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Prescription en droit du travail : les nouvelles précisions de la Cour de cassation

Rédigé le Samedi 24 Mai 2025 à 08:31 | Lu 610 fois modifié le Samedi 24 Mai 2025 - 08:45


La prescription en droit du travail est un mécanisme juridique essentiel qui détermine les délais au-delà desquels une action en justice ne peut plus être intentée. Elle vise à garantir la sécurité juridique en évitant des litiges trop anciens. Récemment, la Cour de cassation a apporté des précisions importantes sur ce sujet, notamment concernant l'indemnité de requalification.


Prescription en droit du travail : les nouvelles précisions de la Cour de cassation
Prescription en droit du travail : les nouvelles précisions de la Cour de cassation

L'indemnité de requalification : un régime de prescription clarifié

Dans l'affaire n° 23-18.876, la Cour de cassation a statué sur le délai de prescription applicable à l'indemnité de requalification. Un salarié, ayant obtenu la requalification de plusieurs contrats à durée déterminée (CDD) en contrat à durée indéterminée (CDI), réclamait cette indemnité prévue par l'article L. 1245-2 du Code du travail.

La Cour a précisé que cette indemnité est soumise à la prescription biennale de deux ans, conformément à l'article L. 1471-1 du Code du travail. Ce délai court à compter du jour où le salarié a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'exercer son droit.


Implications pour les salariés et les employeurs

Cette décision souligne l'importance pour les salariés d'agir rapidement lorsqu'ils estiment que leurs droits ont été lésés, notamment en cas de requalification de contrats. Pour les employeurs, elle rappelle la nécessité de respecter scrupuleusement les règles encadrant les CDD pour éviter des requalifications et les litiges qui en découlent

Le rôle du CSE dans l'information des salariés

Le Comité Social et Économique (CSE) a un rôle crucial à jouer dans l'information des salariés sur leurs droits, y compris sur les délais de prescription applicables. En sensibilisant les employés à ces aspects, le CSE contribue à prévenir les contentieux et à promouvoir un climat social apaisé.

La décision récente de la Cour de cassation vient clarifier un point essentiel en droit du travail : le régime de prescription applicable à l’indemnité de requalification. En confirmant que cette action relève du délai de deux ans prévu par l’article L. 1471-1 du Code du travail, elle rappelle l’impératif de vigilance tant pour les salariés que pour les employeurs.

Pour les représentants du personnel et les élus du CSE, cette jurisprudence souligne l’importance d’une veille juridique active et d’un rôle d’accompagnement renforcé auprès des salariés. Mieux connaître les délais pour agir, c’est aussi mieux se défendre. À l’heure où les contentieux liés à la précarité contractuelle demeurent fréquents, cette décision invite chacun à intégrer la temporalité du droit dans ses pratiques quotidiennes.



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Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



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