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Social : l’après 1er-Mai

Rédigé le Mercredi 6 Mai 2009 à 08:55 | Lu 1197 fois modifié le Mercredi 13 Mai 2009 - 11:02


Toujours déterminés, les syndicats sont parvenus à se mettre d’accord sur deux nouvelles journées d’action. Les mobilisations se tiendront le 26 mai, puis le 13 juin prochains. Objectif : obtenir du gouvernement et du patronat de nouvelles mesures de soutien face à la crise.


Social : l’après 1er-Mai
Réunis au siège de la CFTC, les représentants des huit organisations syndicales (la CGT, la CFDT, l’Unsa, la FSU, Solidaires, FO, la CFTC et la CFE-CGC) se sont prononcés, lundi 4 mai 2009 en fin d’après-midi, sur la suite de leur mouvement. Ils ont décidé de ne rien lâcher. Après les mobilisations réussies des 29 janvier et 19 mars qui ont réuni entre 1 et 3 millions de manifestants et le demi-succès du 1er-Mai, les syndicats prévoient deux nouvelles journées d’action.

La première mobilisation se tiendra le mardi 26 mai. Pas de mot d’ordre habituel, les syndicats veulent laisser le libre choix aux salariés. « A eux de dire comment ils veulent se mobiliser par des manifestations, des arrêts de travail, des pétitions, des assemblées générales », a expliqué Maryse Dumas, la secrétaire nationale de la CGT. Une manière de satisfaire les attentes de Force Ouvrière, de Solidaires (dont Sud) et de la FSU, favorables à 24 heures de grève générale pour faire « monter d’un cran la pression ».

« Un grand coup avant l’été »

La seconde journée, le 13 juin, est en revanche marquée par un appel à des manifestations dans toute la France. Les syndicats ont décidé de choisir un samedi dans l’espoir de mobiliser le plus grand nombre possible de personnes. L’un des arguments avancé, notamment par la CFDT et la CGT, est qu'une grève générale est trop coûteuse pour les salariés. Avec cette journée du 13 juin, les syndicats veulent « faire une journée d’ampleur, marquer un grand coup avant l’été pour obtenir de vrais résultats », a expliqué Marcel Grignard, numéro deux de la CFDT.

L’idée d’une grève générale est également soutenue par nombre de partis politiques de gauche et d’extrême gauche, dont le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Pour Olivier Besancenot, le fondateur du NPA, « c’est la seule solution pour faire bouger le gouvernement. Actuellement, on observe plusieurs conflits radicaux, mais chacun dans leur coin. Il faut créer un mouvement d’ensemble ».

Des réponses rapides face à la crise

Les syndicats veulent, en effet, maintenir la pression sur le gouvernement, pour obtenir des mesures de soutien pour les salariés, les chômeurs et les retraités face à la crise. « Le gouvernement et le patronat auraient tort de les traiter par le déni et le mépris », préviennent les leaders syndicaux. Le gouvernement refuse pour l’instant d’aller au-delà des mesures du sommet du 18 février qui a réuni Nicolas Sarkozy et les partenaires sociaux. « Les mesures se déploient depuis le 1er avril, donc il faut leur laisser le temps d’application », a justifié le ministre du Travail Brice Hortefeux qui a confirmé que les syndicats seraient de nouveau reçus « fin juin » à l’Elysée.

Dans la perspective de cette rencontre, les syndicats vont préciser, ces prochains jours, les propositions sur lesquelles ils attendent des réponses rapides. Comme par exemple : conditionner certains aides d’Etat aux entreprises à des engagements sur l’emploi. Ou bien encore un coup de pouce au Smic en juillet au-delà de la hausse légale.


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