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Pas de licenciement pour faute grave d'un salarié qui n'a pas passé sa visite de reprise

Rédigé le Mercredi 23 Janvier 2008 à 10:06 | Lu 1031 fois modifié le Mardi 3 Juin 2008 - 11:48



Rappel : visite médicale obligatoire. - L'employeur, tenu d'une obligation de sécurité de résultat en matière de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs dans l'entreprise, doit en assurer l'effectivité. Il ne peut dès lors laisser un salarié reprendre son travail après une période d'absence d'au moins huit jours pour cause d'accident du travail sans le faire bénéficier lors de la reprise du travail, ou au plus tard dans les huit jours de celle ci, d'un examen par le médecin du travail destiné à apprécier son aptitude à reprendre son ancien emploi (c. trav. art. L. 230 2, R. 241 51, dir 89/391/CEE du 12 juin 1989).

A défaut, l'employeur ne peut résilier le contrat de travail à durée indéterminée du salarié, dont le droit à la sécurité dans le travail a ainsi été méconnu, que s'il justifie soit d'une faute grave de l'intéressé, soit de l'impossibilité où il se trouve, pour un motif non lié à l'accident, de maintenir ledit contrat.

L'affaire. - Un salarié en arrêt de travail suite à un accident du travail a repris son activité le 10 octobre 1993 sans être soumis à la visite médicale de reprise. Il a été licencié le 3 janvier 1994 pour faute grave en raison de son absence sans autorisation. Le salarié a saisi la justice le 18 mai 2001.

Pas de licenciement pour faute grave. - Les juges du fond ont considéré que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse. En effet, l'absence de visite de reprise maintenant la suspension du contrat de travail s'opposait à ce que l'absence injustifiée du salarié postérieure à la reprise du travail puisse constituer une faute grave.

La Cour de cassation confirme la décision de la cour d'appel. Il n'était pas possible de reprocher à un salarié non soumis à la visite de reprise de ne pas avoir repris le travail à une date à laquelle il n'y était pas tenu.

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Projet d'ordre du jour CSE – Octobre 2026

Octobre 2026 : analyser, décider et préparer 2027

Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



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