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Ne pas oublier la santé mentale au travail : un enjeu majeur pour les entreprises et les élus du CSE

Rédigé le Mardi 9 Septembre 2025 à 06:58 | Lu 933 fois modifié le Mardi 9 Septembre 2025 - 07:03


Longtemps négligée au profit des risques physiques, la santé mentale au travail est aujourd’hui au cœur des obligations légales et des préoccupations sociales. Stress, burn-out, isolement, surcharge de travail : ces réalités impactent directement la qualité de vie, la sécurité et la performance au sein des organisations. Pour les employeurs comme pour les élus du CSE, il est indispensable d’intégrer pleinement la santé mentale dans la prévention des risques professionnels.


Ne pas oublier la santé mentale au travail : un enjeu majeur pour les entreprises et les élus du CSE
Ne pas oublier la santé mentale au travail : un enjeu majeur pour les entreprises et les élus du CSE

Une obligation légale claire

L’article L.4121-1 du Code du travail est sans ambiguïté : l’employeur doit protéger non seulement la santé physique, mais aussi la santé mentale des salariés.
Cette obligation implique :

  • d’identifier les risques psychosociaux (RPS) dans le DUERP ;

  • de mettre en place des mesures de prévention adaptées ;

  • d’associer les représentants du personnel à cette démarche (article L.2312-13).

Ne pas traiter la santé mentale revient donc à manquer à une obligation légale, exposant l’entreprise à des sanctions et à des contentieux.


Pourquoi la santé mentale ne peut plus être ignorée

  • Une réalité chiffrée : selon les données de Santé publique France, plus d’un salarié sur quatre rapporte des symptômes de souffrance psychologique liés au travail.

  • Un coût économique élevé : les arrêts de travail pour RPS sont souvent plus longs que pour les accidents physiques. Ils entraînent une baisse de productivité, un absentéisme élevé et une désorganisation des équipes.

  • Un enjeu social : la santé mentale impacte directement le climat de travail, la cohésion des équipes et l’attractivité de l’entreprise.


Le rôle des élus du CSE

Les élus du CSE jouent un rôle central dans la prévention de la santé mentale au travail :

  • Ils peuvent demander l’inscription des RPS dans le DUERP.

  • Ils participent aux consultations obligatoires sur les conditions de travail (article L.2312-8).

  • Ils peuvent déclencher un droit d’alerte pour atteinte à la santé mentale (article L.2312-59).

  • Ils disposent du recours à une expertise indépendante en cas de risques graves (article L.2315-94).

👉 Leur implication garantit que la santé mentale n’est pas laissée de côté au profit des seuls risques physiques.


Pourquoi un accompagnement est nécessaire

Intégrer la santé mentale dans une politique de prévention suppose une méthodologie spécifique :

  • Analyser les causes organisationnelles (charge de travail, horaires, reconnaissance, relations sociales).

  • Évaluer les impacts collectifs (tensions d’équipe, conflits, turnover).

  • Construire des plans d’action concrets (amélioration du management, formations, espaces de parole).

Sans accompagnement externe, l’analyse peut rester superficielle. Le recours à un consultant spécialisé permet d’objectiver les constats, de sécuriser juridiquement la démarche et de faciliter le dialogue social.


Conclusion

Oublier la santé mentale au travail, c’est oublier une partie essentielle de la prévention.
Au-delà d’une obligation légale, c’est un enjeu humain, économique et social. Intégrer les RPS et la santé mentale dans le DUERP et dans les politiques de prévention, c’est garantir aux salariés un cadre de travail plus équilibré et respectueux, tout en renforçant la performance de l’entreprise.
Pour les élus du CSE comme pour les employeurs, c’est une responsabilité partagée et un levier de transformation.




Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



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