Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Les ONG doivent-elles intégrer les comités d’entreprise ?

Rédigé le Mardi 2 Octobre 2007 à 12:05 | Lu 1104 fois modifié le Mardi 2 Octobre 2007 - 12:22


Les ONG aimeraient profiter du Grenelle de l’environnement pour mettre un pied dans les entreprises.


Les ONG doivent-elles intégrer les comités d’entreprise ?

Jugée contre-productive, la proposition a reçu l’accueil glacial des syndicats.

C’est un des objectifs d’Ecologie sans frontière, une des ONG (spécialisée dans le droit de l’environnement) ayant participé à la mise en place du Grenelle.
Son vice-président, Nadir Saïfi, résume ainsi sa proposition : «Prendre la pollution à la source : l’entreprise.» Il compte bien profiter de sa présence au sein du groupe de travail n° 5 sur la «démocratie écologique» (lire ci-contre) pour avancer une de ses idées phares : avoir des élus représentant les ONG dans les comités d’entreprise (1).

« Alerte »
Dans le détail, la proposition vise à réformer les CE en créant un collège de salariés élus réservé aux associations écologistes. Celui-ci aurait des prérogatives en matière de santé publique dans l’entreprise, un «pouvoir d’alerte» en cas de non-respect des normes et une expertise sur les conséquences écologiques des activités de l’entreprise.

Pour France Nature Environnement (FNE), autre ONG qui participe aussi au groupe, la question n’est pas neuve. «Ça fait dix ans qu’on en parle, pointe Arnaud Gossement, son porte-parole. Mais on se heurte toujours à des difficultés juridiques.» Ce que FNE retient, c’est la nécessité de faire un lien direct entre ONG et salariés : «Aujourd’hui, les seuls interlocuteurs que nous ne voyons jamais, ce sont les salariés, souligne-t-il. Il faut créer un espace d’éducation à l’environnement au sein des entreprises.»

Autre conséquence, la mesure impliquerait la mise en place d’une liste d’associations représentatives, un «tri» que réclament plusieurs ONG.
Présentée hier après-midi devant le groupe 5, la proposition d’Ecologie sans frontière, membre de l’Alliance pour la planète, a reçu un «accueil glacial» des syndicats, selon Nadir Saïfi. «C’est un des points de désaccord, confirme Dominique Olivier, un des coordinateurs du Grenelle à la CFDT. On ne pense pas que le CE soit le bon endroit» pour intégrer les ONG. «Ce serait même contre-productif, ajoute Bernard Saincy, responsable des questions de développement durable à la CGT. On ne peut pas avoir deux types de délégués élus. Cela reviendrait à diviser les élus du personnel, en opposant l’intérêt environnemental et la question de l’emploi et des salaires.»

« Sceptique »
Les deux syndicats préfèrent défendre la nécessité d’élargir aux questions d’environnement le champ d’action des instances élues dans les entreprises. «La révolution, pour les organisations syndicales, c’est d’intégrer ces questions dans leur corpus revendicatif», assure Bernard Saincy.

Ce qui laisse Nadir Saïfi sceptique, même s’il souligne de nombreux points d’accord avec les partenaires sociaux : «Pendant longtemps, les syndicats ont bradé les ¬problèmes environnementaux pour remporter des victoires sociales. On ne peut plus continuer ainsi.»

La contre-proposition syndicale, qui rejoint d’ailleurs la vision du Medef, tient à l’organisation, à échéance régulière, de réunions entre élus des salariés, patronat, riverains de l’entreprise et associations… mais pas dans le cadre d’une instance interne à l’entreprise.

Le groupe n° 5 se réunira de nouveau mardi prochain. «Il y a intérêt à ce que notre proposition soit discutée», prévient Nadir Saïfi.

(1) Dans les entreprises de plus de 50 salariés, le CE, composé d’élus du personnel et éventuellement de représentants syndicaux, est obligatoirement consulté sur l’organisation, la gestion et la marche générale de l’entreprise.


Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude




Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn