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Les restaurateurs espèrent obtenir le taux le plus bas possible

Rédigé le Mercredi 11 Mars 2009 à 10:20 | Lu 1189 fois modifié le Jeudi 2 Avril 2009 - 10:25


Les professionnels du secteur, qui seront reçus aujourd'hui à l'Élysée, refusent de s'engager sur les contreparties sociales.


Les restaurateurs espèrent obtenir le taux le plus bas possible
La perspective de la baisse de la TVA dans la restauration a été accueillie avec une joie mesurée par les syndicats professionnels : contents de voir se profiler une réforme qu'ils réclament depuis 1996, ils redoutent les contreparties que pourrait leur imposer le gouvernement et craignent un taux de TVA encore trop élevé. Déjà, l'impact social est revu à la baisse. L'optimisme du gersois André Daguin, qui chiffrait à 40 000 le nombre d'emplois créés en cas de baisse à 5,5 % de la TVA, est remisé. Christine Pujol, sa remplaçante depuis 2008 à la tête de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (Umih) est plus mesurée. Elle refuse de cautionner ces estimations qui datent d'une période plus prospère. Et pour cause : l'an dernier le secteur a enregistré 6 300 défaillances d'entreprises soit 14 % de plus qu'en 2007. Du coup les syndicats professionnels n'envisagent plus autre chose que le maintien des 880 000 emplois du secteur.
« On me parle de baisse des prix, d'emplois, de revalorisation des salaires. La priorité reste la sauvegarde des entreprises, je ne peux pas décrocher mon téléphone pour donner des consignes à tous les adhérents », martèle Christine Pujol.

États généraux

Pourtant les pouvoirs publics exigeront bien des contreparties, qui seront négociées, à cette aide fiscale chiffrée à environ 1 milliard d'euros par le ministre du Budget, Éric Woerth. Une estimation empirique qui tient compte des allégements de charges déjà accordés depuis 2004. « Lorsque nous irons à Bercy nous fournirons des chiffres basés sur une TVA à 5,5 % » précise Christine Pujol. Un dialogue de sourds risque donc de s'engager dans la mesure où, a priori, les pouvoirs publics ne semblent pas prêts à accorder un taux de TVA aussi favorable. Jean-François Girault, président de la Confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie (CIPH) prend les devants. « Si on obtient seulement une TVA réduite à 10 %, on court à la catastrophe. Ce sera un pansement qui ne guérira pas le malade. » Un autre syndicat d'hôtellerie et de restauration, le Synhorcat, demande la création des États généraux de la profession. Le secteur qui génère 60 milliards de chiffre d'affaires par an continue de vivre un étonnant paradoxe : malgré les difficultés, chaque année 30 000 offres d'emplois ne sont pas satisfaites.


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