Menu

Prendre rendez-vous pour une consultation gratuite
Inscription à la newsletter

Accompagner les transformations du travail en sécurisant le dialogue social, la santé au travail et les relations humaines.



Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

L'avis d'inaptitude du médecin du travail ne dispense pas l'employeur de son obligation de reclassement

Rédigé le Mardi 29 Juillet 2008 à 11:52 | Lu 775 fois modifié le Mardi 29 Juillet 2008 - 11:53



L'affaire. - Un salarié en arrêt de travail pour maladie a sollicité un examen du médecin du travail, après avoir appris qu'il était placé en invalidité 2ème catégorie.
Le médecin du travail a considéré le salarié inapte à son poste et à toute reprise de travail dans l'entreprise. L'employeur l'a alors licencié pour inaptitude et impossibilité de reclassement.

Rappel. - Lorsqu'un salarié est déclaré inapte, l'employeur doit dans un délai d'un mois le reclasser ou, en l'absence de poste adapté ou de refus du poste proposé par le salarié, le licencier (c. trav. art. L. 1226-12).

L'employeur averti par le médecin du travail de l'inaptitude du salarié à son poste et à toute reprise de travail dans l'entreprise peut-il se fier à cet avis et licencier le salarié sans rechercher un poste adapté ?

Un reclassement à rechercher malgré l'avis médical. - Les juges sanctionnent cette interprétation de l'employeur, rappelant que l'avis du médecin du travail ne dispensait pas l'employeur, qui seul connaissait les possibilités d'aménagements des postes de son entreprise, de rechercher un reclassement pour le salarié.

Un tel avis ne décharge pas en effet l'employeur d'établir qu'il s'est trouvé dans l'impossibilité de reclasser le salarié au sein de l'entreprise et le cas échéant au sein du groupe auquel celle-ci appartient, au besoin par des mesures telles que mutations, transformations de poste de travail ou aménagements du temps de travail. Le licenciement était donc sans cause réelle et sérieuse.


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | 📘 Livre blanc | Code CSE | Mission économique | Mission SSCT | Contact | Outre-mer | Santé au travail | IA et transformation du travail | FPH | QVCT & obligations légales | Dialogue & Négociation | Les grands dossiers d’Instant-CSE | Management RH, santé au travail et DUERP


Projet d’ordre du jour – Réunion CSE – Mai 2026

De l’analyse des données à la prise de position : un mois clé pour affirmer le rôle du CSE

Mai est le mois où les élus du CSE doivent passer d’une posture d’analyse à une posture d’influence.

Après les consultations économiques et sociales engagées en mars et avril, la réunion de mai permet de tirer des conclusions, de formaliser un avis et surtout de s’assurer que les décisions prises se traduisent concrètement pour les salariés. Entre suivi des négociations, analyse des impacts sociaux et anticipation des risques liés à l’organisation du travail, les enjeux sont multiples.

👉 Pour répondre à ces attentes, les élus doivent être en capacité de comprendre les données, mais aussi de les exploiter efficacement, ce qui rend l’accompagnement et la formation particulièrement stratégiques à ce stade de l’année.

Pierre DESMONT
16/04/2026



Derniers tweets

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
Mobile

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19