocation spécifique, versée par l'employeur et remboursée par l'Etat, est le niveau de base de l'indemnisation du chômage partiel [voir Dictionnaire social, « Chômage partiel (allocation spécifique) »].

Le montant horaire de l'allocation spécifique est revalorisé de 1 €. À compter du 1er mars 2012, ce montant s'élèvera à (décret, art. 1 ; c. trav. art. D. 5122-13 modifié) :
- 4,84 € par heure pour les entreprises de 1 à 250 salariés ;
- 4,33 € par heure pour celles de plus de 250 salariés.

Allocation conventionnelle de chômage partiel. - L'allocation conventionnelle peut, le cas échéant, être versée en complément de l'allocation spécifique. Sous conditions, elle est en partie prise en charge par l'Etat [voir Dictionnaire social, « Chômage partiel (allocation conventionnelle) »].

Le taux maximal de prise en charge par l'Etat pour 2012 sera identique à celui de 2011. En effet, pour les conventions signées du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2012, le taux maximal de prise en charge est fixé à 80 %. Par exception, ce taux pourra être porté à 100 %, sur décision conjointe du ministre chargé de l'emploi et du ministre chargé du budget (arrêté, art. 1).

Allocation partielle de longue durée (APLD). - Les conventions d'APLD permettent de verser des allocations partielles de longue durée, en complément des allocations spécifiques de chômage partiel et en lieu et place des allocations conventionnelles (voir Dictionnaire social, « Activité partielle de longue durée »).

La durée minimale des conventions d'APLD est fixée temporairement à 2 mois, jusqu'au 30 septembre 2012, au lieu de 3, en principe (c. trav. art. D. 5122-43). Ainsi, la convention pourra être conclue pour une période de 2 mois minimum, éventuellement renouvelable, sans que la durée totale puisse excéder 12 mois (décret, art. 2).

Par ailleurs, la consultation des représentants du personnel préalablement à la conclusion de la convention d'APLD, est étendue aux actions de formation susceptibles d'être engagées pendant les périodes d'activité partielle (décret, art. 3 ; c. trav. art. D. 5122-44 modifié). Rappelons que l'employeur doit désormais également proposer à chaque salarié bénéficiant de la convention d'APLD un entretien individuel en vue d'examiner les actions de formation, de bilan de compétences ou de validation des acquis de l'expérience qui pourraient être organisées pendant les heures chômées, dans les mêmes conditions que si elles l'étaient au titre du plan de formation pendant le temps de travail (décret 2012-183 du 7 février 2012, JO du 8 ; c. trav. art. D. 5122-51 modifié).


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Ordre du jour | Cassation | Actualité | 📘 Livre blanc | Code CSE | Mission économique | Mission SSCT | Contact | Outre-mer | Santé au travail | IA et transformation du travail | FPH | QVCT & obligations légales | Dialogue & Négociation | Les grands dossiers d’Instant-CSE | Management RH, santé au travail et DUERP | Manager le travail réel | Prévenir et résoudre les tensions au travail | Vos questions, nos réponses d'experts


Projet d'ordre du jour Réunion CSE – Juillet 2026

Anticiper les risques estivaux, sécuriser les obligations de l'employeur et préparer les consultations de la rentrée

Le mois de juillet constitue une période charnière dans la vie des entreprises et des instances représentatives du personnel. Entre les départs en congés, les fortes chaleurs, les ajustements d'organisation et la préparation des consultations obligatoires de la rentrée, les élus du Comité social et économique (CSE) doivent rester pleinement mobilisés.

Cette réunion est l'occasion de vérifier que l'employeur respecte ses obligations légales en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, mais également d'anticiper les enjeux sociaux des prochains mois. Les récentes évolutions réglementaires, notamment en matière de prévention des risques liés à la chaleur, de maintien dans l'emploi, de gestion des activités sociales et culturelles (ASC) et de dialogue social, renforcent le rôle du CSE comme acteur de la prévention et de la gouvernance sociale.

Afin d'aider les élus à préparer efficacement leurs réunions, Instant-CSE propose un projet d'ordre du jour structuré, fondé sur les dispositions du Code du travail et les dernières actualités juridiques. Pour chaque sujet, vous trouverez les références légales applicables, les raisons d'inscrire le point à l'ordre du jour, des exemples de questions à poser à la direction et les objectifs stratégiques poursuivis. Une méthode concrète pour transformer les obligations légales en un dialogue social constructif et permettre aux élus d'exercer pleinement leur mandat.

Pierre DESMONT
26/06/2026



Derniers tweets

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
Mobile

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19