Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Un système de notation jugé illicite chez WK

Rédigé le Mercredi 10 Septembre 2008 à 12:11 | Lu 1262 fois modifié le Mercredi 10 Septembre 2008 - 12:13


Une première, en France, dans le sujet, polémique, de la notation des salariés. Le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre a déclaré, dans un jugement, vendredi 5 septembre, le caractère illicite du mode d'évaluation des salariés de Wolters Kluwer France, groupe d'édition professionnelle de 1 200 personnes. Il édite une soixantaine de journaux (Liaisons sociales, Le Moniteur des pharmacies, etc.), et des produits d'édition (Lamy, Dalian...). "Ce jugement donne totalement gain de cause au comité d'entreprise, au CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et à l'ensemble des organisations syndicales de Wolters Kluwer France (SNJ, CFDT, FO, CFTC, CGT), qui s'opposaient à la mise en place d'un nouveau système d'évaluation des salariés", indique un communiqué de l'intersyndicale.


Un système de notation jugé illicite chez WK
Né aux Pays-Bas, maison mère de l'entreprise, et d'inspiration anglo-saxonne, ce système, appelé E-valuation, était jugé "particulièrement complexe". Basé sur les entretiens individuels, ce nouvel outil, d'abord présenté en anglais, puis traduit, reposait, dans son deuxième volet, sur six valeurs d'entreprise, déclinées en douze comportements : le "focus client", la "création de valeur", "l'intégrité", le "travail en équipe", l'"innovation" et la "responsabilité". "Valeurs tellement subjectives et floues que la direction est condamnée par le tribunal à les définir", souligne l'intersyndicale. "On ne peut juger un salarié sur l'adhésion aux valeurs de l'entreprise", affirme Roger Koskas, avocat en droit social du cabinet Grumbach.

Cela faisait plusieurs mois que les institutions représentatives du personnel (IRP) discutaient avec la direction. Elles avaient refusé de donner leur avis en avril, considérant le projet "non abouti, insuffisant et dangereux et pour certains aspects contraire à la déontologie et à la loi", stipule l'exposé du litige dans le jugement du TGI.

Les entreprises pratiquent de plus en plus l'évaluation de leurs salariés. Certes, "l'employeur tient de son pouvoir de direction né du contrat de travail le droit d'évaluer le travail des salariés", souligne le jugement. Mais les critères "doivent être objectifs et transparents" et "les informations demandées à un salarié ne peuvent avoir comme finalité que d'apprécier ses aptitudes professionnelles". De plus, ce système risquait d'être "générateur de stress et source de troubles psycho-sociaux", indique l'intersyndicale, craignant même que ce soit "l'antichambre de licenciements".

"Tout employeur a le droit d'évaluer ses salariés", rappelle Murielle Charles, DRH de Wolters Kluwer France. "Un système d'évaluation existait déjà. Mais il était nécessaire de mettre en place un outil pour exploiter les entretiens annuels, les demandes de formations, de mobilité, etc. Nous avions depuis longtemps expliqué ce nouveau système, tout en sentant des réticences", poursuit-elle.

La direction doit se remettre autour de la table. "Nous allons constituer des groupes de travail avec les salariés", indique Mme Charles. Cette décision intervient dans un contexte tendu chez Wolters Kluwer France, où les salariés ont observé plusieurs jours de grève en juillet, pour protester contre la baisse de leur pouvoir d'achat. Et où les craintes de fermeture de titres ou de produits sont fortes.


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Samedi 2 Janvier 2010 - 16:55 La stratégie européenne 2007-2012

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude




Projet d'ordre du jour CSE – Octobre 2026

Octobre 2026 : analyser, décider et préparer 2027

Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn