Menu


Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Un rapport propose de réduire le nombre de fédérations professionnelles

Rédigé le Mardi 12 Mai 2009 à 14:06 | Lu 737 fois modifié le Mardi 12 Mai 2009 - 14:17


Le rapport de Jean-Frédéric Poisson, remis aujourd'hui, dénonce l'atonie du dialogue dans des branches professionnelles trop morcelées. Pour susciter des regroupements, il recommande d'élargir l'autonomie des partenaires sociaux jouant le jeu.


C'est un rapport lourd d'enjeux et très attendu par les partenaires sociaux que doit rendre ce matin à Brice Hortefeux, ministre du Travail, le député UMP Jean-Frédéric Poisson, chargé fin novembre par François Fillon d'arrêter des pistes de relance du dialogue social dans les branches professionnelles. Le constat dressé par ce rapport, que dévoile « Les Echos », est sans appel : passées les négociations salariales, à peine une branche sur deux mène des discussions « productives » et leurs obligations légales de négocier sur des thèmes comme l'égalité professionnelle ou la gestion prévisionnelle des emplois restent « massivement lettre morte. »

Des ratés qui résultent en grande partie de « l'excessive fragmentation » des branches, analyse Jean-Frédéric Poisson : avec 680 branches, dont seulement 280 dans des secteurs employant plus de 5.000 personnes, les moyens humains et financiers sont trop limités pour aborder certains thèmes et prendre l'initiative.

Pousser les récalcitrantes
Le rapport recommande donc la création de « nouvelles branches », moins nombreuses mais mieux armées. Il se garde toutefois de fixer un objectif précis en termes de regroupement. Surtout, il exclut tout redécoupage prédéfini et imposé par l'Etat, recommandant de pousser les partenaires sociaux à mener eux-mêmes le mouvement, en échange d'une autonomie largement renforcée : les obligations périodiques de négocier seraient supprimées (hormis sur les salaires) et les branches pourraient décider plus librement des conditions d'extension à tout ou partie des salariés de la branche des accords négociés.

Mais cette autonomie renforcée et - point essentiel - le bénéfice du financement de la négociation collective seraient conditionnés à la signature entre organisations patronales et syndicales, dans chaque nouvelle branche, d'une « convention de reconnaissance réciproque » instituant une instance paritaire de gouvernance des négociations. « L'idée est de transposer au niveau de la branche une sorte de «comité d'entreprise» et de substituer aux obligations légales de négociations des obligations contractuelles passées entre partenaires sociaux responsabilisés », explique Jean-Frédéric Poisson. Une telle évolution a pour corollaire l'épineuse question de la représentativité du patronat dans les branches. Le rapport préconise de laisser les fédérations patronales fixer elles-mêmes, dans chaque secteur, les critères donnant accès à la table des négociations.

Pour pousser les récalcitrantes à des rapprochements, il invite l'Etat à brandir la menace d'enclencher lui-même le processus, en rendant caduques, comme le lui permet la loi, les conventions collectives inchangées depuis cinq ans. De leur côté, les syndicats sont invités à assumer une part du financement de l'organisation du dialogue social, aujourd'hui très généralement à la charge des seules fédérations patronales.



Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude



Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn