Connectez-vous S'inscrire
Instant-CSE
Instant-CSE


Instant-CE accompagne les représentants du personnel et les organisations dans la structuration juridiquement sécurisée des politiques de qualité de vie et des conditions de travail.
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Salarié protégé licencié sans autorisation dans le cadre d’un PSE insuffisant : quelle indemnisation ?


Rédigé le Lundi 4 Novembre 2013 à 15:04 | Lu 529 fois | 0 commentaire(s) modifié le Jeudi 7 Novembre 2013 - 16:08



Si un représentant du personnel est licencié sans autorisation et, de surcroît, dans le cadre d’une procédure de licenciement économique finalement jugée nulle en raison de l’insuffisance du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), à quelle indemnisation peut-il prétendre ? La Cour de cassation donne sa réponse.

Le salarié protégé qui a été licencié sans autorisation de l’inspecteur du travail et qui ne demande pas sa réintégration a droit (cass. soc. 12 juin 2001, n° 99-41695, BC V n° 219) :

- d’une part, à une indemnité liée à la méconnaissance du statut protecteur, qui correspond aux salaires qu’il aurait dû percevoir entre son éviction et l’expiration de sa période de protection ;
- et, d’autre part, à une indemnité qui répare le préjudice résultant du caractère illicite de son licenciement et qui ne peut pas être inférieure aux salaires des 6 derniers mois.

Si l’employeur engage un licenciement collectif pour motif économique, mais que le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) est insuffisant, la procédure est nulle et les salariés, protégés ou non, qui ne demandent pas leur réintégration ont droit à une indemnité qui ne peut pas être inférieure aux salaires des 6 derniers mois (c. trav. art. L. 1235-11).

Dans cette affaire, un représentant du personnel avait été licencié sans autorisation dans le cadre d’une procédure de licenciement économique finalement jugée nulle en raison de l’insuffisance du PSE.

La Cour de cassation précise les sommes auxquelles a droit le salarié protégé dans une telle situation. L’employeur doit verser l’indemnité liée à la méconnaissance du statut protecteur (salaires dus au titre de la période d’éviction).

Il faut également indemniser le salarié au titre de la rupture de son contrat de travail, en lui accordant la plus élevée des indemnités suivantes :

- soit l’indemnité réparant le préjudice résultant du caractère illicite du licenciement ;
- soit celle due au titre de l’absence ou de l’insuffisance du PSE.

En effet, ces deux indemnités réparant le même préjudice, elles ne se cumulent pas.

L’expert libre du comité (juriste du comité) , pris en charge par le budget de fonctionnement, accompagne les comités d’entreprise dans le cadre de cette consultation. La préparation des réunions du comité vous donnera les moyens nécessaires à pouvoir interroger l’entreprise dans le cadre de la consultation du licenciement d’un salarié protégé.

Nos centres de formation (Bordeaux, Paris, Lyon, Avignon, Martinique et la Réunion), dispensent des formations pour les CE (comité d’entreprise) sur le processus du licenciement. N’hésitez pas à visiter le site web dédié à nos centres de formation. Et vous inscrire à la formation sur la loi de sécurisation de l’emploi.
 
Cass. soc. 15 octobre 2013, n° 12-21746 FSPB



Nouveau commentaire :


Analyse juridique et stratégique au service du dialogue social

Quand le droit devient un levier de prévention, de crédibilité et d’efficacité pour le CSE.

Comprendre le droit du travail ne suffit plus : encore faut-il savoir l’analyser, l’interpréter et l’utiliser au bon moment pour sécuriser les décisions collectives et renforcer le dialogue social. Face à des situations de travail de plus en plus complexes, les élus du CSE doivent pouvoir s’appuyer sur une lecture juridique claire et structurée, sans basculer dans une logique contentieuse ou défensive.
L’offre Analyse juridique et stratégique au service du dialogue social propose un accompagnement annuel permettant aux élus de décrypter le cadre légal applicable, d’anticiper les risques sociaux et d’exercer pleinement leurs missions dans le respect des prérogatives fixées par le Code du travail, au service de la prévention, de la qualité du dialogue social et du travail réel.

Pierre DESMONT
27/12/2025




Plus de prévisions: Meteo paris 30 jours

Partager ce site

Derniers tweets