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Projet d'accord sur la modernisation du marché du travail : fin des négociations

Rédigé le Mercredi 16 Janvier 2008 à 10:53 | Lu 1738 fois modifié le Mercredi 16 Janvier 2008 - 10:56


Les négociations entre les partenaires sociaux sur le projet d'accord de « modernisation du marché du travail » ont pris fin le vendredi 11 janvier dernier. Pour être applicable, ce texte doit d'abord être signé par les partenaires sociaux puis transposé sous forme de loi et de décrets (annexe IV, «Entrée en application»). Voici quelques unes de ses principales mesures.


Projet d'accord sur la modernisation du marché du travail : fin des négociations
Durée de la période d'essai. - Il serait institué une période d'essai interprofessionnelle dont la durée, sauf accord de branche conclu avant l'entrée en application du projet et prévoyant des durées supérieures, est comprise pour :
- les ouvriers et les employés entre 1 et 2 mois maximum ;
- les agents de maîtrise et les techniciens entre 2 et 3 mois maximum ;
- les cadres entre 3 et 4 mois maximum (projet d'accord, art. 4).
La fixation de périodes d'essai plus courtes resterait bien entendu possible dans la lettre d'engagement ou le contrat de travail.


Clarifier les clauses spécifiques du contrat de travail. - S'agissant, en particulier, du personnel d'encadrement, les contrats de travail devraient préciser les conditions de mise en oeuvre des clauses de non-concurrence, des clauses de mobilité ainsi que, lorsqu'elles existent, des délégations de pouvoirs (projet d'accord, art. 10).

Création d'un nouveau CDD. - Afin de permettre la réalisation par des ingénieurs et cadres de certains projets dont la durée est incertaine, il serait institué, à titre expérimental, un CDD à terme incertain et d'une durée minimum de 18 mois et maximum de 36 mois, conclu pour la réalisation d'un objet défini (projet d'accord, art. 12).

Création d'une indemnité de rupture interprofessionnelle unique. - Dans les cas où l'ouverture au droit à une indemnité de rupture du CDI est prévue, il serait institué une indemnité interprofessionnelle unique dont le montant ne pourrait être inférieur, sauf dispositions conventionnelles plus favorables à partir d'un an d'ancienneté dans l'entreprise, à 1/5 de mois par année de présence (projet d'accord, art. 11).

Création d'une « rupture conventionnelle ». - Un cadre serait mis en place pour sécuriser les conditions dans lesquelles l'employeur et le salarié peuvent convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. Cet accord ferait l'objet d'un formulaire-type reprenant les étapes de la négociation (discussions préalables avec possibilité d'assistance, information du salarié, droit de rétractation 15 jours après la signature, homologation par le directeur départemental du travail). Cet écrit lierait les parties après homologation par le DDT. Celui-ci disposerait à cet effet d'un délai préfix de 15 jours calendaires à l'issue duquel son silence vaudrait homologation.

L'accès aux indemnités de rupture et aux allocations du régime d'assurance chômage serait assuré (projet d'accord, art. 12).

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Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
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