Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Licenciement économique : Attention à la convocation à l’entretien préalable et à la motivation

Rédigé le Mardi 28 Mai 2013 à 10:05 | Lu 492 fois modifié le Vendredi 31 Mai 2013 - 19:21



Licenciement économique : Attention à la convocation à l’entretien préalable et à la motivation

Même lorsque la rupture du contrat de travail résulte de l'acceptation d'une convention de reclassement personnalisée, l'employeur doit énoncer le motif économique et veiller aux mentions de la convocation à l’entretien préalable. Ces exigences sont transposables au contrat de sécurisation professionnelle.
 
Une salariée avait été convoquée à un entretien préalable à son licenciement puis avait adhéré à une convention de reclassement personnalisé (CRP).
 
Pour rappel, ce dispositif a été remplacé par le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) depuis le 1er septembre 2012.
 
Dans un cas comme dans l’autre, le contrat est réputé rompu d’un commun accord si le salarié adhère au dispositif proposé (CRP ou CSP).
 
La lettre de convocation à l’entretien préalable faisait référence à une réorganisation de l’entreprise (un cabinet vétérinaire) et à la suppression du poste de la salariée. Mais ce document ne comportait pas l’énonciation d’un motif économique de licenciement et portait la simple mention de « nécessités organisationnelles ».
 
En conséquence, les juges ont estimé que le licenciement n’était pas motivé conformément aux exigences légales. En effet, lorsque la rupture du contrat de travail résultait de l'acceptation d'une CRP, l'employeur devait en énoncer le motif économique au salarié par écrit, sous peine de se voir condamné pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (cass. soc. 12 juin 2012, n° 10-14632 FSPB).
 
Actuellement, dans le cadre du CSP, il est donc nécessaire d’énoncer le motif économique :
 
- dans le document d'information sur le CSP remis au salarié ;
- dans la lettre qu'il lui faut adresser au salarié lorsque le délai de réflexion expire avant la date d'envoi des lettres de licenciement ;
- ou, s'il n'est pas possible d'envoyer cette lettre avant l'acceptation du CSP, dans tout autre document écrit remis ou adressé au salarié au plus tard au moment de son acceptation.
 
Les juges soulignent que lorsque la lettre de convocation à l’entretien préalable ne mentionne pas la mairie où la liste des conseillers peut être consultée par le salarié, le préjudice résultant de cette irrégularité subi par l'intéressé doit être réparé. Ils lui ont donc accordé des dommages-intérêts.
 
En effet, toute convocation à un entretien préalable au licenciement doit indiquer la possibilité pour le salarié de se faire assister par une personne de son choix appartenant à l’entreprise ou bien, en l’absence de représentation du personnel dans l’entreprise, par une personne extérieure à l’entreprise, choisie sur une liste dressée par le préfet ou dans l’unité économique et sociale à laquelle appartient l’entreprise (cass. soc. 21 septembre 2005, n° 03-44810, BC V n° 263).
 
L’employeur doit alors indiquer l’adresse des services où le salarié peut se procurer cette liste (inspection du travail et mairie). L’omission de l’une de ces adresses constitue une irrégularité de procédure (cass. soc. 29 avril 2003, n° 01-41364, BC V n° 145).
 
Le fait qu’il s’agisse d’une procédure de licenciement pour motif économique ayant donné lieu à l’adhésion d'une CRP ne change rien à l’affaire. Cette solution nous paraît transposable au dispositif du CSP.
 
cass. soc. 16 mai 2013, n° 11-28494 FPB


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude




Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn