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La représentativité dépoussiérée

Rédigé le Mardi 15 Avril 2008 à 10:47 | Lu 581 fois modifié le Mardi 15 Avril 2008 - 10:50



La démocratie sociale change de règles.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, la quasi-totalité des organisations syndicales et patronales ont approuvé «une position commune sur la représentativité, le dialogue social et le financement du syndicalisme». Rien n’est encore signé formellement, mais hormis les réserves de FO côté syndical et de l’UPA (artisanat) dans le camp patronal, toutes ont laissé entendre que le texte leur convenait. Principale nouveauté : la représentativité. Depuis 1966, cinq confédérations syndicales bénéficiaient d’une «présomption irréfragable de représentativité», permettant à leurs représentants dans les entreprises, comme au niveau national, de signer des accords s’appliquant à l’ensemble des salariés du champ concerné. Et ce, quelle que soit la réalité de leur influence, même si cette règle a été tempérée par le droit d’opposition depuis 2004.

Archaïque.
La «position commune» met fin à ce système, jugé par beaucoup archaïque, en supprimant cette présomption. Tout le monde sera désormais jugé sur sept critères, dont deux nouveaux, relatifs à l’ancienneté (au moins deux ans d’existence), et à l’audience électorale. Pour pouvoir négocier au nom des salariés, les organisations syndicales devront désormais obtenir au moins 10 % des suffrages aux élections des comités d’entreprise ou de délégués du personnel, et 8 % de façon transitoire au niveau national et des branches. Une fois passé ce cap, pour signer un accord dans l’entreprise, les organisations devront représenter, seules ou ensemble, 30 % des suffrages exprimés (50 % à terme) et ne pas subir l’opposition d’organisations majoritaires. Au niveau national et de la branche, jusqu’au recollement des résultats de chaque entreprise, les règles actuelles restent en vigueur (signature issue d’une organisation jugée représentative).

Crédibles.
Le nouveau système, qui relève en partie de l’usine à gaz, met cependant la démocratie sociale sur les rails du principe majoritaire.

Objectif : rendre plus crédibles les acteurs sociaux et rendre un peu plus attractifs les syndicats français, dans un des pays les moins syndiqués d’Europe.

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Projet d'ordre du jour CSE – Octobre 2026

Octobre 2026 : analyser, décider et préparer 2027

Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



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