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SSCT : Comment améliorer la prévention des risques


Rédigé le Mardi 17 Décembre 2019 à 08:28 | Lu 575 fois | 0 commentaire(s) modifié le Mardi 17 Décembre 2019 - 08:49


Un nombre important de salariés déclarent souffrir de symptômes liés à des risques psychosociaux. L'évènement n’épargne aucun secteur d’activité. Indépendamment de leurs effets sur la santé des individus, les risques psychosociaux ont un impact sur le fonctionnement des entreprises (absentéisme, démission, turnover, ambiance de travail…) il est possible de les prévenir. Se pose alors la question des acteurs de la prévention et en particulier les ergonomes sur leur capacité à intervenir sur cette problématique. L’enjeu serait-il le soutien au psychisme individuel du salarié, dont ils devraient se tenir écartés, pour laisser travailler médecins et psychologues ? Ou s’agit-il de s’attaquer aux effets de la conception et de l’organisation des situations de travail, vis-à-vis desquels les ergonomes auraient toute leur légitimité (Daniellou, 1999 ; Falzon, 2004 ; Petit et al., 2009 ; Coutarel, 2011) ?


Introduction

Un nombre important de salariés déclarent souffrir de symptômes liés à des risques psychosociaux. L'évènement n’épargne aucun secteur d’activité. Indépendamment de leurs effets sur la santé des individus, les risques psychosociaux ont un impact sur le fonctionnement des entreprises (absentéisme, démission, turnover, ambiance de travail…) il est possible de les prévenir. Se pose alors la question des acteurs de la prévention et en particulier les ergonomes sur leur capacité à intervenir sur cette problématique. L’enjeu serait-il le soutien au psychisme individuel du salarié, dont ils devraient se tenir écartés, pour laisser travailler médecins et psychologues ? Ou s’agit-il de s’attaquer aux effets de la conception et de l’organisation des situations de travail, vis-à-vis desquels les ergonomes auraient toute leur légitimité (Daniellou, 1999 ; Falzon, 2004 ; Petit et al., 2009 ; Coutarel, 2011) ?
 
Telles que la complexité grandissante des tâches, la réduction des temps de repos, l’individualisation du travail ou encore les exigences accrues de la clientèle, la prise en compte des risques psychosociaux est devenue incontournable. Si « les risques psychosociaux résultent de la confrontation entre les exigences du fonctionnement psychique et celles de l’organisation » de quels modèles de l’engagement subjectif dans le travail faut-il se doter pour comprendre la souffrance au travail ? De quels modèles de l’organisation a-t-on besoin pour s’engager dans les transformations organisationnelles ? sur quels leviers l’intervention peut-elle agir pour contribuer à l’émergence d’organisation plus favorables à la santé ?
 
RPS et travail
 
Pour l’ergonome, la question de l’origine des risques psychosociaux est indissociable de celle des modalités d’action pour leur prévention. D’une part, pour une raison d’éthique professionnelle qui lie « comprendre le travail » et « le transformer ». D’autre part, en raison du fonctionnement psychique humain : quand toute perspective d’amélioration est impensable, l’individu construit des défenses qui le mettent en difficulté pour percevoir et exprimer sa souffrance (Dejours, 1993 ; Daniellou, 1999). Une approche ergonomique des risques psychosociaux suppose des perspectives d’action, dans lesquelles les opérateurs prennent une place majeure.
 
Or, le terme « risques psychosociaux » peut entraîner vers une approche hygiéniste du risque : identifier les composantes « toxiques » de l’environnement (le style de management, la quantité de tâches à réaliser, les formes de relation avec les collègues, les horaires, etc.), les modifier, et former les opérateurs à « prendre de la distance », à mieux gérer leur stress, etc. De par l’étiologie du phénomène et la nécessité d’appropriation de la problématique par les acteurs de l’entreprise, la prévention des risques psychosociaux nécessite, nous semble-t-il, une autre approche, comme ont pu le proposer d’autres auteurs à propos des tms (Van Belleghem & Bourgeois, 2003 ; Bourgeois et al., 2000).
 
Selon Amalberti (1996), il existe deux niveaux de risque. Le risque externe est une évaluation de la « distance » à l’accident possible, en termes de proximité physique et de délai temporel. Il est extérieur au sujet. Le risque interne est d’ordre psychique et cognitif, il est propre à chaque sujet. Il s’agit par exemple du sentiment de ne pas disposer des savoir-faire nécessaires, de ne pas savoir gérer ses ressources, de perdre la maîtrise de l’action. Lorsque le risque externe augmente, l’organisation va avoir tendance à favoriser une conduite dirigée, c’est-à-dire une réduction des marges de manœuvre pour les opérateurs. Or, moins l’opérateur dispose de degrés de liberté, plus il juge le risque externe grand, et plus le risque interne augmente. En matière de risques psychosociaux, où la position active de l’individu joue un rôle majeur pour sa santé (Weiss, 1968 ; Henry, 1997 ; Davezies, 2008), l’approche en termes de risque interne est incontournable.





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