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Télétravail : la grève ne dit pas tout, la flexibilité du travail est la vraie révolution

Rédigé le Samedi 28 Juin 2025 à 08:37 | Lu 1131 fois modifié le Dimanche 29 Juin 2025 - 08:57


L’appel à la grève lancé chez Société Générale le 21 juin dernier a mis en lumière un sentiment de trahison profond : celui des salariés qui voient leur mode d’organisation bouleversé, sans dialogue, sans choix. Mais au fond, le débat ne porte pas sur le télétravail. Il porte sur quelque chose de bien plus large : la flexibilité du travail.

Quand la CFDT déclare sur France Info que "le sentiment de trahison explique le fort taux de grévistes", ce n’est pas seulement une réaction à la perte de jours télétravaillés. C’est le cri d’un salariat qui réclame plus de liberté, plus d’autonomie, plus de confiance dans la manière dont il organise son travail. Et ce cri, les élus du CSE ne peuvent plus l’ignorer.


Le télétravail, un outil… pas une finalité

Le télétravail n’est pas une organisation du travail. C’est un outil logistique, une modalité technique. Bien fait, il peut améliorer la qualité de vie, limiter les temps de trajet, faciliter la concentration. Mal encadré, il peut aussi isoler, invisibiliser, épuiser.

Depuis le Covid, on a parfois idéalisé le travail à distance. Or, les signaux d’alerte se multiplient : augmentation des troubles anxieux, explosion de la consommation d'alcool, de médicaments ou de cannabis chez les télétravailleurs isolés, sentiment d'effacement de la frontière entre vie professionnelle et vie privée.
Le télétravail mal pensé peut devenir une source de risques psychosociaux, voire d’addictions.

Les élus doivent cesser de voir le télétravail comme une "récompense" ou un "avantage acquis". Ce n’est ni un totem, ni un tabou. C’est une pièce du puzzle plus vaste de la flexibilité du travail.


La flexibilité du travail : un nouveau paradigme

La flexibilité du travail ne signifie pas « dérégulation ». Elle signifie liberté d’organisation dans un cadre négocié, collectif et équilibré.

Elle repose sur un principe : permettre à chaque salarié, en fonction de son poste, de son environnement personnel et de ses préférences, de choisir comment il travaille le mieux.
100 % présentiel, modèle hybride, ou télétravail intégral avec accès à des espaces de coworking, des rencontres régionales, ou même des journées collectives par filière ou projet.

Et ce n’est pas une utopie. C’est déjà la réalité dans des dizaines d’entreprises innovantes, en France et à l’étranger.


Le temps des accords Covid est révolu

Les accords de télétravail signés en urgence pendant la crise sanitaire arrivent à leur terme. Ils n’étaient pas faits pour durer, seulement pour contenir un choc.
Nous entrons désormais dans une phase où les entreprises doivent refonder leurs politiques de travail à distance. Non plus à travers des chartes descendantes, mais par la négociation collective.

Et c’est là que le CSE a un rôle fondamental à jouer.


Des accords à réinventer : et si vous étiez pionniers ?

Certaines organisations syndicales réclament des délégations pour négocier la flexibilité du travail, incluant :

  • la liberté de choisir son rythme de travail (présentiel / hybride / télétravail),

  • des prises en charge d’abonnement à des espaces de coworking,

  • des rencontres professionnelles de proximité pour recréer du lien hors siège,

  • une convention d’usage pour les équipements personnels à domicile,

  • ou même des dispositifs de soutien psychologique dédiés aux télétravailleurs.

Pour les CSE non syndiqués, la voie d’un accord signé par les élus mandatés reste possible. Encore faut-il s’entourer.


Instant-CE : des experts pour vous accompagner

Face à ce bouleversement, Instant-CE propose un accompagnement dédié aux CSE et aux syndicats dans la conception et la négociation d’accords sur la flexibilité du travail.
Nos consultants ne se contentent pas de vous aider à lire un accord. Ils vous accompagnent pour l’imaginer, l’écrire, le négocier et le faire vivre. Avec vous, sur mesure.

La flexibilité du travail n’est pas une menace. C’est une formidable opportunité de réinventer l’organisation autour des besoins humains. Encore faut-il savoir la penser, la structurer… et la défendre.


Conclusion

Ce que les grèves expriment, c’est un besoin de sens, de cohérence et de liberté. La bonne question n’est pas "combien de jours de télétravail ?" mais bien "comment souhaitons-nous travailler ensemble demain ?".

Et cette question-là, elle ne peut plus être éludée.



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Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



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