Menu


Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Droit de regard du salarié sur le calcul de sa rémunération

Rédigé le Lundi 7 Juillet 2008 à 12:33 | Lu 867 fois modifié le Lundi 7 Juillet 2008 - 12:34



L'affaire. - Deux salariés, VRP monocartes, étaient rémunérés sur la base de commissions calculées, selon des modalités annexées au contrat de travail, en pourcentage du chiffre d'affaires hors taxe réalisé avec un certain type de commandes et en appliquant diverses corrections selon que l'objectif était, ou non, atteint.

Les salariés ont pris acte de la rupture de leur contrat de travail en se prévalant notamment du fait qu'il leur était impossible de vérifier l'exactitude des commissions que leur versait l'employeur par rapport à ce qui leur était dû.

Le salarié a le droit de pouvoir vérifier sa rémunération. - Les juges ont estimé que le salarié doit être en mesure de vérifier que le calcul de sa rémunération est en adéquation avec ce qui est prévu au contrat de travail. Il n'est pas possible à l'employeur de se retrancher derrière la confidentialité des éléments de calcul (par exemple, invoquer le secret des affaires, des chiffres ayant servi au calcul des commissions).

En pratique, non seulement les salariés s'étaient trouvés dans l'impossibilité d'opérer cette vérification car l'employeur ne leur avait pas communiqué l'ensemble des bases de calcul, mais de plus, celui-ci n'avait pas appliqué un des coefficients prévu dans les modalités de calcul des commissions.

Les griefs relatifs au calcul de la rémunération étant valables, les salariés ont pu prendre acte de la rupture de leur contrat de travail aux torts de l'employeur. Cette prise d'acte produisait donc les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Cass. soc. 18 juin 2008, n° 07-41910 FSPBRI


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude



Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn