Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

« Petit » licenciement économique : toujours consulter les DP en l'absence de CE

Rédigé le Jeudi 6 Juin 2013 à 10:47 | Lu 223 fois modifié le Jeudi 6 Juin 2013 - 10:49



« Petit » licenciement économique : toujours consulter les DP en l'absence de CE

 
Dans le cas particulier d'une entreprise d'au moins 50 salariés ne comprenant pas de comité d'entreprise (CE), le projet de licenciement économique de moins de 10 salariés doit tout de même être soumis à l'avis des délégués du personnel (DP). Telle est la précision - de bon sens - que vient d'apporter la Cour de cassation.
 
Dans cette affaire, la constitution d'une unité économique et sociale (UES) entre plusieurs entreprises s'était a priori déroulée simultanément à la mise en place d'un plan de licenciement économique au niveau de l'entreprise en question.
 
Bien que comptant au moins 50 salariés, cette dernière ne disposait pas encore de CE (en cours de création) mais avait élu des DP. L'employeur avait mis à exécution son projet de licenciement sans consulter aucun représentants du personnel : ni le CE puisqu' inexistant, ni les DP pourtant en place.
 
Était-il dans son bon droit ?
 
Lorsqu’un employeur envisage de procéder au licenciement pour motif économique de 2 à 9 salariés sur une période de 30 jours, il doit réunir et consulter (c. trav. art. L. 1233-8) :
 
 
- les DP dans une entreprise de 11 à 49 salariés ;
- le CE dans une entreprise de 50 salariés et plus.
 
À la lettre de la loi, la consultation des DP en l'absence de CE dans les entreprises d'au moins 50 salariés n'est pas indiquée : c'est ce que faisait valoir l'employeur. Il n'a pourtant pas obtenu gain de cause.
 
L'employeur a été sanctionné pour ne pas avoir rempli son obligation de consulter les DP (indemnité d'environ 2 000 € à verser à l'unique salarié demandeur).
 
Par ailleurs, il n'avait pas non plus consulté le CE de l'UES une fois mis en place (avril 2009), alors que les licenciements avaient été notifiés 6 mois plus tard.
 
Les juges, optant pour une lecture extensive de la loi, posent la règle suivante : dans une entreprise d’au moins 50 salariés, il résulte de l’article L. 1233-8 du code du travail que l’employeur qui envisage de procéder à un licenciement collectif pour motif économique de moins de 10 salariés dans une même période de 30 jours doit, en l’absence de CE, réunir et consulter les DP.
 
Bien qu'assez éloignée du texte de la loi, cette analyse ne surprend pas :
 
- une règle générale veut qu'en l'absence de CE par suite de carence aux élections professionnelles, les attributions économiques du CE reviennent au DP (c. trav. art. L. 2313-13) ;
 
- en cas de grand licenciement économique (au moins 10 salariés) dans une entreprise d'au moins 50 salariés, le code du travail impose expressément la consultation des DP (c. trav. art. L. 1233-30), de sorte que, par cet arrêt, la jurisprudence complète en quelque sorte la loi « par symétrie ».
 
Cass. soc. 29 mai 2013, n° 12-12.952 FSPBR


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude




Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn